La taille des arbres fruitiers : acharnement ou nécessité ?

26 mars 2013

Le printemps est enfin arrivé et la taille des arbres fruitiers bat son plein. Certaines personnes, quand elles voient nos arbres fruitiers conduits en formes fruitières, sont inquiètes et nous reprochent même parfois de leur faire subir de mauvais traitements : « Vous les empêchez de pousser ! » … En cette saison de taille, c’est le moment de faire la part des choses. Car tailler un arbre, ce n’est pas seulement manier des sécateurs. C’est aussi imaginer et rêver l’arbre à venir et sa récolte. La taille des arbres fruitiers est un exercice d’anticipation et c’est ce qui le rend si fascinant.

 

Pourquoi tailler les arbres fruitiers ?

Pour simplifier, il existe trois catégories de taille : formation, fructification et régénération. Chacune répond à un besoin bien particulier de l’arbre fruitier. Selon que l’on cherche à effectuer l’une ou l’autre taille, on ne supprime pas les mêmes choses, ni au même moment : voici quelques exemples :

La taille de formation et le contrôle de la dominance apicale

Il s’agit d’aider l’arbre à construire une charpente équilibrée. Cette taille s’effectue pendant les premières années de croissance. On choisit les branches qui deviendront les charpentières et on les raccourcit régulièrement pour leur permettre de se renforcer. Il s’agit donc de ne pas laisser les arbres s’emballer et de contrôler la dominance apicale.

Grâce aux acquis récents de la biologie végétale on a enfin compris certaines recommandations des anciens : ils avaient noté que certains principes de taille permettaient de bons résultats mais en ignoraient la cause. La découverte du rôle des hormones est venue éclairer la lanterne des jardiniers. En particulier, on a établi qu’une hormone de croissance, l’auxine, permet aux arbres de pousser en hauteur mais inhibe le développement des branches secondaires. L’auxine est localisée dans le bourgeon apical, d’où le nom ‘dominance apicale’. Tant que ce bourgeon apical est présent, les bourgeons axillaires ne peuvent pas se développer (ci-dessous, schéma de gauche). En revanche si on raccourcit l’axe, on supprime le bourgeon apical et les bourgeons axillaires se développent, donnant naissance à des rameaux (schéma de droite). Cette taille est donc cruciale pour le développement harmonieux de la structure de l’arbre.

Schéma de dominance apicale

Schéma de dominance apicale

Il est donc souhaitable, dès l’achat d’un arbre, de veiller à l’ordonnancement des branches et, en particulier de supprimer celles qui sont mal orientées et de permettre à des branches secondaires de se développer sans laisser l’arbre ‘filer’ vers le ciel.

Arbre à former

Arbre à former

Voir notre article sur la taille de formation des arbres fruitiers

La taille de fructification 

Ce qui préoccupe ici le jardinier, c’est d’obtenir une belle récolte, ni trop (pour éviter l’alternance) ni trop peu… quand même ! Le principal souci sera de répartir le flux de sève et parfois de freiner un peu les arbres car, en arboriculture fruitière, vigueur est synonyme de bois et faiblesse, de fruits.

Favoriser l’induction florale :

L’induction florale est le principe par lequel un bourgeon se met à fruits. Pour cela, il faut que la sève circule très lentement à travers toutes les ramifications de l’arbre. Lorsque les bourgeons ont fait place à de jeunes rameaux, une grande partie de la sève est utilisée pour faire grandir ces rameaux. Selon le principe de la dominance apicale, le bourgeon terminal, qui reçoit de la sève en abondance, part à bois, ainsi que le second bourgeon, si le rameau est vigoureux. Le troisième bourgeon (le second si le rameau est faible) reçoit nettement moins de sève et se met en général à fleurs, comme montré dans le schéma ci-dessous.

Ceci explique le principe de la taille dite ‘trigemme’ : elle consiste à anticiper comment les bourgeons se développeront, puis de raccourcir chaque branche en ne laissant que la longueur nécessaire pour qu’un bourgeon à fleurs se développe au printemps suivant. Le schéma de gauche ci dessous montre ce qui se passe en l’absence de taille : trois rameaux à bois se développent, puis deux bourgeons à fleurs. Les deux yeux les plus près du tronc restent dormants. Le schéma de droite montre le principe de la taille ‘trigemme’ : le bourgeon terminal se développe en un rameau, le suivant se met à fruit et il reste un œil dormant près du tronc, il servira pour régénérer la coursonne dans quelques années.

2 1 Circuit sève sans taille2 2 Taille 'trigemme'

On constate que le principe s’applique aux pommiers et poiriers, mais aussi aux autres arbres fruitiers, les  cerisiers par exemple. Les photos ci-dessous présentent un rameau de pommier (à gauche), de cerisier (au centre) et de poirier (à droite). Dans chaque cas, on constate que les extrémités des rameaux sont à bois et que des bourgeons à fleurs se sont formés en amont.

2 bis 1 exemple pommier2 bis 2 exemple cerisier2 bis 3 exemple poirier

Il semblerait également que la suppression de l’auxine laisse la place libre à une autre hormone, la gibbérelline, qui favorise également l’induction florale. (Pour plus d’informations sur le rôle des hormones dans ces processus, nous vous proposons de vous référer au livre de Brian Capon ‘La Botanique pour Jardiniers’ (Belin, 2005). )

Atténuer l’alternance

Une autre raison pour laquelle on taille les arbres consiste à réguler le flux de sève entre les parties en croissance de l’arbre (les nouveaux rameaux) et les parties fructifères (les organes à fruits, bourgeons à fleurs et petites coursonnes). Faute de tempérer cette croissance, les récoltes ‘alternent’ : une année, l’arbre produit de nombreux fruits, l’année suivante, presque rien, puis de nouveau une grosse récolte, puis rien, etc.

Alternance3 2 Trop chargé de fruits3 3 Sans alternance

On élimine donc au printemps les fleurs en surnombre en taillant chaque coursonne au dessus du premier ou du second bouquet de fleurs. Les arbres de haute tige se prêtent mal à l’exercice car de nombreux bouquets sont hors de portée, alors on se contente des branches accessibles, c’est déjà autant de peine évitée à l’arbre.

La taille de régénération

Quand les arbres vieillissent, deux phénomènes caractéristiques se produisent. La structure de l’arbre devient illisible et de nouveaux axes se développent.

Simplifier la structure de l’arbre

L’arbre produisant chaque année de nouveaux rameaux, il vient un moment où, faute de taille de nettoyage chaque année, on se trouve face à un véritable fouillis de branches. Cette situation est préjudiciable car l’enchevêtrement des branches empêche l’air de circuler dans l’arbre et le soleil d’éclairer les fruits.

Quelles branches garder, quelles branches supprimer ? Un principe très simple consiste à supprimer toutes les petites branches qui poussent sur ou sous les branches charpentières, de façon à ne conserver que les branches latérales et à reconstituer des strates entre lequel l’air pourra circuler librement, comme montré ci dessous.

4 1 Avant4 2 Après

Mais il faut veiller à respecter la vitalité de l’arbre. Si on supprime en une seule fois trop de ramure sur un pommier vigoureux par exemple, l’arbre réagit en émettant de nombreux bourgeons qui se transforment en rameaux érigés sur le dessus de l’arbre. Celui ci prend alors une allure caractéristique ‘en brosse’. Il faut donc prendre garde à l’équilibre de l’arbre et, en particulier, tailler le bout des branches sur des fourches latérales pour leur permettre de s’allonger et empêcher la formation de manivelles verticales. Les photos ci-dessous montrent la réaction d’un arbre à une taille excessive et où les branches charpentières ont été rabattues sans précaution : l’arbre vu dans son ensemble à gauche, les gourmands en gros plan à droite. Le schéma du milieu explique le principe des manivelles.

5 1 Gourmands post taille5 2 Manivelle5 3 Gourmands de près

Avant de commencer à tailler un arbre, il faut donc l’observer et réfléchir à la répartition de la sève et à ce que l’arbre peut faire, en fonction de sa variété. Si on cherche à trop restreindre l’espace d’une variété vigoureuse, la sève de l’arbre sera distribuée à un trop petit nombre de branches et transformera tous les yeux à bois et les dards en bourgeons. L’arbre poussera et on aura de beaux fagots l’année suivante !

Inversement, si l’on cherche à imposer une grande forme à une variété faible, il lui faudra trop de temps pour remplir cet espace, à supposer qu’elle y arrive. Le raisonnement pour les arbres fruitiers est donc le même que pour les arbustes d’ornement : l’espace consacré à chacun doit varier en fonction de sa nature, de la vigueur de la variété et de la richesse du sol.

Choisir les nouveaux axes

Quand l’arbre est trop chargé de fruits, il ploie et les branches charpentières se courbent jusqu’au sol. Lorsqu’une branche commence à s’incliner vers le sol, une nouvelle pousse apparaît sur le dessus de la branche et se renforce très vite en un rameau assez puissant, appelé ‘gourmand’. Si l’on n’élimine pas cette pousse à la base, elle se développe en un nouvel axe qui absorbera une grande partie du flux de sève de l’arbre. Il s’ensuit (toujours selon le principe de la dominance apicale) une déperdition d’énergie pour les autres branches de l’arbre et le dépérissement des branches les plus basses.

Pommier avant rénovation

Pommier avant rénovation

La taille de régénération va donc consister à choisir entre deux possibilités :

  • restaurer les branches existantes en évitant le développement de nouveaux axes, c’est à dire en supprimant à la base tous les gourmands, ou
  • considérer que les branches existantes sont trop abîmées et les supprimer au profit de nouveaux axes que l’on choisira parmi les gourmands. En effet, une nouvelle pousse n’est un gourmand que tant que l’on n’a pas décidé de la conserver pour former un nouvel axe.

Et voilà le résultat (avant et après taille) !

Comment tailler ?

Une méthode analytique pour choisir ce que l’on taille

On le redit aux stagiaires à chaque atelier : on ne taille une partie d’un arbre que lorsque l’on a énoncé la raison pour laquelle on souhaite la tailler. Si on n’applique pas ce principe on ne taille pas, on raccourcit… et on fait des bêtises !

Pour s’entraîner, on peut procéder de la façon suivante : on part du pied de l’arbre fruitier que l’on va tailler, on remonte tour à tour le long de chaque branche principale (charpentière) et on énonce tous les organes végétaux que l’on reconnaît le long de la branche : une coursonne, un rameau, une brindille, couronnée ou non, un gourmand… On rentre ensuite dans le détail : sur cette coursonne, il y a un dard, un bourgeon (à fleurs ou à fruit ?), une lambourde, etc. Cet exercice permet ensuite de sélectionner ce qu’il convient de tailler ou de conserver sur l’arbre.

Ceci paraît bien simple à réaliser, pourtant il faut une certaine pratique pour évaluer rapidement les organes qui se trouvent sur chaque partie de l’arbre. On oublie de prendre en compte un bourgeon à fleurs, pourtant bien gonflé, mais peu visible sous un certain angle, un jeune rameau bien placé pour rajeunir une coursonne délabrée, etc. (A gauche, les organes fruitiers des poiriers, à droite, ceux des pommiers).

8 1 Organes poiriers8 2 Organes pommiers

Prendre soin de ne pas blesser les arbres

Une branche bien taillée doit cicatriser vite et un bourrelet de cicatrisation se former durant la saison. Ceci empêche la fixation sur la surface de coupe d’éléments nocifs, comme des spores de champignons, ou l’installation de certains insectes.

Voici ci-dessous quelques exemples de tailles mal exécutées. A gauche, une branche où le bourrelet se forme mal, au centre une branche taillée trop court au dessous du bourgeon à fleurs et qui entaille la branche qui soutient ce bourgeon, à droite une taille ayant laissé un onglet qui se nécrose, juste au dessous du bourgeon à fleurs.

9 1 Mauvaise taille maladie9 2 Mauvaise taille bourgeon danger9 3 Mauvaise taille Onglet

On taille donc sans laisser d’onglet. Cependant, selon les besoins, on peut tailler une banche à ras, en prenant soin de ne pas endommager le col, ou ‘à l’épaisseur d’un écu’, pour permettre à une autre branche de repartir à partir des yeux qui se trouvent dans les plis du col.

Dans tous les cas, on cherchera à obtenir une cicatrisation rapide, matérialisée par un bourrelet de cicatrisation, quitte à supprimer soigneusement tout onglet résiduel (photo de gauche). Et parfois, on a la (bonne) surprise de voir apparaître un bourgeon à fleurs tout à côté du bourrelet (à droite).

10 1 Nettoyage petite coupe10 2 Bourrelet cicatrisation petit10 3 Bourrelet cicat w flower

Quand faut-il tailler ?

Pour répondre à  cette question, il faut examiner le but recherché par la taille, ou plutôt par chaque type de taille car il en existe plusieurs au long de l’année. Si la plupart des jardiniers pratiquent la taille d’hiver, ou ‘taille en sec’, ils ignorent le plus souvent qu’il existe aussi les ‘tailles en vert’, des tailles à proprement parler (au sécateur), les pincements et les cassements. Et contrairement à certaines idées reçues, ces tailles sont aussi utiles pour les arbres que la traditionnelle taille d’hiver.

Tailles d’hiver / tailles d’été

La taille d’hiver ou taille ‘en sec’

C’est une taille que l’on pratique quand la circulation de sève est ralentie dans l’arbre. Ceci permet d’effectuer de grosses tailles (suppression de charpentières ou d’axes) sans mettre en péril la vie de l’arbre par un épanchement rapide de sève. La taille d’hiver est donc avant tout une taille de formation pour les jeunes arbres et de restauration pour les arbres âgés. En revanche, elle concerne peu les arbres adultes.

Pour les arbres à pépins, elle se fait pendant le repos de la végétation, de la fin octobre à la fin mars, et, plus généralement en février ou mars. Mais il ne faut pas tailler quand il gèle ni lorsque le bois est couvert de givre. En effet, le bois se trouvant gelé, on risquerait d’endommager l’œil le plus proche de la coupe, œil que justement, on cherche à protéger. C’est pour cette raison que l’on conseille de ne tailler les prolongements qu’après l’hiver

Pour les arbres à noyaux, pêchers, abricotiers, amandiers et pruniers, elle se pratique en automne (début novembre), après la descente de sève, c’est à dire après la chute des feuilles. Ceci permet d’éviter les épanchements de sève qui entraînent la formation de gommose et l’apparition de maladies.

Voir notre article sur la taille des arbres fruitiers à noyaux

Les tailles d’été ou taille ‘en vert’

Elles se pratiquent à partir du moment où les arbres sont en pleine végétation (début mai) et jusqu’à la fin septembre et comprennent les ébourgeonnements et pincements, les tailles ‘en vert’ proprement dites, au sécateur, et les cassements.

De plus, pour les arbres à noyaux, on pratique également une taille de rapprochement au moment de la floraison (début avril) sur les pêchers, abricotiers et amandiers, ainsi que sur les pruniers conduits en formes fruitières.

Autant dire qu’il faut s’occuper des arbres toute l’année !

12 Taille de rapprochement sur prunier

Est-il préférable de tailler tôt ou de tailler tard ?

On l’a vu ci-dessus, chaque jardinier dispose d’un large choix pour décider à quel moment il va tailler ses arbres.

Tailler tôt (en janvier ou février) permet de faire son travail tranquillement. Pour certains grands jardins, la saison des tailles commence dès janvier : il y a beaucoup de travail et trop peu de monde pour le faire. Comme noté ci-dessus, on réserve quelques touches finales (taille des prolongements) que l’on effectue plus tard en saison.

Tailler tard (en mars ou avril) permet d’éviter les jours de gel et de mettre en danger les bourgeons terminaux. Et il est plus facile de tailler lorsque l’on distingue mieux les bourgeons à fleurs de ceux à feuilles (ci dessous par exemple, la photo du même arbre, un pommier Reinette Blanche du Vigan, le 10 mars puis le 10 avril). C’est pourquoi certains jardiniers taillent encore courant avril. Alors chacun fait comme il peut ; il faut simplement se souvenir que la floraison représente un très gros stress pour l’arbre. Il est préférable de ne pas le fatiguer pour rien en le laissant gâcher son énergie.

Voir l’article sur la taille d’hiver des arbres fruitiers palissés

13 1 Cordon le 10 mars 201013 2 Cordon le 10 avril 2010

Si cette présentation vous a intéressé, faites nous part de vos commentaires et venez découvrir la suite en participant à l’un de nos stages :

 

 


33 réponses à “La taille des arbres fruitiers : acharnement ou nécessité ?”

  1. Jacky dit :

    Félicitation ,trés interessant
    Jacky

  2. ducros eric dit :

    bonjour ,

    merci pour tous ces commentaires claires et simples à lire .
    Moi mème jardinier de ville à Besançon désirerait obtenir
    un livre correspondant à toutes ces conseils !

    Je suis à la recherche de fruitiers à acheter en palmette
    ( abricotiers et brugnons ) pouvez vous me conseiller
    plusieurs pépinièristes qui vendent par correspondance
    et de qualité
    merci d avance

  3. Christine dit :

    Bonjour,
    Merci de votre message. Honnêtement,je pense que vous aurez du mal à trouver des abricotiers ou brugnons en palmettes. Mais vous pouvez les former rapidement vous même (plutôt en éventail ou la diable qu’en palmette, d’ailleurs car la forme trop verticale n’est pas idéale pour ces fruits il me semble)
    Cordialement

  4. jean dit :

    j’ai supprime en une seule fois trop de ramure sur un pommier vigoureux , l’arbre a réagit en émettant de nombreux bourgeons qui se transforment en rameaux érigés sur le dessus de l’arbre. que faire comme taille cette année

  5. Christine dit :

    Bonjour,
    Vous êtes confronté au problème hélas quasi automatique d’un arbre taillé trop sévèrement et qui réagit en produisant beaucoup de gourmands. L’enjeu maintenant est de ne pas tailler ces gourmands en provoquant une repousse encore plus forte car vous finiriez avec des têtes de saules sur vos troncs. Ce problème n’est pas à prendre à la légère car c’est un point de fragilité pour l’arbre et d’entrée de maladies.
    Donc, cette année, supprimez dès maintenant les gourmands à la base, à ras, sans laisser l’épaisseur d’un écu car le talon des rameaux contient des yeux à l’état dormant qui repoussent dès que l’on opère une taille. Gardez quelques gourmands pour servir de tire sève. Choisissez les de façon équilibrée. Ils deviendront de nouvelles branches pour l’arbre.
    Pour plus de détail sur cette taille… il vaut mieux que l’on vous montre sur place. Le stage concerné est ‘la taille des arbres fruitiers à pépins de plein vent’, en mars 2015 !
    Cordialement

  6. mariane dit :

    Bonjours,
    je veux planter un fruitier dans mon jardin, un pommier. Faut il que je le taille tout de suite et si oui faut il réduire les branches de moitié? merci

  7. Christine dit :

    Bonjour,
    Nous préférons laisser les arbres s’installer (sauf branche abîmée et les tailler plus tard au printemps ou même en début d’été (en vert).
    Quant à ce qu’il faut tailler, permettez moi de vous référer à l’article que nous avons écrit spécialement sur la taille de formation des arbres fruitiers.
    Cordialement

    http://jardindesmerlettes.com/blog/20110930/la-taille-de-formation-des-arbres-fruitiers-simple-indispensable-et-totalement-oubliee/

  8. Thierry - Nouméa dit :

    Bonjour,

    merci pour cette page fort bien faite, pédagogique surtout pour le néophyte que je suis.

    Précision utile : je réside sur la Nouvelle-Calédonie, les saisons étant ici inversées (nous sommes au début de la période chaude).
    Je viens d’acquérir un bout de terrain sur lequel croît un citronnier. Je souhaiterai savoir quand le tailler pour lui donner une jolie forme (deux branches gênent le passage) et qu’il produise des fruits sans contrainte.

    D’avance merci,
    cordialement.

  9. Christine dit :

    Bonjour,
    Vous pouvez supprimer les branches qui gênent le passage. Ensuite, il faut garder une charpente forte à l’arbre et l’éclaircir en taillant légèrement les petites branches qui portent des fruits. On supprime simplement (et modérément) celles qui sont en surnombre pour que le soleil puisse éclairer tous les fruits. On garde précieusement les autres.
    Souvenez vous que le bois fort ne sert qu’à installer la charpente de l’arbre. On ôte donc les branches qui ne sont pas utiles à cette fin.
    Cordialement

  10. taoudi abdellah dit :

    merci beaucoups je me demande s il y a un livre qui exlique bien les choses avec des images comme ca on pratique sur le terrain tout en regardant.encore une fois merci beaucoups.

  11. Christine dit :

    Bonjour,
    Oui, je recommande dans beaucoup de pages le livre de Lespinasse et Leterme ‘De la taille à la conduite des arbres fruitiers’. Je le trouve très pédagogique et bien illustré.
    Cordialement

  12. Delesart dit :

    Bonjour,
    Sur des gobelets en formation (pépins) 3 ans et d’autres 2 ans, faut il couper à la base les rameaux se formant sur les charpentieres et sous charpentieres ? Je pense que oui pour les charpentieres et non pour les étages suivants.
    Même question pour un gobelet prunier.
    Cordialement

  13. françoise dit :

    Bonjour et bonne année 2015. merci pour votre site qui est une mine de renseignements. moi qui pensait qu’il fallait tailler les arbres fruitiers en plein hiver justement quand il fait très froid comme aujourd’hui sur Toulouse, je sais maintenant, que j’étais dans l’erreur. merci encore pour votre site bien fait et je vais essayer de trouver un stage dans ma région et me procurer le livre que vous citez.
    amicalement

  14. Christine dit :

    Bonjour,
    Très heureuse année à vous aussi et merci de vos encouragements

  15. Christine dit :

    Bonjour,
    Il faut anticiper la pousse de l’arbre et réfléchir à la place que prendront dans le futur les éléments que vous laissez. Il ne faut donc pas être radical et vouloir supprimer tous les rameaux qui se forment s’ils ont assez de place pour bien se développer sans créer de l’ombre dans le centre de votre gobelet. En principe, on supprime à la base tous les rameaux qui sont sur ou sous les branches et on laisse les rameaux latéraux, en les taillant pour les renforcer, vous voyez ?
    Cordialement

  16. CHAUDRON marie-Andrée dit :

    Hélas, hélas !… je suis dans le cas de Jean qui a trop taillé son pommier mais moi, ça en concerne une dizaine ! Imaginez le désastre !…
    Si j’ai bien compris, il faut donc couper à ras la plupart des jeunes pousses et en laisser quelques unes intactes.
    Difficile de venir vous voir : j’habite en Lorraine et j’ai 79 ans. Ce n’est pas moi qui ferai le travail mais je vais transmettre vos conseils. Je m’en veux de ne pas m’être renseignée plus tôt !
    Merci donc ! Je tâcherai de vous donner des nouvelles !

  17. Christine dit :

    Heureusement, les arbres (et surtout les pommiers) sont parfois plus solides qu’on ne pense !
    Mais svp pensez à les arroser s’il fait sec. Ça les aidera.
    Cordialement

  18. Regis dit :

    Bonjour,
    Merci pour tous ces conseils. Est-Il envisageable de procéder à une taille de restauration sur prunier et pecher en mars au lieu de novembre ? Ou est-ce vraiment trop risqué ?

    Merci de votre aide !

  19. Christine dit :

    Bonjour,
    Non, je vous le déconseille formellement, en particulier en ce qui concerne le pêcher. D’autant que cette année, l’hiver n’a pas été froid (pour l’instant du moins) et la sève n’est pas totalement descendue. Vous risquez vraiment d’endommager vos arbres et de les perdre ensuite.
    Cordialement

  20. Corinne dit :

    Bonjour,
    J’ai largement taillé un jeune abricotier que je croyais mort et je vois apparaître des bourgeons au bas du tronc (de 3 cm de diamètre seulement !). Que dois-je faire ?
    Couper tout le tronc au dessus du bourgeon le plus haut ( à environ 10 cm du sol ) ou quoi ?
    Merci d’avance.

  21. claude parnaut dit :

    Bonjour,

    Je viens de lire vos articles qui confirme ce que je fais en général et j’en suis ravi. Mais je viens d’acheter en Octobre dernier un poirier Williams palissé et ramé, qui aujourdhui n’a qu’un seul bourgeon à fruits et une multitude de “bourses” sur chaque branche charpentière. pouvez-vous me dire pourquoi il y a tant de bourses et si peu de bourgeons et que dois-je faire…. sinon qu’attendre l’année prochaine….!!!!

    Merci de votre réponse

  22. Christine dit :

    Bonjour,
    Ce serait peut être plus facile si vous envoyiez une photo : le risque dans le cas que vous décrivez, c’est de confondre des pousses de l’abricotier avec des pousses du porte greffe de l’abricotier. Si les pousses partent de très bas, il est bien possible qu’elles soient du porte greffe. Plus haut (dix centimètres environ, vous êtes donc dans la zone d’incertitude), c’est probablement de l’abricotier. Les feuilles commencent à se développer et vous pourrez juger bientôt de quoi il retourne. Avant de bien voir les feuilles, il est impossible de savoir.
    S’il s’agit de repousses du porte greffe, vous n’êtes pas très avancée, hélas (voir la réponse à une question similaire, ci dessus). S’il s’agit d’un nouveau rameau d’abricotier, alors, vous pouvez essayer de reformer un arbre. Parfois, ça marche bien donc ça vaut la peine d’essayer. Et, oui, je scierais proprement le tronc au dessus du bourgeon le plus haut.
    Cordialement

  23. Christine dit :

    Bonjour,
    Mon attitude a bien évolué au cours des années par rapport au phénomène que vous décrivez. Il y a quelque temps, je vous aurais conseillé de reprendre la taille de formation des charpentières en commençant par réduire fortement leur longueur puis de ne les laisser s’allonger que d’une vingtaine de centimètres par an. Actuellement, je suis beaucoup plus laxiste et je laisse un peu pousser les charpentières en espérant que leurs bourses latérales constitueront une première étape vers la formation de lambourdes, puis de coursonnes courtes, etc. A suivre car toutes les variétés de poiriers ne réagissent pas de la même façon, ce qui constitue une partie de la difficulté (et du charme) de la conduite des arbres fruitiers palissés, disons le !
    En revanche, ce qui est très utile, c’est de supprimer systématiquement tous les bourgeons qui ne sont pas orientés de façon latérale (gauche, droite) par rapport à l’axe de la branche charpentière. Compte tenu de la phyllotaxie des poiriers, c’est à dire la séquence en spirale de l’ordonnancement des bourgeons autour de la branche, cela reviendra à ne laisser que deux bourgeons pour 5, 6 ou 7 possibilités. Cela soulagera l’arbre, limitera l’alternance des fruits d’une année sur l’autre et permettra de meilleurs apports de sève aux bourgeons restants, vous assurant ainsi de plus grosses poires et un renforcement des ébauches de coursonnes qui les portent.
    Cordialement

  24. KAMEL dit :

    Faut il tailler un amandier en phase de floraison (taille de formation) ?

  25. Christine dit :

    Bonjour,
    Oui, tout à fait. Mais attention, on dit bien ‘taille de formation’ : c’est à dire des tailles dont la section ne sera jamais plus grosse que celle de vos pouces (environ 1cm à 1,5cm).
    Ça fait toujours de la peine de voir des fleurs par terre, mais c’est le bon moment (comme pour les pêchers et les abricotiers, d’ailleurs)
    Cordialement

  26. Matejko dit :

    J’ai planté les pommiers en fevrier ils ont de petittes branches avec des feuilles en en bas du tronc, peut-on les couper actuellement?

  27. Christine dit :

    Bonjour,
    Ce qu’il faut vérifier c’est où se situe le point de greffe de votre arbuste. Tout ce qui pousse en dessous doit être soigneusement éliminé. Tout ce qui pousse au dessus peut être conservé et taillé pour être renforcé, vous voyez?
    Cordialement

  28. bisaccia maio dit :

    Bonjour, doit-on tailler les rameaux des pechers et abricotiers après les gelées printanieres.
    cordialement, mario.

  29. Christine dit :

    Bonjour,
    Vous devez commencer maintenant à voir clairement les rameaux qui sont vraiment morts et les distinguer de ceux qui pourraient repartir. Pas d’urgence donc à tailler. Patience peut signifier branche épargnée.
    Cordialement

  30. Cuinat Michel dit :

    Bonjour,
    J.ai un pommier reinette grise canada d’une bonne vingtaine d’année, tronc environ 25 cm, diamète 6m. Il ne donne Pas de fruits ( 15/20 par an) malgré une floraison abondante. Chaque année li pousse des branches de 2,5 à 3 metres que je taille en novembre décembre ! Pourquoi si peu de fruits ? J’ai essayé des tailles sévères puis des tailles plus longues….mais toujours aussi peu efficace!
    Merci de votre réponse.
    Cordialement

  31. Christine dit :

    Bonjour,
    Ce qui induit souvent le jardinier en erreur, dans la taille de ses arbres fruitiers, c’est que l’arbre ne répond pas d’une année sur l’autre mais, comme aux échecs, avec un à trois ans de décalage.
    Je vous propose d’adopter un autre type de taille, que nous enseignons maintenant au Jardin des Merlettes : il s’agit de tailler par sélection des branches le long de l’axe vertical de l’arbre. On laisse pousser les branches charpentières sans les réduire. Ainsi on ne perturbe pas l’induction florale mais on ne contraint pas trop l’arbre quand même. Et surtout, on laisse beaucoup de petits organes fruitiers (coursonnes) pousser le long des charpentières.
    Cette conduite, appelée ‘axe vertical’ est couramment pratiquée par les arboriculteurs depuis une trentaine d’années environ. Elle a évolué en ‘solaxe’ par laquelle on se préoccupe davantage de laisser pénétrer la lumière au cœur de l’arbre en dégageant le tour du tronc sur toute sa hauteur. Actuellement, on évolue vers la ‘conduite centrifuge’ qui reprend les acquis des techniques précédentes et pousse la logique un peu plus loin pour mieux conduire la sève et tend vers une taille qui rappelle un peu la la taille dite ‘en nuages’ chez d’autres types d’arbustes.
    En tous cas, oubliez les tailles ‘sévères’. Il faut au contraire travailler en respectant la façon de pousser de l’arbre.
    A suivre…
    Cordialement

  32. cassina benoit dit :

    Bonjour,
    J’ai lu avec grand intérêt cet article. Il y a un passage que je ne comprends pas trop : “…les ébourgeonnements et pincements, les tailles ‘en vert’ proprement dites, au sécateur, et les cassements.”… je ne vois pas trop ce que tout cela signifie, je ne crois pas que la réponse soit dans l’article?
    J’ai un jardin en ville avec des arbres fruitiers (cerisiers, prunier, pommier) et les cerisiers et prunier font énormément de rejets (nouveaux arbres qui poussent à partir de racines, de proche en proche). Je me demande si ça peut être lié à une mauvaise taille de ma part? Qu’en pensez-vous? depuis que je suis là je taille les cerisiers en fin d’été (fin aout- septembre) car ça limite le nombre de feuilles mortes à ramasser! Merci d’avance,
    Cordialement,

  33. Christine dit :

    Bonjour,
    Oui, les différents modes de taille en vert ne sont pas toujours des ‘tailles’ (avec un sécateur) et on gagne beaucoup de temps à éliminer d’abord des yeux indésirables, puis des bourgeons, etc.
    Après, rien ne vaut la pratique et là, on comprend très vite.
    Si vos arbres font beaucoup de rejets, c’est qu’ils réagissent très fortement à un facteur qui les gêne. Vos tailles ? Voyez peut être à y aller plus graduellement pour ne pas les fatiguer. Mais ce n’est pas forcément de votre faute car il peut s’agir aussi d’une mauvaise adaptation du porte greffe au terrain de votre jardin. Et de toutes façons, vous ne pouvez pas laisser venir des rejets sur les racines. c’est eux qui finiraient pas avoir le dessus ! Vous parlez des pommiers, mais je suppose que ce sont surtout les cerisiers et les pruniers qui émettent ce genre de rejets ?
    Alors, en revanche, je ne suis pas du tout d’accord avec votre idée de tailler vos cerisiers en fin d’été ‘parce que cela fait moins de feuilles mortes à ramasser’ : je taille également mes cerisiers en fin d’été, parce que cela leur convient bien. Les feuilles mortes… je n’y pense même pas !
    Cordialement

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