S1 E12 Podcast : les beaux rosiers de l’été III : les rosiers grimpants

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Nous vous présentons nos rosiers grimpants préférés qui fleurissent tout l’été, et plutôt même jusqu’aux gelées. D’abord quelques conseils pour bien les soigner et leur permettre de grimper aussi haut que possible pour leur variété. Et leur permettre aussi de refleurir. Choix des supports, taille d’hiver, taille d’été et palissage des jeunes pousses. Autant de gestes techniques indispensables. Et puis notre florilège de rosiers roses, écarlates, jaunes et abricot ainsi que de rosiers blancs. Des valeurs sûres qui vous raviront.

S1 E11 Podcast : les beaux rosiers de l’été II : les rosiers haut buisson, demi tige et pleureurs

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Beaucoup plus grands que les rosiers de parterre, les rosiers hauts buissons, tige et pleureurs constituent des éléments très décoratifs dans un jardin. Ce podcast présente une sélection de ces rosiers parmi ceux qui sont bien remontants, fleurissant de juin aux gelées. ‘Salet’, Blossom Time’, ‘Sénégal’, ‘Elizabeth Stuart’ et ‘Chinensis Mutabilis’ figurent parmi nos favoris. Ils ne se ressemblent ni par la forme de leurs fleurs, très variée, ni par leur couleur, ni par leur port mais offrent tous de grandes qualités par la régularité de leur floraison, l’abondance et la beauté de leur fleurs.

S1 E10 Podcast : Les plus belles roses de l’été I – Les buissons de parterre

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Pour le jardinier qui souhaite un jardin fleuri toute l’année, il est très important de bien choisir les caractéristiques des plantes qu’il choisit. Ceci est particulièrement important pour les rosiers car un grand nombre d’entre eux ne fleurissent pas pendant l’été. Outre ceux qui ne refleurissent pas du tout après le mois de juin, un grand nombre de rosiers ne produisent pas de fleurs en juillet et en août.
Cette mini série de podcasts propose une sélection de rosiers qui fleurissent abondamment pendant l’été. Cette première partie présente les rosiers buissons de parterre, un prochain épisode présentera les hauts buissons, à planter en isolé ainsi que les rosiers tiges et pleureurs. Un troisième et dernier épisode présentera les rosiers grimpants et abordera la question du parfum des roses.

Et si l’envie vous prend de pousser plus loin dans la taille de vos rosiers en été, venez assister à notre stage de fin de printemps spécialement dédié aux rosiers non remontants.

S1 E3 Podcast : La taille des rosiers en été

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Rosier Moyesii ‘Geranium’

Ce podcast explique pourquoi on doit tailler les rosiers en été, quels rosiers tailler et comment. Et bien sûr, on vous parle des gourmands qui intriguent tant de jardiniers.
Les rosiers ont une réputation de rusticité et c’est souvent le cas. Mais pour un résultat optimum, il faut s’occuper d’eux plus souvent qu’une fois par an. Rien de bien compliqué et nous vous proposons quelques repères pour vous aider et vous assurer une floraison digne de votre jardin.
Il y a deux stratégies bien différentes selon les rosiers auxquels on a affaire. Sur les rosiers remontants : on se contente de supprimer tailler les fleurs fanées et les fruits éventuels. En revanche, sur les rosiers non remontants, la taille que l’on va effectuer est la taille principale de l’année.

Et pour mieux tailler vos rosiers en été, pensez à vous inscrire au stage qui leur est spécialement dédié.

S2 E3 Podcast : Soigner les arbustes III – Choisir les arbustes pour son jardin

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Ce troisième podcast consacré à la culture des arbustes d’ornement propose quelques conseils pour choisir les espèces à planter. Connaître les conditions édaphiques de son jardin et évaluer le niveau de difficulté d’entretien de l’arbuste choisi par rapport à la disponibilité du jardinier et à son savoir-faire. Sur la façon de choisir les arbustes, deux pistes de réflexion : regarder d’un œil neuf les arbustes qu’on connaît et choisir quelques arbustes plus originaux. Pour l’automne, de beaux coloris de feuillages et/ou une fructification remarquable. Pour l’hiver, on va rechercher des belles écorces et des feuillages persistants. Pour le printemps, des floraisons superbes et pour l’été, des couleurs vives et des parfums pour les belles soirées. Quelques exemples.

S2 E2 Podcast : Soigner les arbustes II – La Taille

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Comment tailler les arbustes pour les mettre le mieux en valeur ? Trois critères permettront d’éviter les erreurs importantes : le mode de croissance de l’arbuste, la façon dont il fleurit et la saison de floraison. Une fois ces caractéristiques observées et répertoriées, il est facile de ‘raisonner’ la taille des arbustes de son jardin en termes de mode d’élagage mais aussi de calendrier. Une fois de plus, c’est la plante qui guide le jardinier. Un système assez facile et très efficace.

S2 E1 Podcast : Soigner les arbustes I – Le contexte

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Laurier rose (blanc) devant le Taj Mahal

Les arbustes sont d’une importance capitale pour la beauté d’un jardin car ils lui apportent de la structure et modèlent son volume. Ils font partie des végétaux les plus faciles à entretenir. Malheureusement on a tendance à les oublier un peu et leur beauté n’est pas toujours mise en valeur. Alors, ils périclitent. Or il suffirait de consacrer un peu de temps et de soins à chacun pour que leur attrait s’en trouve considérablement augmenté. Quelques conseils préalables pour celui qui envisage d’installer des arbustes dans son jardin.

S1 E2 Podcast : La taille des glycines

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La glycine est l’une des lianes les plus aimées des jardiniers. Elle est partout, en ville, à la campagne, dans les jardins et sur les terrasses.
Mais c’est aussi l’une des plantes qui constitue l’un des plus grands casse-têtes pour les jardiniers : elle est capricieuse et ne fleurit pas toujours quand on s’y attendrait. C’est le sujet le plus lu de notre blog et nous avons déjà répondu à des centaines de questions.

Alors, que faut-il faire pour qu’une glycine fleurisse : que faire et quand ?

Blog 2021 12 : la plantation des arbres et arbustes en automne : pourquoi à la Sainte Catherine ?

Et voici de nouveau la Sainte Catherine, une journée qui marque le début de la période la plus favorable pour la plantation des plantes pérennes, arbres et arbustes: « À la Sainte Catherine, tout arbre prend racine… ». Cette saison va durer jusqu’aux froids de janvier, sauf épisodes neigeux. En 2009 il a neigé le 19 décembre, en 2010, dès le 19 novembre. En 2021, on a vu les premières neiges en Val de Loire le 3 décembre.

Pourquoi planter en novembre ?

Le système souterrain (les racines) travaille en différé par rapport au système aérien (les feuilles).

En automne, la sève se retire dans les racines (elle ‘descend’), entraînant la chute des feuilles. A partir de ce moment la partie aérienne de la plante entre en repos végétatif. Mais les racines, elles, continuent de pousser. Planter un arbre en novembre permet donc à son système racinaire de bien s’installer avant les grands froids. Au printemps, l’arbre repartira avec d’autant plus de vigueur que son système racinaire sera bien développé. Il sera également plus résistant en cas de sécheresse. Au printemps, l’inverse est vrai, et les bourgeons se réveillent avant les racines.

On plante maintenant les arbres et arbustes à racines nues.

Certains rosiéristes ou obtenteurs d’arbres réputés n’expédient leurs plantes qu’à partir de la fin novembre. Donc, pas de panique pour ceux qui souhaitent encore réfléchir à quelques commandes, la saison bat son plein encore pour quelques semaines.

On peut planter jusquau début de lhiver

Cependant, on ne peut planter qu’à condition que le sol ne soit pas gelé. La période la plus favorable s’étend sans conteste de mi novembre à mi décembre car les racines ont le temps de bien s’installer avant les grands froids de janvier.

Préparer les végétaux

Praliner pour réhydrater avant de planter

Le pralin est un mélange de boue de vache séchée, d’argile et d’eau. On trempe les racines de la plante dans un pralin pour que le chevelu de la plante soit imprégné d’une substance favorable à son développement. Mais le pralinage sert surtout à réhydrater la plante avant la plantation. C’est une précaution très importante car les végétaux souffrent lors des manipulations et attendent parfois quelques semaines entre arrachage et replantation. A défaut de pralin, un trempage dans un seau d’eau fera l’affaire, et cette étape est indispensable.

Pralinage

Mettre les végétaux en jauge

Si l’on ne peut pas planter des végétaux dès leur réception, il faut défaire le paquet d’expédition le plus rapidement possible. Attention, le séjour dans un garage ou pire, dans une cave, s’il protège les plantes du gel, n’empêche pas leur déshydratation, au contraire. Or celle ci est très dangereuse pour les racines. Il faut donc mettre les plantes en jauge, c’est à dire placer tout le chevelu dans un trou, le recouvrir de terre ou de sable et arroser. Protégée ainsi du gel et de la soif, la plante attendra le jour de sa plantation et si plusieurs jours ou même plusieurs semaines se sont écoulés avant la plantation, le jardinier pourra constater que le système racinaire s’est développé dans la jauge en produisant de nombreux petits radicelles. Attention donc aux garages desséchants.

Jauge de sable

Le dessèchement des racines est dangereux pour la bonne reprise des végétaux. Alors il faut les protéger jusqu’à ce qu’ils soient bien plantés. Cela implique en particulier de se méfier du vent pendant la plantation. Pas de souci si vous ne plantez que deux ou trois sujets. Au delà, il faut penser à entourer les racines des arbustes en attente avec une bâche ou un carton. Simple et très efficace.

Tailler ou rafraîchir ?

On préconise généralement de rafraîchir les racines, c’est à dire de tailler légèrement leur extrémité (photo du milieu). Si le chevelu est en bon état (photo de gauche), ce n’est pas forcément nécessaire. Il suffit de vérifier qu’aucune racine n’est abîmée et qu’un chignon n’est pas en train de se former, sinon bien sûr, il faut tailler (photo de droite). Il en va de même pour les branches, mais ce n’est pas le moment de faire une taille de mise en forme.

La plantation proprement dite

Un vieux débat, la taille du trou à préparer

Faut il un gros ou un petit trou de plantation, le faire à l’avance ou au moment de planter ? La réponse est simple : ça dépend du sol. En sol argileux, il ne sert à rien de s’y prendre à l’avance car une pluie qui survient bouche le trou et le sol fraîchement remué et imprégné d’eau est beaucoup plus long à ressuyer, rendant la plantation difficile. Dans une terre à lapins très poudreuse et légère, ce n’est pas non plus la peine de s’y prendre à l’avance car la plantation est rapide. Il n’y a donc que dans les sols très difficiles où l’intervention d’un engin, est nécessaire, que l’on prépare les trous de plantation à l’avance. Nous avons ainsi dû creuser à la pelleteuse à certains endroits du Jardin des Merlettes envahis de silex.

Préparer soigneusement le trou

En particulier, il faut s’assurer que les parois ne sont pas lisses après le passage de la bêche. Si c’est le cas, les griffer. Et dimensionner le trou en fonction de la taille de la motte à installer : parfois large et relativement plat (certains arbres fruitiers, les pommiers par exemple) ou au contraire relativement étroit et profond (pour les rosiers).

La taille nécessaire pour le trou dépend également de l’état du sol

Meilleur le sol, plus petit le trou à préparer car les racines y feront facilement leur chemin. En revanche, un sol compact demandera la préparation d’un volume plus grand. Si l’on doit creuser profond, attention aux horizons du sol : il faut veiller à ne pas les inverser pour protéger la vie du sol. Les insectes, mais aussi les vers de terre et les bactéries vivent à des profondeurs très spécifiques. Les enfouir trop ou, au contraire, les amener trop en surface, peut provoquer leur disparition.

Faut-il apporter des engrais à la plantation ?

Beaucoup de jardiniers ont l’impression d’aider leurs jeunes arbres en leur apportant un engrais au moment de la plantation. Une nourriture facilement assimilable, en quelque sorte un viatique pour les premiers mois d’adaptation. Mais dans un sol bien structuré et vivant, il n’y a pas besoin d’engrais. Ce n’est certes pas le cas partout, mais nous pensons que le jardinier doit soigner son sol tout au long des années. Si c’est le cas, il n’y a pas de soin particulier à apporter lors de la plantation. Et sinon la poignée d’engrais n’est qu’un cautère sur une jambe de bois !

Se méfier des engrais près des racines 

En effet, les engrais peuvent brûler les racines. Cela vaut aussi pour le fumier, s’il n’a pas eu le temps de se décomposer et de se transformer en compost. Ne pas enfouir non plus d’herbe au pied de l’arbre. En se décomposant, elle perturbe les échanges gazeux et se révèle nocive.

Préparer très en avance

Si vous êtes convaincus par nos explications, essayez de prévoir dès maintenant vos plantations de l’an prochain et d’installer bâches, mulch et BRF pour faire revivre le sol de votre jardin aux endroits que vous souhaitez planter.

Préparation du sol par mise en place de paillages et cartons

Voir le stage ‘Soigner le sol de son jardin

La hauteur à laquelle on plante l’arbre ou l’arbuste par rapport au sol est très importante

Il faut absolument éviter d’enterrer le collet (la limite entre la partie souterraine et la partie aérienne) de la plante car ceci entraînerait le pourrissement de certains arbres et l’affranchissement de certains autres. Pour éviter de se tromper, on place un bâton en travers du trou de plantation, bien en appui sur le sol des deux côtés du trou, et ceci sert de repère. Une bonne précaution : planter à deux. L’un maintient le sujet, l’autre apporte la terre. Ainsi on plante droit et au bon niveau !

On dispose les racines bien écartées

On les place en étoile, éventuellement en les plaçant sur un petit dôme de terre, si leur forme s’y prête. Chacune partira ainsi dans sa propre direction et un volume maximum de terre sera investigué par le système racinaire.

On recouvre de terre

On ne jette pas de grandes pelletées, mais on émiette la terre à la main en vérifiant qu’elle glisse bien entre les racines. Le sujet doit pouvoir tenir droit même avant qu’on ait tassé la terre à la main, (et non pas au pied !).

On ne tasse pas la terre avec le pied !

On arrose à l’arrosoir, au goulot, pour finir de tasser la terre

Au Jardin des Merlettes, où le sol est très argileux, ceci ne s’impose pas car la première pluie se chargera de tasser le sol très soigneusement émietté. En revanche, on met un peu plus de terre au pied de chaque arbre car la terre qui a foisonné à la plantation prendra beaucoup moins de place une fois arrosée et le sujet se retrouverait en dessous du niveau espéré.

Piquets et haubanage

Il est généralement nécessaire dattacher la plante à un piquet pour la protéger du vent

Le vent secoue en effet les plantes et ralentit ou empêche le développement du système racinaire. Le piquet doit être enfoncé bien profondément, plus que la hauteur de terre remuée à l’occasion de la plantation.

On commence par installer le piquet, si possible du côté du vent dominant, puis on présente l’arbuste et on le plante de façon à ce que ses branches ne soient pas gênées par le piquet. Au cours de l’hiver, il faut vérifier que l’arbuste ne frotte pas contre le piquet et, si c’est le cas, installer une petite séparation, en tissu ou en polystyrène par exemple. Et par la suite, penser à desserrer le lien pour ne pas étrangler le jeune arbre. Il faut également se méfier de la gêne que peut occasionner un piquet pour le développement des branches latérales. Sur la photo ci dessus, on voit que le cyprès chauve (Taxodium Distichum) ne peut pas développer de branche sur presque la moitié de sa circonférence. Le piquet a été retiré depuis mais il est trop tard pour que de nouvelles branches poussent au bas de l’arbre. Celui ci restera donc déséquilibré pendant encore quelques années.

Il faut parfois haubaner

Un piquet seul n’est parfois pas suffisant si l’arbre a besoin d’être attaché par plusieurs angles. Ce n’est généralement pas le cas quand on plante petit, ce que nous recommandons chaque fois que possible. Quand on cherche à restaurer un alignement et que l’on a besoin de planter une ébauche d’arbre, il faut haubaner. Pour un jeune scion, ce n’est pas nécessaire.

Protection et grillage

Quand on a suivi toutes ces dispositions, l’arbuste est bien planté, bien installé, mais la tâche n’est pas finie. Il faut en effet penser à le protéger du mauvais temps et des ravageurs.

Installer un paillage au sol

Cela protège (un peu) contre les mauvaises herbes et surtout évite l’évapotranspiration. Les printemps récents ont été très secs. Le paillage diminue le besoin en arrosage. Il est plus ou moins efficace contre les mauvaises herbes mais le sol, protégé du martèlement des gouttes de pluie par le paillage , reste meuble et est plus facile à désherber. Tant mieux car il est important de désherber le pied des arbustes dans leurs jeunes années, pour éviter la concurrence des graminées, très gourmandes en eau. C’est vrai qu’un dispositif aussi important que sur la photo ci-dessous peut faire sourire car on devine à peine le jeune scion de pommier à côté du bambou, mais ‘petit scion deviendra vite grand’, surtout s’il est bien protégé !

Super protection : toile verte sur feutre

Installer un grillage

Pas de problème si votre jardin est en ville, quoique… il faut aussi se méfier des griffes du chat du voisin. Et, en pleine campagne, penser à adapter la taille du grillage à celle du ravageur, petit, moyen ou gros gibier ! On ne protège pas contre des lapins ou des lièvres de la même façon que contre des chevreuils ou des sangliers. Et surtout, mettre les protections en place dès la plantation !

En résumé : planter bien, c’est planter soigneusement, en prenant son temps. Au Jardin, on prévoit de planter 10 à 15 arbres par jour (à deux personnes) lorsque le travail est fait par des jardiniers amateurs, dans un terrain sans grande difficulté et que le chantier a été préparé, c’est à dire que tous les outils et le matériel nécessaire sont à disposition. Ce temps comprend aussi la mise en place des piquets, d’un petit grillage pour protéger le tronc et d’une couverture au sol. Pour les arbustes, on prévoit de planter environ 20 arbustes par jour.

Bonne plantation = bonne reprise, alors, à vous de jouer !

Pour ceux qui voudraient aller plus loin, nous vous rappelons notre stage de création et plantation de verger

Voir le stage de plantation et gestion de verger

Blog 2021 11 : La taille des forsythias

Quand l’automne est bien installé et que les feuilles des arbustes sont tombées vient la saison des tailles. Le jardinier profitera des belles journées pour remettre en état son jardin et, en  particulier, tailler ses arbustes.
Tous ses arbustes ? Non, justement pas. Le forsythia par exemple, ce symbole du printemps, se taille après sa floraison, c’est-à-dire, à partir de la mi-avril environ, selon les régions. Mais au fait, pourquoi faut-il tailler les forsythias, pourquoi à la fin du printemps, et comment ?

Pourquoi faut-il tailler les forsythias ?

La floraison des forsythias s’effectue sur du bois de deux ans. Les fleurs que vous venez d’admirer sur les arbustes de votre jardin ont donc éclos sur du bois qui avait poussé entre les mois de mai et de septembre d’il y a deux ans, et plus précisément entre mai et juillet. Des fleurs se forment également sur du bois d’un an (de l’année précédente) mais cette floraison est généralement peu fournie. En revanche, lorsqu’une branche atteint trois ans, elle commence à vieillir, fleurit moins et finit par se dessécher complètement.
Il faut donc opérer une taille sélective : encourager le forsythia à faire de nouvelles pousses et à se régénérer, c’est à dire à renouveler sa charpente tout en protégeant les pousses encore jeunes des deux années précédentes. Et, inversement, ne pas tailler un forsythia aboutit immanquablement à un enchevêtrement de branches, comme sur l’image ci-dessous. L’arbre finit par s’épuiser.

Pourquoi tailler fin avril et non pas en hiver, comme tant d’autres arbustes ?

On l’aura compris, si l’on supprime en hiver du bois qui devrait fleurir au printemps, c’est autant de floraison que l’on supprime. Cette question de la période favorable de taille peut paraître anodine, pourtant elle est une source de déconvenue pour de nombreux jardiniers. Pour savoir à quelle période tailler un arbuste d’ornement il faut observer ses boutons floraux : quand ils se forment et sur quel bois. Vous en déduirez la période optimale de taille. Par exemple, si un arbuste fleurit sur le bois de l’année, c’est à dire si les rameaux qui ont poussé au printemps portent des bourgeons qui forment des fleurs au cours de la même saison, alors la taille d’hiver est la mieux appropriée. On profite du repos végétatif de la plante pour supprimer les branches enchevêtrées et rectifier la structure de l’arbuste. En revanche, lorsque la plante fleurit sur une pousse déjà aoûtée (qui a passé le mois d ‘août de l’année précédente et s’est lignifiée), alors on attend que la floraison ait eu lieu et on intervient ensuite. C’est le cas des camélias, de certaines spirées et, généralement, de nombreux arbustes à la floraison précoce. Le fruticetum (jardin d’arbustes) du Jardin des Merlettes a été planté tout spécialement pour permettre aux visiteurs d’observer ces différences lors des stages consacrés à la taille des arbustes et lianes d’ornement.
Et voilà donc résolu le mystère de certains rosiers « qui ne fleurissent jamais »… parce que leur propriétaire, plein de bonnes intentions, rabat chaque printemps les pousses qui se préparaient à porter des fleurs. Car pour les rosiers aussi, il existe une taille d’hiver et une taille d’été, mais ne nous dispersons pas…Vous trouverez ailleurs dans ce blog et dans nos podcasts tous les conseils sur la taille d’hiver et la taille d’été des rosiers.

Voir les stages de taille de rosiers du Jardin des Merlettes
Taille d’hiver
Taille d’été

Comment tailler ?

Il faut observer le type de végétation de la plante. Lorsqu’un arbuste émet de nouvelles pousses à partir de sa souche, on dit qu’il est basitone. Il est important de l’aider à renouveler sa charpente : on peut par exemple travailler sur un cycle de 3 ou 4 ans en taillant chaque année à la base de l’arbuste un quart des pousses, les bois les plus âgés. En revanche, un arbuste acrotone (qui n’émet pas de rejet spontané à partir de sa base) sera taillé pour mettre en valeur sa structure, en éclaircissant les branches à l’intérieur et en raccourcissant les autres par une taille légère. Rien de bien difficile, il faut juste un peu de pratique, ce que nous proposons lors de nos stages.

Et notre forsythia ? Et bien, il est particulièrement intéressant car il n’est ni strictement basitone, ni acrotone, mais un mélange des deux, mésotone. Lorsqu’on le taille à la base, il émet des rejets très vigoureux, parfois un peu inesthétiques. L’année suivante, ces branches s’arquent et commencent à porter quelques fleurs. On peut les raccourcir en partie ou leur laisser toute leur longueur. La seconde année, des rameaux secondaires apparaissent et portent une abondante floraison. La branche fleurira encore un ou deux ans, puis il faudra la supprimer, à la base, tout simplement.


Bien entendu, sur ce sujet comme sur tant d’autres, il n’y a pas d’obligations. On peut choisir de mener son forsythia en topiaire ou, au contraire, choisir un port très dégingandé et éclairci comme montré ci dessus. Dès l’instant que l’on a compris le fonctionnement biologique du végétal, on obtient l’effet que l’on souhaite. Alors, ne négligez plus vos forsythias au printemps, ils vous remercieront bien pour votre peine ! Et si vous avez encore des doutes, venez suivre un stage d’initiation à la taille des arbustes au Jardin des Merlettes, au printemps.
Voir le stage de taille des arbustes au Jardin des Merlettes