Rectification à propos des champignons saprophytes

17 février 2014

Un lecteur nous a fait remarquer que notre réponse à la question mystère de décembre « colporte une idée répandue mais fausse, qui voudrait qu’en enlevant le “chapeau” (la “fructification”, terme pas plus correct) d’un champignon lignivore, on enlève aussi le problème qu’il pose. 

Or … quand le chapeau surgit, c’est que le champignon, SOUS FORME DE MYCELIUM, a déjà pris possession, et depuis longtemps, de volumes importants du duramen. 

Invasion qui, par ailleurs, n’a pas toujours, ou pas tout de suite, des conséquences dramatiques sur la survie de l’arbre, tout simplement parce que les tissus vivants y sont très périphériques et renouvelés chaque printemps et que l’arbre a souvent tôt fait de produire du bois neuf – souvent plus saillant, en bourrelets longitudinaux qui surmontent les parties mortes ou moribondes et que j’aime appeler “racines de tronc”. 

En tout cas le mycélium, lui, est inexpugnable, inextirpable.

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Mieux vaut, dans ces cas-là, passer de l’énergie à chercher la cause de la pénétration du champignon (les 3/4 du temps, il s’agit d’une blessure au collet ou aux racines, ou d’une coupe trop grosse) et, quitte à sacrifier quelque temps la conduite “pour les fruits”, accompagner le renouvellement de charpente en favorisant les nouvelles pousses qui tendent à remplacer les vieilles – en lien avec les susdits bourrelets, qui les relient aux renouvellements racinaires concomitants. »

Nous remercions chaleureusement notre lecteur de ces précisions bien utiles.

Et nous mettons en garde nos amis jardiniers sur la multiplicité des champignons saprophytes… Surveiller son jardin en apprenant à le regarder est la meilleure façon de le protéger efficacement. Les ennemis sont malheureusement nombreux, comme en témoignent les photos ci-dessous.

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2 réponses à “Rectification à propos des champignons saprophytes”

  1. ghyl dit :

    Bonjour,
    il serait juste d’ajouter que certains carpophores ne s’attaquent qu’ au bois mort et ne représentent aucun danger pour l’arbre vivant avec ses parties “mortes” et que d’autres attaquent l’arbre depuis le systéme racinaire et montent juste derrière l’écorce et représentent un réèl danger soit mécanique soit physiologique, soit les deux.
    Ce qui est compliqué est d’identifier le champignon et de dater sa présence.
    à tantôt

  2. Christine dit :

    Merci de ces précisions bien utiles.
    Connaîtriez vous s’il vous plait un ouvrage à recommander à nos lecteurs sur ce sujet ? Ou sinon, plus généralement, sur l’étude du fonctionnement du système racinaire et de ses fragilités ou maladies ?
    Bien cordialement

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