Le Jardinier, gardien de l’écosystème

Le rôle du jardinier dans notre société moderne évolue : de spécialiste des plantes, il doit se transformer en gardien de l’écosystème.

Le métier de jardinier fait partie des professions qui ont le plus changé ces dernières décennies.
Au 19ème siècle et au début du 20ème, le jardinier était un expert horticole : spécialiste des plantes, il veillait sur les roseraies et les parterres en motifs « à la française ». C’était l’époque des tabliers et chapeaux de paille plats que l’on voit dans les tableaux impressionnistes. Chaque année apportait son lot de variétés « exotiques » qu’il fallait acclimater. Les parcs botaniques s’enrichissaient de taxons venus de pays lointains. On guidait patiemment toutes sortes de végétaux en formes étudiées : topiaires, arbres fruitiers palissés, plantes d’orangerie, etc.

Aujourd’hui, face une urbanisation accélérée, les citoyens ressentent un grand besoin de nature et attribuent à leurs jardiniers, les experts du végétal, un nouveau rôle en tant que protecteurs de la nature.

Tous sont concernés :

  • les pépiniéristes,
  • le personnel des jardineries,
  • les entreprises de jardinage,
  • les jardiniers des grands parcs, et bien sûr,
  • les employés municipaux responsables des espaces verts.

Cette mission est complexe. Il ne s’agit plus seulement d’embellir des espaces en les décorant et en les « maîtrisant », mais de « jardiner la nature ».

Il s’agit de montrer la nature sous son meilleur jour, tout en limitant l’empreinte écologique de nos interventions et en respectant des zones naturelles qui permettent des continuités écologiques.
Le ressenti collectif évolue et les critères esthétiques changent en même temps que la prise de conscience environnementale s’affirme. Pour concilier naturel et esthétique, de nouvelles variables sont prises en considération. L’homme se met désormais au service du végétal pour lui permettre d’exprimer tout son potentiel, pas l’inverse.

Certaines connaissances sont nécessaires pour mettre en œuvre ces pratiques respectueuses de l’environnement.

Le jardinier doit analyser les « milieux » sur lesquels il est appelé à intervenir. D’abord, différencier les zones d’action, c’est à dire distinguer les zones qui nécessitent un entretien léger de celles qui réclament des soins intensifs. Les conditions climatiques, ensuite, ainsi que le sol et les êtres vivants qui le colonisent. Toutes ces informations guideront le jardinier dans le choix de la gamme variétale qu’il va privilégier. Il pourra ainsi gérer les transitions entre les espaces naturels et les espaces « jardinés » dont il a la garde et participer à la mise en place des trames vertes nécessaires à la biodiversité.

La responsabilité incombe aussi aux jardiniers d’expliquer au public la démarche entreprise.

Car il n’y a pas de gestion « durable » sans le support de la communauté des citoyens. Or une gestion plus souple des espace entraînent des conséquences : pelouses moins rases, lisières moins nettes, herbes folles, qui peuvent passer pour de la négligence. Il faut donc informer, expliquer et assurer parfois un rôle d’éducateur. Le jardinier, ou son encadrement, est souvent mal armé pour cette nouvelle responsabilité à laquelle il n’a pas toujours assez de temps à consacrer.

Le Jardin des Merlettes a créé une offre de services pour aider les jardiniers dans cette démarche.

Cette offre s’adresse aux entreprises de jardinage, ainsi qu’aux pépiniéristes et au personnel des jardineries. Elle s’adresse aussi aux responsables de parcs, publics ou privés, et aux responsables d’espaces verts des collectivités territoriales. Toutes ces professions ont vocation à faire changer la perception du public vers une prise en compte plus respectueuse de la nature.

Nos prestations couvrent l’ensemble des aspects de la gestion durable des espaces verts et s’articulent selon deux pôles :

Des services de conseils et études
Des prestations de formation professionnelle