S3E5 Podcast : Insectes ravageurs et maladies au jardin I – Repérer les soucis

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Oidium sur rosier ‘Veichelblau’

Cette mini-série de podcasts vous aidera à protéger votre jardin contre les insectes ravageurs et les maladies. En trois étapes :

Partie 1 : repérer les soucis
Partie 2 : identifier le problème
Partie 3 : agir pour le réduire ou l’éliminer… toujours en agriculture bio.

Ce podcast couvre la première partie :’repérer les soucis.’

La première recommandation est d’être un promeneur attentif au jardin pour apprendre à repérer les soucis. Chaque changement inhabituel pour un arbre donné peut constituer un indice et, en premier lieu, sur le feuillage ou l’écorce. 

Un autre outil pour repérer des problèmes concerne les stades phénologiques, certaines étapes particulièrement significatives dans le développement de la plante, de la fleur et du fruit, ainsi, vous ne chercherez pas les problèmes à contre saison. Le prochain épisode consacré aux ravageurs et maladies au jardin s’occupera d’identifier les maux observés couramment.

Blog 2021 10 : Ravageurs et maladies au jardin (Partie I) – Repérer les soucis

Certaines maladies reviennent chaque année, on le sait bien : la grippe en hiver et le rhume des foins au printemps. Au jardin, c’est pareil, certains fléaux attaquent nos plantes à certains moments de l’année. Pourtant, on a beau savoir que le mal va arriver, on se laisse souvent surprendre. Et quand on se rend compte que la maladie ou le prédateur sont là, le mal est déjà bien installé et souvent plus difficile à combattre.
Nous vous proposons ici quelques méthodes pour contrer les attaques des maladies cryptogamiques et des insectes et araignées les plus courants. Dans cet article, on cherche à repérer les problèmes potentiels et diagnostiquer l’importance des attaques.  Dans le suivant, on réfléchira aux méthodes de lutte en agriculture biologique.

Le jardinier est un promeneur attentif
La première règle pour protéger son jardin est de savoir le regarder car bien connaître ses arbres ou ses plantes est le meilleur moyen de reconnaître quand ils ne vont pas bien. Chaque changement par rapport à ce que l’on voit d’habitude pour un arbre donné peut constituer un indice : le changement de la coloration d’une feuille, la tenue moins rigide d’une hampe florale, le gonflement anormal d’une branche ou le fait qu’elle se torde, une écorce qui s’abîme…
Un petit tour au jardin chaque fois que l’on peut est donc la meilleure façon de détecter les difficultés. C’est extraordinaire tout ce que l’œil saisit et enregistre et ce que le cerveau classe, méthodiquement. Voici par exemple à gauche la photo d’un plaqueminier ‘Muscat’: port érigé, feuilles larges souples et luisantes, écorce impeccable, il respire la santé. A droite, le même kaki, trois ans plus tard, juste après les gelées de juin 2017. De très loin et avant même de savoir exactement ce qui s’est passé, le jardinier comprend que quelque chose de grave s’est passé.

Lorsque l’on a pris l’habitude de regarder, on peut voir les différences, et les évolutions peu encourageantes. C’est un moment critique car, soyons honnêtes, on a souvent tendance à nier les problèmes. Soit on ne les comprend pas, soit on les minimise. Or, s’il y a une anomalie, il faut comprendre pourquoi. Voyez ces photos d’un saule Salix udensis ‘Sekka’. A gauche, la vue globale. Les photos de droite montrent que lorsque l’on s’approche on remarque le gonflement et l’aplatissement de certains rameaux. En l’occurrence, tout est parfaitement normal. C’est une particularité de cette variété d’avoir ses rameaux contournés et aplatis. Quand on ajoute qu’il présente au printemps de très gros et nombreux chatons, on comprend pourquoi il est très utilisé en art floral oriental.

En revanche, voyez cette branche de framboisier. Elle aussi est gonflée, or ce n’est pas normal du tout. Il s’agit d’une galle provoquée par les larves de Lasioptera rubi, une espèce de cécidomyie, une minuscule Mouche noire de 2 mm, qui a pondu l’année précédente dans les pousses tendres. Selon le site ‘Démons et merveilles’ « Chaque galle uniloculaire contient de nombreuses larves, l’intérieur de la loge est tapissé du mycélium d’un champignon microscopique introduit par la femelle au moment de la ponte. Le champignon se développe en même temps que les larves qui le consomment au lieu de se nourrir du végétal dont la croissance n’est pas affectée. » (voir l’article de ‘Démons et merveilles’)

Donc, regardez et cherchez, le reste vient facilement.

Soyons donc des promeneurs attentifs au jardin, des promeneurs qui prennent leur temps. Voici en particulier deux éléments que vous devez systématiquement vérifier :

  • Le feuillage des plantes : sa vigueur, sa taille, sa couleur. Par exemple, s’il est normal qu’il soit taché de brun en automne, ce n’est pas le cas au printemps. Vérifiez s’il est piqué, perforé, dévoré ou si, tout simplement, la plante semble avoir du mal à le fabriquer… Un végétal qui a du mal à produire son feuillage est souvent en grand danger. Mais ne confondez pas pousse maladive et pousse tardive. Le lagerstroemia (aussi appelé lilas des Indes) pousse très tard en saison. En Bourgogne, fin mai ou début juin. Il se développe ensuite très vite. Rien d’anormal à cela. En revanche, un pommier qui n’a pas de feuillage en mai est certainement en souffrance.
  • L’écorce des plantes : il faut l’observer de la tête au pied de l’arbre ou de l’arbuste. Y a-t’il des blessures, avec ou sans bourrelet de cicatrisation, des signes de nécrose, des trous anormaux, des petits dépôts de sciure ? Cela peut nécessiter que vous vous mettiez régulièrement à genoux au pied de vos arbres, un exercice bien inconfortable, mais croyez-moi, vous serez bien payé de votre effort.

En effet, plus tôt vous décèlerez une anomalie, plus tôt vous pourrez y remédier, comme nous le verrons plus tard. Mais il faut parfois être très attentif : remarquez vous ces œufs bien disposés autour du pédoncule de de bouquet de fleurs de poirier ?

Les stades phénologiques 

Des repères tout au long de l’année :
Les scientifiques ont cherché à jalonner la croissance des plantes au cours de l’année pour signaler certaines étapes particulièrement significatives dans le développement de la plante, de la fleur et du fruit. C’est ce qu’on appelle les stades phénologiques. La phénologie est l’étude de l’apparition d’évènements périodiques dans le monde vivant, animal ou végétal. Une planche très connue en France est celle ci-dessous, éditée par l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) et qui montre les étapes du développement des fruits.

Chaque variété est ainsi décrite pour caractériser ses différents stades de développement. Ci-dessous par exemple, la planche de l’INRA présente les stades phénologiques du poirier et celle du CITFL (Centre Technique Interprofessionnel des Fruits et Légumes) présente ceux du framboisier. Le site internet de l’UFL (Union Fruitière Lémanique) présente des planches de stades phénologiques pour de nombreux fruits. Elles ont été préparées par l’INRA, par le CIFTL ou par le Service de l’Agriculture du Canton de Vaud.

Chaque plante passe ainsi chaque année par un certain nombre de stades codifiés qui correspondent à un événement physiologique pour la plante.

  • Le repos hivernal, après la chute des feuilles : le bourgeon d’hiver
  • Le gonflement du bourgeon
  • L’apparition des bourgeons floraux
  • Le stade de pleine floraison, quand toutes les fleurs sont épanouies
  • La nouaison : stade auquel le fruit commence à se former
  • La véraison : le fruit commence à mûrir et à changer de couleur

Ces stades sont nommés par des lettres, de A à J. Quelques exemples :

Fruitiers au stade de bourgeon gonflé (B)
A la sortie de l’hiver, les écailles des bourgeons glissent lentement les unes sur les autres pour permettre aux bourgeons de grossir. C’est la dernière étape avant que le bourgeon ne commence à s’ouvrir et à laisser paraître des ébauches de fleurs ou feuilles, selon les cas.

Fruitiers au stade de pleine floraison (F2)
Les fleurs sont ouvertes, bien étalées (kiwi, à gauche), ou simplement épanouies (cerisier à droite). Pour le cassis (au centre) 50% des fleurs sont ouvertes.

Fruitiers au stade de la nouaison (H)
En général, tous les pétales sont tombés et la base du calice commence à grossir. Ci-dessous, les ébauches de fruits du myrtillier (à gauche), du pêcher (au centre) et du poirier (à droite).

Pourquoi surveiller ces stades de développement ? Parce que ce sont des étapes clés qui correspondent à des moments où les plantes sont sujettes à des attaques bien spécifiques : des aléas climatiques (gel, sécheresse…), ou bien des maladies ou ravageurs qui peuvent soit retarder (ou stopper) leur croissance ou compromettre leur floraison ou leur fructification. Ces attaques interviennent à des moments bien précis dont la chronologie est bien connue parmi les jardiniers. Voici par exemple ci-dessous un extrait du calendrier d’alerte pour les cerisiers proposé par l’association des Croqueurs de Pommes. Ne cherchez pas des pucerons sur vos cerisiers (ni sur vos rosiers d’ailleurs) en stade A ou C ! De même, la moniliose est une maladie cryptogamique qui requiert certaines conditions atmosphériques pour se développer. Vous ne pourrez donc l’observer qu’à partir du mois de juin environ, même si ses spores sont déjà bien présents, à l’état de dormance, dans votre jardin.

Source : Les Croqueurs de pommes. 2008. ‘Maladies et Ravageurs au Verger.’ Brochure technique.

Cela veut dire également que, pro ou prou, tous les arbustes d’une même espèce, fruitière ou ornementale, vont être au même stade phénologique à peu près en même temps. Les pomologues s’intéressent d’ailleurs aux retards (ou avances) éventuels. Les membres les plus zélés de l’Association des Croqueurs de pommes, par exemple, remplissent chaque printemps le bulletin ci joint et qui indique, variété par variété, la date à laquelle leur arbre a atteint le stade F2 (fleur épanouie). Pour permettre la comparaison entre les relevés correspondant à des jardins qui peuvent être sujets à des aléas climatiques différents, on indique également pour référence les dates en F2 du forsythia (une des premières plantes à fleurir) et de l’aubépine monostyle (tardive) à un endroit proche du verger objet du relevé.

L’exercice semble fastidieux… et il l’est, surtout si vous cultivez quelques dizaines de variétés dans votre jardin fruitier. Et vous vous apercevrez également qu’il n’est pas si facile à accomplir. Car il faut essayer de noter avec le plus de précision possible le moment où la majorité des fleurs a atteint le stade observé. Il faut passer souvent près des arbres pour ne pas rater le bon moment et établir un relevé fiable.
Mais c’est un bon exercice car il démontre que la rigueur est de mise quand on parle d’agriculture biologique, un argument qui reviendra dans la suite de cette série d’articles. En effet, puisque les moyens utilisés sont peu agressifs, leur utilisation doit être précise pour optimiser leur efficacité, en particulier en ce qui concerne leur date de mise en œuvre. C’est un élément que nous soulignons auprès de nos stagiaires, lors des stages qui traitent de la protection des végétaux contre les maladies et ravageurs, aussi bien en ce qui concerne les soins à apporter aux arbres fruitiers de plein vent que ceux consacrés aux petits fruits.
Observer régulièrement ses plantes et dépister les anomalies est la base de la lutte raisonnée. Pour être efficace, le dépistage doit être effectué de façon régulière, y compris à chaque période  critique. Et vous améliorerez beaucoup votre efficacité si vous prenez le soin de noter soigneusement vos observations au fil des années. Cela vous permettra des comparaisons sur un même endroit au cours du temps, ou entre différents endroits.

Le prochain article couvrant les ravageurs et maladies au jardin s’occupera d’identifier les maux observés

En attendant ce prochain article, nous vous proposons de méditer sur ces deux photos d’une inflorescence de pommier. A gauche, des bouquets en pleine forme (de deux arbres différents). A droite… peut mieux faire !

Blog 2021 08 : Le désherbage du jardin, pour quoi faire ?

Une tâche bien ingrate, désherber son jardin. A quatre pattes devant les parterres, de préférence un tapis sous les genoux, mais quand même… D’autant qu’il vaut mieux commencer avant ou dès le départ de la végétation c’est à dire en fin d’hiver. En Bourgogne, il fait à peine 0 à 2° le matin, il pleut… cela n’engage pas à arracher une à une ces herbes qu’on dit mauvaises. D’ailleurs, est-ce vraiment nécessaire ?  (more)

DÉSHERBER : POUR QUOI FAIRE ?

Ce qui est utile :

  • Aérer une terre compactée, ce qui permettra à la pluie de s’y infiltrer facilement au lieu de glisser dessus et limitera l’évapotranspiration en été.
Sol aéré
  • Libérer les végétaux de l’étouffement provoqué par la végétation aérienne et souterraine des mauvaises herbes. D’une part, redonner air et lumière aux plantes des parterres, d’autre part, éliminer le tapis de racines qui peut rapidement s’installer dans un parterre négligé. p
  • Les mauvaises herbes, aussi appelées adventices, font concurrence aux plantes des parterres pour l’utilisation de la ressource en eau. En cas de sécheresse, le contrôle des adventices est donc particulièrement important.
  • Un parterre désherbé a un aspect plus net (beaucoup de jardiniers utilisent l’expression sale/propre que nous récusons). C’est souvent cet argument qui prime chez les jardiniers. Mais, du point de vue de la biodiversité, ce n’est pas forcément un bon critère. Un jardin trop ‘net’ est souvent pauvre alors qu’un jardin plus négligé est plus riche en plantes vagabondes, certes un peu envahissantes, mais qui attirent maints insectes butineurs et auxiliaires du jardinier.

Ce qui est inutile, voire nocif :

  • Remuer la terre pour désherber. Cela revient à effectuer un ‘faux semis’, c’est-à-dire à activer la banque de graines adventices présentes dans le sol.
  • Inverser les horizons du sol et déranger les petites bêtes qui y habitent. Elles sont très spécifiques quant à la profondeur à laquelle elles se trouvent bien. D’où l’intérêt d’outils adaptés, tels que la grelinette. Quand on désherbe , on e retourne pas la terre.
  • Si une partie du jardin n’est pas plantée, il vaut mieux y laisser s’installer un tapis de mauvaises herbes que laisser le sol nu : la végétation protégera le sol du martèlement des gouttes de pluie qui crée de la battance et rend le sol compact.
  • Certaines mauvaises herbes sont très utiles car elles agissent comme extracteur de substances. Dans un sol lessivé, elles remontent en surface des substances nutritives. Du fait de leurs racines parfois très longues, elles peuvent également casser les semelles de labour. Nous avons constaté la bonne influence des racines très longues des rumex et des carottes sauvages sur le sol dégradé du Jardin des Merlettes et la régénération progressive de ce sol.

Racine pivotant : ici de Rumex acetosa (oseille sauvage)

QUELLES PARTIES DU JARDIN DÉSHERBER ?

Vérifier l’utilité du désherbage.

Vous le savez, le Jardin des Merlettes propose toujours d’économiser les forces et le temps des jardiniers. Faire juste ce qui est nécessaire, et au bon moment, c’est déjà très bien. Or l’utilité du désherbage varie de façon très significative selon la partie du jardin dont on parle :

  • Il existe une grosse différence entre le désherbage d’un massif de rosiers ou arbustes et celui d’un parterre de vivaces. Dans le premier cas, deux passages annuels suffisent pour protéger les arbustes. Dans le second, une attention quasi permanente est nécessaire.
  • Le cas des nouvelles plantations est particulier. Les arbustes et arbres fruitiers doivent être protégés pendant 3 ans au moins de la concurrence des mauvaises herbes. Lorsqu’ils seront bien établis, l’ombre qu’ils projetteront empêchera la pousse de la plupart des adventices. A cet égard, nous avons expérimenté et vraiment apprécié les petits tapis de feutre biodégradable (60 X 60 cm) que l’on installe au pied des arbustes. On les dissimule sous quelques feuilles mortes ou tontes de gazon et le tour est joué.
  • S’il n’y a pas d’utilité botanique, vérifier l’utilité esthétique : un parterre en fond de jardin n’est pas toujours très visible et ne requiert pas le même niveau d’entretien.
  • Et nous avons déjà mentionné l’utilité pour la biodiversité de conserver des parties du jardin non désherbées. Finalement, à quel moment ou pourquoi une herbe devient elle ‘mauvaise’ ? Pensons à la bourrache, aux orties, bien envahissantes, mais bien utiles aussi. Et aussi, les capucines, le myosotis. Peut-on envisager d’utiliser, voire de mettre en valeur certaines plantes naturelles au jardin ?

Un mini plan de gestion pour son jardin

On le voit, ces réflexions nous conduisent à réfléchir à une gestion différenciée du jardin, c’est-à-dire à une intensité d’entretien modulée selon les espaces :

  • Par exemple, le tour de la terrasse et l’endroit où les enfants jouent sera beaucoup plus soigné que le fond du jardin.
  • Et le jardin potager bénéficiera d’un régime particulier
  • On détermine ainsi progressivement un petit plan de zonage qui nous rappelle à quelle fréquence on doit intervenir. C’est le même principe, à une échelle différente, qu’appliquent les jardiniers professionnels qui entretiennent le domaine public de nos villes et nos villages.

COMMENT DÉSHERBER ?

Quand désherber ?

  • La première attaque aura lieu à la sortie de l’hiver et après les grosses pluies, quand le sol est bien meuble et que les plantes poussent très vite. Enrayer la pousse des mauvaises herbes à ce moment-là évite bien du travail en avril. Il est bien utile de savoir reconnaître les mauvaises herbes lorsqu’elles sont toutes jeunes (à deux feuilles, par exemple) car il est alors très facile de les arracher.
  • A la fin du printemps et en début d’été : il faudra penser à éliminer en priorité les capsules de graines avant qu’elles ne soient mûres. Si le temps manque, on se contente de couper les hampes florales desséchées au sécateur, en les remuant le moins possible. On arrache aussi les nouvelles plantules.
  • Et bien sûr, en automne, à moduler selon les propriétés du sol de votre jardin. Dans un sol argileux, par exemple, le sol se refroidit très tard (fin décembre). En conséquence, les plantes continuent à installer leur système racinaire jusqu’en décembre. Arracher les mauvaises herbes à ce moment là limite grandement l’invasion printanière.

Comment ?

  • Il est important de connaître le système racinaire des herbes que l’on cherche à extraire et de s’équiper en conséquence, c’est à dire de choisir les bons outils selon que la racine est pivotante, fasciculée ou traçante : grelinette, fourche, couteau…
Racine fasciculée de fétuque (Festuca)
  • Toujours penser à économiser sa peine : adopter une bonne position, protéger ses genoux et son dos, être à bonne main pour peser sur la racine, c’est-à-dire se déplacer souvent pour être toujours bien en face de la plante à extraire, pas de côté.

Que faire pour s’assurer qu’on n’ait pas désherber trop souvent ?

  • On l’a dit plus haut, éliminer absolument les hampes florales avant qu’elles ne montent à graine
  • Ne pas négliger d’ôter les plantules au motif qu’elles ont l’air si petites, et donc pas bien agressives. Huit jours plus tard à peine, vous constaterez votre erreur !
  • Pailler après désherbage. Contrairement à une idée reçue, le paillage n’empêchera pas la pousse des mauvaises herbes mais il la retardera. Et, en gardant le sol plus meuble, il facilitera l’entretien du parterre.
  • Et surtout, être très soigneux, ne pas chercher à aller ‘vite’. Nettoyer un seul mètre carré de plate-bande négligée depuis quelques mois peut prendre une à deux heures. Mais la vigueur des plantes que vous aurez ainsi soignées vous récompenserons de votre effort. J’en profite pour signaler une erreur trop commune des jardiniers débutants qui consiste à couper les racines des mauvaises herbes, au lieu de les arracher. Cela ne fait qu’encourager la plante à pousser de plus belle en renforçant ses racines, comme sur la photo ci dessous d’un rumex qui a échappé plusieurs fois à un arrachage définitif.

Bon courage !