Le Jardinier, gérant de l’écosystème

Le rôle du jardinier dans notre société moderne évolue : de spécialiste des plantes, il doit se transformer en gardien de l’écosystème.

Le métier de jardinier fait partie des professions qui ont le plus changé ces dernières décennies. D’expert horticole au 19ème siècle et au début du 20ème, veillant sur les roseraies, les parterres en motifs et les orangeries pleines de plantes délicates, ils sont devenus les ‘experts nature’ de la société du 21ème siècle.

Aujourd’hui, face une urbanisation accélérée, les citoyens ressentent un grand besoin de nature et attribuent à leurs jardiniers un nouveau rôle en tant que protecteurs de la nature. Tous sont concernés : pépiniéristes, horticulteurs, employés municipaux, jardiniers d’espaces publics et privés.

Les pieds sur terre, la tête dans les nuages : quelques attitudes fondatrices pour le jardinier

Unicité de l’écosystème : une vision cosmique

La mission du jardinier est complexe. Il ne s’agit plus seulement d’embellir des espaces en les décorant et en les “maîtrisant”, mais de “jardiner la nature” et aussi de la protéger. Si on considère que tout a un sens, que toute vie doit être protégée, même, ou surtout si, on ne connaît pas ou on ne comprend pas l’utilité (un grand mot) de telle ou telle plante ou petite bestiole.

  • A long terme, le jardinier se doit de restituer au sol ce qu’il lui a pris (un des fondements de la permaculture).
  • Puisqu’on aime et on apprécie avant tout ce que l’on connaît, alors il faut observer, étudier, écouter les anciens, partager les expériences, en bref, connaître davantage.

Un équilibre naturel

La plupart du temps, les plantes sont capables de surmonter leurs maladies et les populations animales (y compris l’entomofaune) de s’auto-contrôler.

  • Moins on intervient, mieux ça vaut : proscrire les traitements, l’arrosage intensif..
  • Le cycle du jardin est plus long que l’année calendaire : ne pas se décourager si les résultats sont lents au début (deux ou trois ans).

Les jardiniers doivent aussi expliquer cette démarche au public

Car il n’y a pas de gestion “durable” sans le support de la communauté des citoyens. Or une gestion plus souple des espace entraînent des conséquences : pelouses moins rases, lisières moins nettes, herbes folles, qui peuvent passer pour de la négligence. Il faut donc informer, expliquer et assurer parfois un rôle d’éducateur. Le jardinier, ou son encadrement, est souvent mal armé pour cette nouvelle responsabilité à laquelle il n’a pas toujours assez de temps à consacrer.

Les conséquences pratiques de cet état d’esprit : jardinier “durable”

Conséquences économiques

Le jardinier s’adapte à son jardin, pas le contraire :

  • Privilégier une gamme variétale bien adaptée à son sol, à son climat, aux spécificités de l’endroit (vent, ombre…).
  • Utiliser des matériaux locaux chaque fois que possible.
  • Consommer ou recycler toute la matière végétale que produit le jardin.
  • Joindre l’agréable à l’utile : des fruits et des fleurs au milieu des légumes.

Conséquences écologiques

Jardiner avec la nature, c’est aussi intégrer toute une panoplie de bonnes habitudes :

  • S’adapter au milieu où l’on jardine : identifier ses caractéristiques essentielles (sol, climat, vent, porosité, pente…) et en tenir compte dans le choix de la gamme variétale utilisée. Favoriser la diversité variétale et utiliser des variétés locales chaque fois que possible.
  • Respecter le rythme des saisons pour les travaux du jardin. Adapter les modes d’entretien et limiter les tontes répétitives ou désherbages inutiles.
  • Penser à composter et recycler les débris : fauches, tailles, sauf les rameaux abîmés ou porteurs de maladies.
  • Installer des abris : haies, bandes enherbées, nichoirs à oiseaux et à insectes, hérissons…
  • Favoriser les plantes pérennes (vivaces) aux annuelles.

Conséquences sociales : un jardin pour tous

Partager l’espace pour que chacun y ait sa place

  • Dans la famille : on peut partager l’espace jardin pour que chaque membre de la famille y ait sa place, adaptée à ses besoins : un petit coin jardin pour les enfants, un refuge frais pour les personnes âgées, des fleurs au doux parfum pour Maman.
  • Dans la communauté : on peut partager les vivaces que l’on a multipliées,les récoltes de fruits, fleurs et légumes. Il y a des espaces où l’on se rencontre, d’autres où l’on se repose. Il peut aussi y avoir des jardins à but thérapeutique où l’on se répare. Le jardin créée du lien social entre voisins, entre générations…

Le Jardin des Merlettes a créé une offre de services pour aider les jardiniers dans cette démarche.

Nos prestations couvrent l’ensemble des aspects de la gestion durable des espaces verts et s’articulent selon deux pôles : des conseils et études et de la formation professionnelle.

Des services de conseils et études
Des prestations de formation professionnelle