La roseraie

Plantée en décembre 2006, elle compte plus de 250 rosiers qui ont trouvé un lieu de séjour idéal dans ce lieu aéré et ensoleillé, dans le sol argileux de Puisaye. Leur croissance a dépassé toutes nos espérances.

Plan de la roseraie

L’idée générale qui a soutendu la création de cette roseraie était la possibilité de montrer aux visiteurs la très grande variété de roses, tant par leur port, la forme de leurs fleurs, leurs couleurs, leurs habitudes de floraison, etc. C’est aussi , comme pour tous les jardins qui présentent des collections, l’occasion de constater de visu la taille des différentes variétés à l’âge adulte, la couleur réelle de leurs fleurs, l’intensité de leur parfum et aussi la vigueur de chaque variété et son endurance face aux maladies. (Les catalogues ne sont pas toujours bien précis en ce qui concerne ce dernier critère)

Le vie est parfois rude pour les rosiers au Jardin des Merlettes. Certes, ils ont de l’air et ils bénéficient d’une bonne exposition, ce qu’apprécie beaucoup cette espèce. Mais l’hiver y est rude et le vent souffle bien fort. Des épisodes de réchauffement en hiver (en février) donnent également de faux signaux aux rosiers qui ont tendance à démarrer très tôt en saison pour se trouver ensuite pris dans de fortes gelées.

Les parterres  : la collection est organisée en douze parterres comprenant plus de 90 variétés. Du rosier paysager moderne couvre-sol au rosier ancien au parfum capiteux, toutes les formes de buisson sont présentées. Chaque parterre est assez petit pour qu’un groupe d’élèves l’entoure et que chacun puisse tailler son rosier sous la direction du moniteur de stage.

Vue d’ensemble des parterres de la roseraie au printemps

La grande pergola : elle comprend 6 portiques de 3 mètres de haut et 3 mètres de large supportant chacun 4 rosiers identiques. Un instrument incontournable pour apprendre à conduire une pergola, pièce maîtresse d’un jardin de roses, lors des stages de taille d’été des rosiers, par exemple.

Les rosiers grimpants : toute la clôture sud du jardin a été plantée de rosiers. D’une part, des rosiers grimpants que l’on apprend facilement à palisser comme ceux montrés ci dessous.

D’autres part, des rosiers lianes, somptueux en pleine floraison mais bien difficiles à apprivoiser ! là encore, autant de supports à des exercices pratiques.

La collection de rosiers botaniques
Il nous a semblé important de consacrer une partie de la roseraie aux rosiers dits ‘botaniques’, c’est à dire des rosiers que l’on a trouvés dans la nature, sur les cinq continents, et non obtenus par voie d’hybridation. Si certains ont une floraison assez médiocre, d’autres ont des couleurs époustouflantes, témoin le rosier ‘Moyesii’ ci dessous. Et d’autres sont plus décoratifs en automne. Attention, prévoyez de Laplace car, s’ils se plaisent, ils poussent très vite et très fort !

Ce qu’on y apprend:

  • La taille d’hiver bien sûr, mais aussi la taille d’été, tout aussi indispensable pour favoriser une belle remontée d’automne !
  • Les bons gestes pour ‘draper’ un rosier en douceur
  • À ne plus confondre nouvelles pousses, à choyer, et gourmands, à éliminer. Tout en choisissant le lien approprié, raphia, attache simple ou attache renforcée.
  • À savoir quand la nouvelle tige est encore trop tendre pour être attachée et quand il est temps d’agir. En casser quelques unes au passage, bien sûr. Vous casserez les pousses chez nous et ne craindrez plus de les casser chez vous !
  • Mais aussi, les différentes familles de roses, d’où elles viennent et pourquoi elles n’ont pas toutes besoin des mêmes soins au même moment
  • Apprendre aussi à arroser un rosier : quand, comment, combien ?
  • En un mot, aider la plante à lutter contre les maladies et les prédateurs.

L’origine des roses du Jardin des Merlettes’ –