Taille en vert des arbres fruitiers à pépins : deuxième partie… avec le sécateur, sur les pommiers

14 juillet 2014

Pourquoi faire une taille ‘en vert’ ?

L’expression ‘taille en vert’ signifie que l’on taille un arbuste dont la sève circule. Ceci par opposition à la taille ‘en sec’, que l’on effectue en hiver, après la descente de sève et lorsque le flux de celle-ci est très ralenti.

En milieu de printemps, les arbres fruitiers se développent vite et nécessitent une première intervention. Il s’agit alors d’éborgner, d’effleurer, etc. Mais depuis la mi juin, les choses s’accélèrent. Pourquoi effectuer une taille en ce moment ? Et pourquoi la taille d’hiver ne suffirait-elle pas ? La  réponse ne surprendra pas ceux qui lisent régulièrement nos pages : on cherche simplement à guider le flux de sève de l’arbuste là où il sera le plus utile par rapport aux attentes du jardinier.

Il suffit de regarder la photo ci-dessous pour comprendre. Depuis la taille de mars, ce pommier ‘Reinette blanche du Vigan‘, a poussé de façon vigoureuse et les éborgnages pratiqués en avril et mai sont invisibles. Toutefois sa vigueur ne se porte pas toujours sur les éléments que l’on souhaiterait. En effet, au lieu de s’allonger en cordons et d’alimenter des coursonnes latérales, l’arbuste a naturellement tendance à produire des rameaux à bois verticaux. Si l’on n’y prend pas garde, la forme fruitière disparaîtra pour laisser place à un arbuste touffu, bien fourni en rameaux à bois robustes… mais bien peu chargés de pommes l’an prochain !

1 Intro tiges très érigées et flux sève

 

L’éborgnage des branches indésirables, pratiqué en avril et mai, doit donc être suivi en juin et juillet d’une taille raisonnée des rameaux.

Cette taille en vert comprend plusieurs parties, soit, par ordre de priorité, au cas où le temps manquerait :

  • Surveiller les terminaisons et supprimer les gourmands verticaux,
  • Simplifier les coursonnes,
  • Privilégier les rameaux faibles par rapport aux rameaux forts,
  • Raccourcir les rameaux latéraux.

S’il le peut, le jardinier effectuera l’ensemble de ces opérations, ce sera autant de fait pour avancer la taille de l’hiver prochain et autant d’efforts économisés pour l’arbuste fruitier. Mais à défaut de disposer du temps nécessaire pour effectuer l’ensemble de ces tâches,  il faut a minima effectuer la première, c’est à dire vérifier chaque terminaison et supprimer les gourmands verticaux.

Nous observerons ces opérations menées sur des pommiers, le prochain article traitera des poiriers.

Surveiller les terminaisons et supprimer les gourmands verticaux

Voici un exemple simple, la terminaison d’un cordon de pommier, vue de côté. Le cordon s’est bien allongé et le prolongement est incliné à 45°. Deux coursonnes latérales ont poussé, de part et d’autre du cordon, mais un gourmand a échappé à notre vigilance en avril et s’est développé sur le dessus du cordon. Le gourmand, on le rappelle, est une nouvelle pousse comme une autre. Simplement, elle est placée de telle façon qu’elle va capter un maximum de sève et se développer aux détriment d’autres organes de l’arbre.

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Et une vue de dessus : on distingue bien le prolongement, les branches latérales et le gourmand.

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L’action la plus urgente à entreprendre est la suppression du gourmand. Il est bien dommage qu’on ne l’ait pas éborgné (c’est à dire, supprimé quand le bourgeon était encore tout petit, avant la lignification du rameau) car la blessure aurait été beaucoup plus petite pour l’arbuste.

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On commence par arracher le rameau et quand la base est bien décollée, on finit avec le sécateur, pour éviter de déchirer l’écorce.

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Notre opération a donc créé un petit trou sur le dessus de la branche.

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Quand on regarde l’arbuste, on a l’impression qu’on ne voit que cette blessure. Mais, effectuée soigneusement et à cette saison, elle cicatrisera très vite. C’est un point important car les pommiers peuvent développer des chancres suites à des tailles effectuées sans soin. I est important de bien nettoyer le sécateur à l’alcool avant d’entreprendre la taille d’un nouvel arbre. On peut aussi pulvériser un petit peu de bouillie bordelaise sur la blessure.

Une fois le gourmand supprimé, il reste à raccourcir les coursonnes latérales  produites cette année et à attacher le prolongement pour le guider dans l’axe du cordon.

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Simplifier les coursonnes

Au moment d’exécuter les pincements, on observe souvent qu’une coursonne porte deux ou trois pousses à bois. Dans leur livre sur ” L’Art De Tailler ” Georges Truffaut et Pierre Hampe (Bibliothèque des Etablissements Georges Truffaut, 1942.) indiquent que si l’arbre est fertile, il ne faut pas hésiter à rabattre la coursonne sur la pousse inférieure qui sera pincée normalement (P 153, Image A). Mais ce n’est pas la seule solution, on peut également pincer à cinq feuilles la pousse supérieure et rabattre à une plus faible distance de leur empattement les pousses inférieures (Image B).

schéma p 153

Les photos ci-dessous montrent deux exemples de taille en vert pour simplifier des coursonnes. Cela permet d’induire des boutons floraux près de la base de la coursonne (photo du haut). Cela protège également la fructification en cours en permettant aux pommes de grossir plutôt que de favoriser la pousse de nouveaux rameaux.

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On anticipe donc tout simplement la taille qui devrait avoir lieu l’hiver suivant en cherchant à adapter le volume de branches (cordons et coursonnes) à la vitalité de l’arbre. Si l’on effectue une taille trop sévère sur un arbuste vigoureux, il réagira en produisant du bois et le jardinier aura le choix entre tailler de nouveau en vert (parfois 3 fois, voire 4 dans la saison) ou perdre la forme fruitière, ce qui est vraiment trop dommage quand on sait le temps qu’il faut pour monter une forme fruitière ! C’est pour cela que les premières années de mise en forme des arbres sont particulièrement délicates. Mieux vaut donc parfois garder des coursonnes un peu trop garnies. En revanche, il ne faut pas transiger avec les gourmands et les supprimer tous. Et il vaut mieux éviter de laisser s’allonger un arbuste chétif. Comme pour la plupart des arbustes, d’ornement ou fruitiers, plus robuste l’arbuste, plus longue la taille.

Privilégier les rameaux faibles par rapport aux rameaux forts

Une autre opération de la taille en vert consiste à raccourcir les coursonnes les plus robustes et à les simplifier pour nourrir les yeux, dards, bourgeons et rosettes situés plus près de la base de la coursonne. Dans tous les cas, il faudra laisser sur la coursonne deux rosettes de feuilles entourant bourgeon ou dard et un prolongement taillé à 4 ou 6 feuilles. La photo ci-dessous présente une coursonne ainsi simplifiée. On distingue bien la coupe juste au dessus d’un petit rameau latéral. Celui-ci agira comme tire sève pour les trois rosettes de feuilles à la base de la coursonne. Si, comme on l’espère, l’une d’entre elle (ou plusieurs) se met à fruits l’hiver prochain, on supprimera la partie de la coursonne au dessus de la première ou de la deuxième fleur.

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De même, on supprimera le rameau situé au dessus d’une lambourde portant un fruit qui a besoin de grossir (photo ci dessous)

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Raccourcir les rameaux latéraux : taille, torsion, cassement partiel et arcures

On raccourcit les rameaux latéraux pour permettre aux bourgeons près de leur point d’attache à la charpentière d’être mieux alimentés en sève et de se mettre ainsi à fruits. On préfère bien sûr obtenir une pomme à 10 cm du cordon principal qu’au bout d’un rameau de 50 cm ! Plusieurs moyens existent : la taille, bien sûr, mais on peut également pratiquer des torsions ou des cassements partiels ainsi que des arcures.

La taille simple ‘classique’

Lorsque l’on pince (jusqu’en juin environ) puis que l’on taille en vert un rameau, on cherche à limiter son développement. En réduisant sa taille, on conserve plus de sève pour les organes végétatifs situés à sa base. Les yeux inférieurs pourront ainsi se transformer en dards puis en lambourdes fertiles.

1 1Taille1 2Taille1 3Taille

Malheureusement, les choses ne sont pas toujours aussi simples et la taille trigemme ainsi pratiquée ne produit pas toujours les résultats escomptés. L’effet modérateur du pincement n’est pas toujours efficace, surtout pour des variétés bien vigoureuses et on observe souvent une ou deux semaines plus tard, la formation d’une nouvelle pousse à l’aisselle du bourgeon terminal. La figure de gauche (juillet) montre ces jeunes repousses, sur pommier ‘Reine des reinettes Bonnin’, celle du milieu (août), les repousses aoûtées, et celle de droite (septembre), le pommier après taille de ces pousses. Dans ce cas, on aura donc pratiqué deux tailles en vert, un pincement en juin et une taille fin août.

1 Bis 2010 07 221 Bis 2010 08 271 Bis 2010 09 10

Mais dans certains cas le jardinier conduit trois, ou parfois même quatre pincements sans guère obtenir de résultats comme présenté dans le schéma ci dessous (Truffaut & alt. p 151). Pour ces arbres très vigoureux, d’autres méthodes de tailles en vert sont préférables.

schéma multi TV p 151

Les torsions et cassements partiels

C’est une méthode un peu oubliée actuellement. Cependant, Truffaut (1942) indique que la torsion est un excellent moyen de mettre à fruits une brindille ou un rameau de force moyenne. En revanche, pour les rameaux plus forts, on privilégiera le cassement partiel dont la plaie résultante est moins facile à guérir que dans le cas de la torsion.

De même Gressent (1888 ) indique, pour recommander les cassements : ” J’ai dit casser et non couper ; cela  est très important, voici pourquoi : le cassement produit une plaie déchirée qui ne cicatrise pas. La surabondance de sève s’évapore par la blessure et cette même cassure imprime au bourgeon un état de souffrance d’assez longue durée pour empêcher la naissance de nouveaux bourgeons. Le bourgeon, ne pouvant plus s’allonger, ne grossit pas et le cambium élaboré par les feuilles qui restent agit sur les yeux de la base.”

Les photos ci-dessous présentent des exemples de cassement pratiqués sur des pommiers ‘Calville‘ menées en colonnes.

2 1Casst Calville2 2Casst Calville2 3Casst Calville

Les arcures

On peut éviter toute plaie en privilégiant l’arcure. En recourbant une brindille et en l’attachant à la branche principale, on va en effet faciliter la formation de dards à la base, comme on le voit dans le schéma ci dessous (Truffaut & Hampe, p. 188).

Schéma arcure p 188

Et voici la mise en œuvre sur un pommier ‘Boskoop’. L’opération d’arcure se pratique uniquement sur des rameaux nouveaux, donc bien souples et dépourvus d’éléments secondaires. Les autres rameaux qui ont déjà produit des fruits sont simplement raccourcis, taillés ou cassés.

3 2 1Arcure3 2 2Arcure3 2 3Arcure

Quant aux coursonnes plus âgées dont la fructification tend à s’éloigner de la branche charpentière, on les raccourcit sur vieux bois pour permettre de nouveaux départs. Le résultat de ces différentes tailles, cassements et arcures (photo de droite) semble bien sévère, comparé au départ (photo de gauche). Cependant lorsque les feuilles tombent en automne il suffit d’observer l’état des bourgeons et dards sur le pommier témoin non taillé : on y observe beaucoup de bois et peu de bourgeons, ce qui plaide fortement en faveur de la taille d’été. Sans compter que la taille d’été allège considérablement la taille d’hiver, un atout supplémentaire pour les frileux ou les personnes éloignées de leur verger.

 3 1Arcure Boskoop3 3 Résultat

Le cas particulier de la taille ‘Lorette

Quelques mots sur la méthode de Louis Lorette, encore appelée taille ‘Lorette‘ . Elle diffère de la taille trigemme dont les principes sont exposés ci dessus, par une utilisation très différente des pousses à bois. Dans le cas de la taille trigemme, on taille en hiver après le troisième œil. Au contraire, la taille ‘Lorette‘ se pratique en été en rabattant les rameaux sur ou tout près de leur empattement.

La taille (ci dessous, à gauche, en A, exécution de la coupe (C, D)  ) provoque un développement tardif des yeux latents. On voit à droite, en B, l’apparition de dards (E et F) dans le courant de l’été. Nous n’avons pas assez d’expérience, donc de recul, sur cette méthode, pour en parler davantage. Nous essayons sur quelques pommiers… et en reparlerons plus tard.

Schéma p 183


21 réponses à “Taille en vert des arbres fruitiers à pépins : deuxième partie… avec le sécateur, sur les pommiers”

  1. GRANDOUILLER dit :

    Amateur en jardinage et curieux des techniques de taille des arbres fruitiers, je suis épaté par vos explications, commentaires et illustrations.
    Je vais essayer de passer de la théorie à la pratique… mais c’est une autre histoire.

  2. Christine dit :

    Vous êtes bien aimable.
    Pourtant, il y a toujours tellement à apprendre !
    Cordialement

  3. hamchaoui dit :

    on utilisons ce site j’ai vraiment appris beaucoup de choses sur le greffage et le taillage des arbres fruitiers, donc je vous remercie infiniment pour tous ces conseils.

  4. Christine dit :

    Bonjour,
    Merci de vos encouragements et peut être à un de ces jours, au jardin. Nous ouvrons le jardin au public à l’occasion des rendez vous aux jardins, le 7 juin.
    Bon jardinage
    Cordialement

  5. Tout à fait novice, j’ai un seul pommier (reinette) qui a environ 7 ou 8 ans. Il n’avait rien donné jusqu’à cette année mais il est plein de petites pommes vertes, grosses comme des noix. J’ai entendu à la radio qu’il fallait en supprimer et couper la branche au-dessus de la pomme qu’ on garde.
    Je n’ai personne qui puisse me renseigner et je viens de trouver votre site. pouvez-vous m’aider ? Je suis dans le Limousin. Merci d’avance.

  6. Christine GIR dit :

    Merci pour votre article très intéressant, clair et vraiment utile !
    j’ai 6 pommiers matures en palmettes (récupérés quasi à l’abandon lors de l’achat de la maison) et ils ont bien besoin de cette taille en vert.
    Je retourne à mon sécateur de ce pas !
    Cordialement.
    Christine

  7. Christine dit :

    Bonjour,
    Pour vous répondre à coup sûr, j’ai besoin de plus de précision. Les petites pommes vertes, si elles sont grosses comme des noix, ne sont probablement pas des reinettes. Je crois plutôt que vous avez planté un malus (un pommier à fleurs) et que vous admirez là sa production. Ces fruits sont comestibles en général, bien qu’assez, voire très acides. Tailler votre arbre, s’il s’agit bien d’un malus, ne fera donc pas grossir les fruits…

  8. eric dit :

    bonjour,
    j’essaie de conduire un poirier williams en vase a huit branches, greffer sur cognassier, en demie tige et un beurré hardy sur franc a seize branches croisées recépage à 40 cm.
    Les premiers rameaux latéraux, du prolongement vertical, en sorti de coude sur le williams se montrent vigoureux, je les ai pincer a 8 feuilles en vue d’obtenir 3 bourgeons a la taille d’hiver puis j’ai supprimé sur empâtement les 2 rameaux supérieurs orientés a l’intérieur et extérieur du vase pour obtenir des ramifications perpendiculaires tout les dix cm.j’ai effectue cette suppression pour aérer les ramifications mais aussi pour obliger les ramifications supérieures à prendre plus de vigueur…..mon inexpérience me font douter et je me permet de vous demander votre avis sur la conduite que je viens de faire…..merci pour votre réponse.
    cordialement

  9. Christine dit :

    Bonjour,
    Vous n’avez pas choisi les formes les plus faciles pour commencer….
    Je suis désolée mais il est impossible de vous donner par correspondance une réponse satisfaisante et courte sans avoir vu vos arbres et vos interventions. Gardez cependant à l’esprit qu’un arbre fruitier palissé ‘se monte’, c’est à dire que l’on installe d’abord les coursonnes près du tronc et sur la partie inférieure et qu’on procède ensuite progressivement (sur plusieurs années, de 15 à 25 pour les formes fruitières que vous avez choisies) vers le haut de l’arbre.
    Une façon d’amener vos ramifications à se renforcer est de pratiquer des ‘tailles d’attente’ chaque année et de ne pas chercher à monter la structure trop vite.
    Pour plus d’explications, je ne puis que vous recommander de venir suivre le stage sur la taille d’hiver des arbres fruitiers palissés.
    Cordialement

  10. Alain CADRO dit :

    Bonjour,

    Peut on trouver sur le marché des palmettes en cerisier.
    Je vous remercie.

    AC

  11. eric dit :

    bonjour,
    merci pour vos conseils et votre réponse, je pense que les brindilles inférieures se montrent plus vigoureuses du faite qu’elles se trouvent directement après un coude charpentière, la vigueur étant modérée les brindilles inférieures se développent plus, les bourgeons intermédiaires se développent en dard et ceux supérieurs restent stationnaires, j’attends la sève d’août pour choisir mon bourgeon de prolongement à la taille d’hiver en essayant de ne pas monter trop vite pour ne pas risquer de faire avortée les futur fleures des coursonnes inférieures mais aussi de ne pas tailler trop court pour ne pas renforcer les brindilles inférieures. désolé d’avoir était un peu long… bravo pour tout se que vous faite.
    cordialement

  12. Christine dit :

    Bonsoir,
    Désolée, je ne sais pas où trouver ce type de fruitiers. Mais si vous achetez des cerisiers greffé su Maxma Delbard ou tout autre porte greffe nanifiant, monter la palmette n’est pas plus difficile que de conduire un pommier en cordon… Il faut juste un peu de patience, et encore, un cerisier, ça pousse vraiment bien vite.
    Cordialement

  13. Christine dit :

    Bonsoir,
    Merci de vos commentaires. Clairement, vous prenez un grand plaisir à observer et tailler vos arbres et ils vous le rendront bien.
    Une remarque en ce qui concerne les bourgeons de prolongements. En Bourgogne nous subissons souvent des gelées tardives. Le bourgeon de prolongement, qui s’est souvent réveillé et a commencé à pousser, est alors en grand danger de gelée. Je taille donc mes prolongements en avril seulement, de façon à pouvoir choisir le bourgeon sans intervention de la météo.
    Cordialement

  14. eric dit :

    merci pour votre remarque toujours avisée
    (moins néfaste que les gelées, je crains les fourmis et oiseaux qui peuvent se montrer friands des bourgeons en débourrages, et particulièrement ceux des prolongements, je les protège avec des petites bouteilles plastiques goulots tournés vers le sol jusqu’à qu’ils soient assez développés.)
    en vous souhaitant de bonnes récoltes….
    cordialement

  15. Philippe Lemaistre dit :

    Producteur de fruits depuis 1952, je pratique la taille Lorette depuis ma retraite avec entière satisfaction sur pommiers et poiriers. Un bémol cependant: les fruits sont souvent accompagnés de rameaux vigoureux. Faut-il les supprimer entièrement très tôt, ou les tailler plus tard à 3 yeux pour nourrir le fruit? Dans ce cas, la cueillette est plus difficile, surtout s’il y a 2 rameaux.
    La réponse de Lorette est ambigüe à ce sujet.

  16. Christine dit :

    Bonjour,
    Pour être honnête, vous en savez probablement bien autant que moi sur la question : 63 ans d’expérience, bravo !
    Tout dépend je crois de la variété dont vous parlez et de la forme fruitière adoptée. Plus je taille et j’observe mes arbres, plus je note que les variétés ne sont pas égales devant le sécateur. Vous le savez très bien, certaines réagissent bien au palissage et à une conduite très stricte en forme régulière, d’autres en revanche dépérissent car ce mode de conduite les contraint trop, etc. De plus, la méthode Lorette n’a pas que des adeptes, surtout depuis que des modes de conduite moins radicales mais bien efficaces ont été développées, en particulier par J.M. Lespinasse et ses collègues
    Le mieux à mon avis : essayer l’une et l’autre méthode, la même année, sur deux arbres différents mais de la même variété.
    Et faites nous part de vos impressions.
    Bien cordialement

  17. eric dit :

    bonjour,
    suite au message de philippe, je me pose la question suivante …supprimer entièrement les rameaux ne risquent’ils pas de provoquer un avortement des fruits et déplacer la vigueur sur un autre oeil latent, le tailler a 3 yeux vu la vigueur obligera surement a retailler….pourquoi ne pas casser en vert le rameau vigoureux et supprimer le deuxième( le supérieur)si il est présent ?
    cordialement

  18. Christine dit :

    Bonjour,
    Importante question, et difficile de répondre avec certitude. Car toutes les variétés ne réagissent pas de la même façon.
    Mon conseil : expérimentez, notez ce que vous faites et observez les résultats, c’est la meilleure façon de progresser quand on en est à votre niveau déjà avancé, ok ?
    Cordialement

  19. Codutti dit :

    Jusqu’à quelle date peu-t-on effectuer une taille verte des arbres à noyau et/ou pépins
    Merci de votre réponse

  20. Christine dit :

    Bonjour,
    Votre question, assez courte, est plus difficile qu’il n’y paraît.
    Pour faire court, la taille en vert est particulièrement efficace quand elle est effectuée en juin et début juillet. Par la suite, ses effets sont de moins en moins importants mais, à défaut de conduire à une induction florale, peuvent simplifier le travail de taille en hiver.
    Cordialement

  21. Guyot jean dit :

    Info claires et sans pub
    Très professionnel
    Merci

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