La plantation des arbres et arbustes en automne : pourquoi à la Sainte Catherine ?

28 novembre 2011

Et voici de nouveau la Sainte Catherine, une journée qui marque le début de la période la plus favorable pour la plantation des plantes pérennes, arbres et arbustes: “à la Sainte Catherine, tout arbre prend racine…”. Cette saison va durer jusqu’aux froids de janvier, sauf épisodes neigeux préalables. En 2009 il a neigé le 19 décembre, en 2010, dès le 19 novembre. Cette année, on verra.

Pourquoi planter en novembre ?

 

Le système souterrain (les racines) travaille ‘en différé’ par rapport au système aérien (les feuilles).

En automne, la sève se retire dans les racines (elle ‘descend’), entraînant la chute des feuilles. A partir de ce moment la partie aérienne de la plante entre en repos végétatif. Mais les racines, elles, continuent de pousser. Planter un arbre en novembre permet donc à son système racinaire de bien s’installer avant les grands froids. Au printemps, l’arbre repartira avec d’autant plus de vigueur que son système racinaire sera bien développé. Il sera également plus résistant en cas de sécheresse. Au printemps, l’inverse est vrai, et les bourgeons se réveillent avant les racines.

On plante maintenant les arbres et arbustes à racines nues.

Certains rosiéristes ou obtenteurs d’arbres réputés n’expédient leurs plantes qu’à partir de la fin novembre. Donc, pas de panique pour ceux qui souhaitent encore réfléchir à quelques commandes, la saison bat son plein encore pour quelques semaines.

On peut planter jusqu’au début de l’hiver

Cependant, on ne peut planter qu’à condition que le sol ne soit pas gelé. La période la plus favorable s’étend sans conteste de mi novembre à mi décembre car les racines ont le temps de bien s’installer avant les grands froids de janvier.

Voir le stage ‘Choix et plantation des arbres et arbustes’

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Préparer les végétaux

Praliner pour réhydrater avant de planter

Le pralin est un mélange de boue de vache séchée, d’argile et d’eau. On trempe les racines de la plante dans un pralin pour que le chevelu de la plante soit imprégné d’une substance favorable à son développement. Mais le pralinage sert surtout à réhydrater la plante avant la plantation. C’est une précaution très importante car les végétaux souffrent lors des manipulations et attendent parfois quelques semaines entre arrachage et replantation. A défaut de pralin, un trempage dans un seau d’eau fera l’affaire, et cette étape est indispensable.

1 Pralinage

Mettre les végétaux en jauge

Si l’on ne peut pas planter des végétaux dès leur réception, il faut défaire le paquet d’expédition le plus rapidement possible. Attention, le séjour dans un garage ou pire, dans une cave, s’il protège les plantes du gel, n’empêche pas leur déshydratation, au contraire, or celle ci est très dangereuse pour les racines. Il faut donc mettre les plantes en jauge, c’est à dire placer tout le chevelu dans un trou, le recouvrir de terre ou de sable et arroser. Protégée ainsi du gel et de la soif, la plante attendra le jour de sa plantation et si plusieurs jours ou même plusieurs semaines se sont écoulés avant la plantation,  le jardinier pourra constater le développement du système racinaire. Attention donc aux garages desséchants.

2 Jauge

Tailler ou ‘rafraîchir’ ?

On préconise généralement de ‘rafraîchir’ les racines, c’est à dire de tailler légèrement leur extrémité (photo du milieu). Si le chevelu est en bon état (photo de gauche), ce n’est pas forcément nécessaire. Il suffit de vérifier qu’aucune racine n’est abîmée et qu’un chignon n’est pas en train de se former, sinon bien sûr, il faut tailler (photo de droite). Il en va de même pour les branches, mais ce n’est pas le moment de faire une taille de mise en forme.

3 1Chevelu racinaire3 2Rafraîchir les racines3 3Chignon

Le trou de plantation

 

Un vieux  débat, la taille du trou à préparer

Faut il un gros ou un petit trou de plantation, le faire à l’avance ou au moment de planter ? La réponse est simple : ça dépend du sol. En sol argileux, il ne sert à rien de s’y prendre à l’avance car une pluie qui survient bouche le trou et le sol fraîchement remué et imprégné d’eau est beaucoup plus long à ressuyer, rendant la plantation difficile. Dans une ‘terre à lapins’ très poudreuse et légère, ce n’est pas non plus la peine de s’y prendre à l’avance car la plantation est rapide. Il n’y a donc que dans les sols très difficiles où l’intervention d’un engin, est nécessaire, que l’on prépare les trous de plantation à l’avance. Nous avons ainsi dû creuser à la pelleteuse à certains endroits du Jardin des Merlettes envahis de silex.

Préparer soigneusement le trou

En particulier, il faut s’assurer que les parois ne sont pas lisses après le passage de la bêche. Si c’est le cas, les griffer. Et dimensionner le trou en fonction de la taille de la motte à installer : parois large et relativement plat (certains arbres fruitiers, les pommiers par exemple) ou au contraire relativement étroit et profond (pour les rosiers).

4 1Roseraie4 2Roseraie4 3Roseraie

La taille nécessaire pour le trou dépend également de l’état du sol

Meilleur le sol, plus petit le trou à préparer car les racines y feront facilement leur chemin. En revanche, un sol compact demandera la préparation d’un volume plus grand. Si l’on doit creuser profond, attention aux horizons du sol : il faut veiller à ne pas les inverser pour protéger la vie du sol. Les insectes, mais aussi les vers de terre et les bactéries vivent à des profondeurs très spécifiques. Les enfouir trop ou, au contraire, les amener en surface, peut provoquer leur disparition.

Trou plantation1Trou plantation2Trou plantation3

Faut il apporter des engrais à la plantation ?

 

Tout dépend du sol, encore une fois

Beaucoup de jardiniers ont l’impression d’aider leurs jeunes arbres en leur apportant un engrais au moment de la plantation. Une nourriture facilement assimilable, en quelque sorte un viatique pour les premiers mois d’adaptation. Mais dans un sol bien structuré et vivant, il n’y a pas besoin d’engrais. Ce n’est certes pas le cas partout, mais nous pensons que le jardinier doit soigner son sol tout au long des années. Si c’est le cas, il n’y a pas de soin particulier à apporter lors de la plantation. Et sinon… la poignée d’engrais n’est qu’un cautère sur une jambe de bois !

Se méfier beaucoup des engrais trop près des racines

En effet, les engrais peuvent brûler les racines. Cela vaut aussi pour le fumier, s’il n’a pas été composté assez longtemps. Ne pas enfouir non plus d’herbe au pied de l’arbre. En se décomposant, elle perturbe les échanges gazeux et se révèle nocive.

Préparer très en avance

Si vous êtes convaincus par nos explications, essayez de prévoir dès maintenant vos plantations… de l’an prochain et d’installer bâches, mulch et BRF pour faire revivre le sol de votre jardin.

Préparation du sol

Voir le stage ‘soigner le sol de son jardin’

Comment planter ?

La hauteur à laquelle on plante l’arbre ou l’arbuste par rapport au sol est très importante

Il faut absolument éviter d’enterrer le collet (limite entre la partie souterraine et la partie aérienne) de la plante car ceci entraînerait le pourrissement de certains arbres et l’affranchissement de certains autres. Pour éviter de se tromper, on place un bâton en travers du trou de plantation, bien en appui sur le sol des deux côtés du trou, et ceci sert de repère. Une bonne précaution : planter à deux. L’un maintient le sujet, l’autre apporte la terre. Ainsi on plante droit et au bon niveau !

Bâton 1Bâton 2Bâton 3

On dispose les racines bien écartées

On les place en étoile, éventuellement en les plaçant sur un petit dôme de terre, si leur forme s’y prête. Chacune partira ainsi dans sa direction et un volume maximum de terre sera investigué par le système racinaire.

On recouvre de terre

On ne jette pas de grandes pelletées, mais on émiette la terre à la main en vérifiant qu’elle glisse bien entre les racines. Le sujet doit pouvoir tenir droit même avant qu’on ait tassé la terre à la main, (et non pas au pied !)

Schéma plant pied et arrosage

On arrose à l’arrosoir, au goulot, pour finir de tasser la terre

Au Jardin des Merlettes, où le sol est très argileux, ceci ne s’impose pas car la première pluie se chargera de tasser le sol très soigneusement émietté. En revanche, on met un peu plus de terre au pied de chaque arbre car la terre qui a foisonné à la plantation prendra beaucoup moins de place une fois arrosée.

Piquets et haubanage

Il est généralement nécessaire d’attacher la plante à un piquet pour la protéger du vent

Le vent secoue en effet les plantes et ralentit ou empêche le développement du système racinaire. Le piquet doit être enfoncé bien profondément, plus que la hauteur de terre remuée à l’occasion de la plantation. On commence par installer le piquet, si possible du côté du vent dominant, puis on présente l’arbuste et on le plante de façon à ce que ses branches ne soient pas gênées par le piquet. Au cours de l’hiver, il faut vérifier que l’arbuste ne frotte pas contre le piquet et, si c’est le cas, installer une petite séparation. Et par la suite, penser à desserrer le lien pour ne pas étrangler le jeune arbre. Il faut également se méfier de la gêne que peut occasionner un piquet pour le développement des branches latérales. Sur la photo ci dessus, on voit que le cyprès chauve (Taxodium Distichum) ne peut pas développer de branche sur presque la moitié de sa circonférence. Le piquet a été retiré depuis mais il est trop tard pour que de nouvelles branches poussent au bas de l’arbre. Celui ci restera donc déséquilibré pendant quelques années.

Taxodium distichum

Il faut parfois haubaner

Un piquet seul n’est parfois pas suffisant si l’arbre a besoin d’être attaché par plusieurs angles. Ce n’est généralement pas le cas quand on plante petit, ce que nous recommandons chaque fois que possible. Quand on cherche à restaurer un alignement et que l’on a besoin de planter une ébauche d’arbre, il faut haubaner. Pour un jeune scion, ce n’est pas nécessaire.

Protection et grillage

Quand on a suivi toutes ces dispositions, l’arbuste est bien planté,  bien installé, mais la tâche n’est pas finie. Il faut en effet penser à le protéger du mauvais temps et des ravageurs.

Installer un paillage au sol

Cela  protège (un peu) contre les mauvaises herbes et surtout évite l’évapotranspiration. Les printemps  récents ont été très secs. Le paillage diminue le besoin en arrosage. Il est  plus ou moins efficace contre les mauvaises herbes mais le sol, protégé du martèlement des gouttes de pluie par le paillage est facile à désherber.  Tant mieux car il est important de désherber le pied des arbustes dans leurs jeunes années, pour éviter la concurrence de l‘herbe, très gourmande en eau. C’est vrai qu’un dispositif aussi important que sur la photo ci-dessous peut faire sourire car on devine à peine le jeune scion de pommier à côté du bambou, mais petit scion deviendra grand, surtout s’il est bien protégé !

Paillage toile verte

Installer un grillage

Pas de problème si votre jardin est en ville, quoique…  il faut se méfier des griffes du chat du voisin aussi. Et, en pleine campagne, penser à adapter la taille du grillage à celle du ravageur, petit, moyen ou gros gibier !

Filets1Filets2Grillage protection

En résumé : planter bien, c’est planter soigneusement, en prenant son temps. Au Jardin, on prévoit de planter 10 à 15 arbres par jour (à deux personnes) lorsque le travail est fait par des jardiniers amateurs,  dans un terrain sans grande difficulté et que le chantier a été préparé, c’est à dire que tous les outils et le matériel nécessaire sont à disposition. Ce temps comprend aussi la mise en place des piquets, d’un petit grillage et d’une couverture au sol. Pour les arbustes, on prévoit de planter environ 20 arbustes par jour.

Bonne plantation = bonne reprise, alors, à vous de jouer !


41 réponses à “La plantation des arbres et arbustes en automne : pourquoi à la Sainte Catherine ?”

  1. Merci beaucoup pour vos précieux conseils. C’est on chercher à savoir j’espère vous suivre vue qu’on est débutant en ce domaine .tous mes respect :)

  2. Merci pour vos informations c’est ce nous cherchons à savoir vue qu’on est débutant en ce domaine.
    J’espère recevoir d’autres formation pour être bien guider encore merci pour votre attention :)

  3. Christine dit :

    Merci de votre message
    Bon jardinage… et bon désherbage : avec cette pluie, tout pousse !

  4. Christine dit :

    merci pour votre message.
    Bon courage pour vos plantations

  5. nicolas dit :

    Je suppose quand vous parlez de pralin que c’est de bouse de vache et non de boue?
    J’ai depuis peu un jardin avec un sol très argileux, assez difficile à travailler et vos conseils me donnent confiance dans ma manière de planter.

  6. Christine dit :

    Bonjour,
    Honnêtement, je ne pense pas que cela fasse beaucoup de différence, boue (d’argile) ou bouse de vache…
    Ce qui est très important, en revanche, c’est de bien hydrater vos végétaux à racines nues avant de les planter et de les faire donc bien tremper dans un seau rempli d’eau (avec éventuellement du pralin ou de l’argile) avant la plantation. Et si vous voyez que l’écorce de vos plants montre des signes de déshydratation, n’hésitez pas à les faire tremper toute la nuit précédant la plantation, dans un local hors gel.
    Ensuite, il faut que la terre adhère bien aux racines. Cela pose un problème particulier en sol argileux, le cas de votre jardin. Il faut en effet bien effriter la terre pour s’assurer qu’elle se glisse bien entre les racines. Pour cela, pas de miracle : il ne faut pas planter quand la terre est trop mouillée mais attendre qu’elle soit ‘ressuyée’, c’est à dire qu’elle ne soit plus collante. Pour les personnes qui sont en activité et avec ces journées bien courtes, cela n’est pas toujours facile à respecter. Je vous conseille donc de mettre vos végétaux en jauge (terre ou mieux, si possible, sable) à réception et de planter quand les conditions sont favorables. Vous obtiendrez de meilleurs résultats en agissant ainsi qu’en plantant dès réception des végétaux.
    Bon courage !

  7. METZINGER Alain dit :

    Pour une transplantation des arbustes, figuier, olivier, faut il tenir compte de sont orientation géographique d’origine?
    Merci de votre réponse.
    Bien à vous.

  8. Christine dit :

    Bonjour,
    Oui, tout à fait : si vous connaissez l’orientation précédente de l’arbre, vous le transplantez de façon à le remettre dans son orientation d’origine.
    Cordialement

  9. plmt dit :

    Bonjour,
    merci pour tous ces précieux conseils
    j’ai une terre très argileuse, j’ai planté 4 pommiers poiriers hier en fin d’après midi, terre très collante, parfois avec des morceaux de terre gelés, avec pralinage et avec arrosage par la suite. Il faisait 1°C.
    il était prévu -1°C la nuit et il à fait -6°C !!!
    le soleil revient en force ce matin, mais il fait toujours -4°C…
    j’ai peur que l’eau d’arrosage ait gelé autour des racines???
    si c’est le cas, les arbres sont considérés comme morts?
    sachant qu’il va faire des t° positives dans les jours qui viennent sans gelées annoncées
    que puis-je faire pour sauver ces arbres à court ou moyen terme?
    merci pour vos réponses
    cordialement

  10. Christine dit :

    Bonjour,

    Pas de panique, heureuse ment la nature est bien faite et les arbres sont souvent plus résistants que ce qu’on croit. Certes, ce n’était pas des conditions optimum pour planter mais, étant optimiste de nature, je considère que ce que vous avez fait est équivalent à mettre les arbres en jauge… debout. Et c’est de toutes façons beaucoup mieux que de les laisser se dessécher dans un garage !

    1ère chose : protéger les arbres du froid : mettez des feuillages (ou des fougères, ou du BRF, ou des cartons, si vous n’avez rien d’autre, arrimés avec une ou deux sardines) au pied en couche épaisse pour empêcher que le vent ne s’engouffre dans des fissures possibles

    2ème temps : dès que le temps se réchauffe, arrosez à fond pour tasser la terre autour des racines (surtout pas avec votre pied, mais ok avec vos mains). Assurez la tenue des arbres : avez vous installé un piquet ? sinon, tenez chaque arbre bien droit pendant que vous l’arrosez (ce qui veut dire qu’il vaut mieux être deux pour ce travail)

    Et voili ! Ne vous faites pas trop de souci : sous réserve de finir votre travail comme indiqué ci dessus, ces arbres devraient bien repartir au printemps. En revanche, puisque vous les avez plantés bien tard (début à mi décembre est optimum), ils n’ont pas eu le temps d’installer de bonnes racines. Donc pensez à les arroser soigneusement si jamais le printemps était chaud (avril mai).

    Cordialement

  11. Stéphanie dit :

    Bonjour!
    J’ai des érables à transplanter. Je suis prête à le faire maintenant, est-ce que je prends un risque à le faire aussi tôt ou devrais-je vraiment attendre à la mi-novembre?

    Merci beaucoup pour vos excellents conseils!!

    Stéphanie

  12. Christine dit :

    Bonjour,
    Attendez absolument la saison de repos, fin novembre ou début décembre
    Cordialement

  13. Pauline dit :

    Bonjour,
    Je vais planter des arbres fruitiers sur un terrain très venteux. Auriez vous des conseils sur quel “brise vent” utiliser (autre qu’une haie brise vent… il faut qu’elle pousse mais en attendant…)?
    Merci beaucoup!

  14. Christine dit :

    Bonjour,
    Hélas, nous avons tous (enfin, ceux qui jardinent à un endroit battu des vents) été confrontés à ce problème.
    La difficulté avec les brise vents ‘intermédiaires’, c’est qu’ils coûtent cher à poser, s’ils sont efficaces, et que ceux qui ne coûtent pas grand chose, ne servent pas non plus à grand chose.
    Je ne connais hélas pas de solution miracle. A noter cependant qu’on peut mettre dans une haie brise vent des éléments à pousse rapide.
    Cordialement

  15. Laforet dit :

    Bonjour… Beaucoup d’infos très utiles et donc merci. On croit en savoir suffisamment et on apprend encore, ce qui permet de corriger bien des erreurs
    A ce propos, “dimensionner le trou en fonction de la taille de la motte à installer” ne me semble pas convenir au vu de mon expérience sur un sol argileux , profond et parfois asphyxiant (surtout en hiver). C’est à mon avis valable pour des arbres rustiques ou très robustes , du type noisetier, cognassier ou sauvageon issu de semis mais par pour les fruitiers, tous fragilisées par des siècles de sélection, croisements et greffages., dont je ne conteste pas l’intérêt!
    La plupart des fruitiers plantés dans ces conditions ont été longs à démarrer alors que ceux pour lesquels j’avais fait l’effort de creuser un trou confortable (Largeur 60 à 80, profondeur 50 à 70, avec drainage sur le fond pour les plus sensibles) ont connu un démarrage plus que satisfaisant.

    Substrat: le même terre, fortement allégée et enrichie par un mélange de sable gris de rivière et de broyat végétal fermenté) ,disponible dans les déchetteries qui se respectent. Le mélange se fait en remplissant progressivement le trou, strates par strates: sable, terreau, terre argileuse, puis de nouveau sable etc… à chaque étapes soigneusement mélangées.
    Tassement raisonnable avec les pieds.
    Comblement jusqu’à création d’un bombage au-dessus du trou, qui disparaitra progressivement par tassement naturel.
    Plantation de l’arbre en creusant en son centre un trou aux dimension de la motte, prélablement pralinée. Arrosage avec une eau enrichie de jus et / ou purins (fumier, ortie et/ou algues, pour les hormones et oligo-éléments).

    Dans ces conditions, l’arbre se trouve dans un milieu optimal, à la fois biostimulant et dans sa structure , proche de la terre idéale (terre franche), tout en s’habituant à la terre locale. C’est donc bien du boulot, faut pas rêver!

  16. Christine dit :

    Bonjour,
    Vous avez tout à fait raison. Ce que je voulais dire, c’est que le m3 de terre remuée et brassée n’est pas nécessaire dans un sol bien vivant. Tout est question de mesure.
    Mais une règle d’or s’applique : il vaut mieux installer un arbuste à 2€ dans un trou à 10€ que l’inverse !
    Bonne journée

  17. eric dit :

    j’ai mis du grillage a poule autour de mes petit fruitiers s’un diametre moyen aux depart de ma plantation faut il laisser passer les branches aux travers cela n’évite il pas et ne gène pas la pousse merci

  18. Christine dit :

    Bonjour,
    Tout dépend de la forme que vous souhaitez donner à votre arbuste fruitier, et, surtout, de la hauteur du tronc. Des branches trop basses portent en général peu de fruits (mal exposées) et on peut donc les supprimer sur 60 cm environ, de toutes façons. Ensuite, si vous taillez vos branches charpentières de façon à obtenir un gobelet, vous deviez arriver à environ un mètre de haut pour un diamètre d’un mètre aussi, donc le grillage ne devrait pas gêner si :
    - soit vous entourez le tronc d’assez près. Dans ce cas, 60cm de haut
    - soit vous faites un cercle d’environ un mètre de diamètre autour du tronc : Là, le grillage peut faire environ un mètre de haut.
    Je préfère la seconde position en général car j’aime mieux que les bêtes (ou les jardiniers) ne se rapprochent pas trop du tronc des arbres. Vous vopyez l’idée ?
    Cordialement

  19. Cédric dit :

    Bonjour,
    Nous avons planter un chêne et un noisetier l’année dernière et ils ont l’air très malheureux. Ils font moins de 30cm et ils n’ont pas du tout poussé. Les feuilles sont très sèches et brulées sur l’extérieur. Peut-on réparer les dégâts en les replantant en décembre en préparant cette fois le sol? La terre n’est pas bonne du tout (très argileuse) à cet endroit.
    Bonne journée

  20. Christine dit :

    Bonjour,
    Oui, le mieux est certainement de les contreplanter (déterrer et replanter) dans un sol mieux préparé et surtout nourri (attention, pas de fumier frais sur les racines !).
    Et de façon générale, suivez vos plantations, surtout quand il fait chaud comme cette année. Les arbres et arbustes doivent être arrosés jusqu’à 3 ans après leur plantation. Par la suite ils ont en général développé un système racinaire assez profond pour aller chercher de l’eau quand la sécheresse s’installe.
    Cordialement

  21. BUECHELER Michel dit :

    Bonjour mon bon conseilleur
    Je viens d’acheter début septembre un abricotier de 2 mètre dans une jardinerie à HYERES
    Dois je attendre la sainte Catherine pour le planter ?
    Es ce que je dois ouvrir la motte pour séparer les racines ?
    Avant de le tremper dans un pralin avant la plantation.
    Faut il le tailler à la plantation ou bien attendre le printemps ?

    Je vous remercie déjà pour tous vos conseils .
    Cordialement
    Michelos de Mosquitos petit jardinier amateur du Var

  22. Christine dit :

    Bonjour,
    Quand le vin est tiré, il faut le boire.
    Et quand un arbre est arraché, il faut le planter, rapidement.
    L’idée de planter à la Sainte Catherine, pratique que respecte le Jardin des Merlettes, s’applique à des arbres et arbustes que l’on vient d’arracher. Pas question d’attendre jusqu’à la fin novembre un arbuste à racines nues qui aurait été arraché début septembre.
    Si vous avez acheté un arbuste à racines nues, vous les installerez bien soigneusement dans le trou de plantation en veillant à ce que chacune bénéficie d’un bon espace et en tassant bien la terre. Si en revanche l’arbuste est en container, il ne faut pas défaire la motte, SAUF (et c’est important) si vous avez l’impression que l’arbuste est depuis si longtemps dans le container que les racines ont commencé à pousser en rond, et à faire ce qu’on appelle ‘un chignon’. Dans ce cas, vous coupez quelques racines emmêlées (le moins possible), pour permettre à celles qui restent de pousser droit.
    Bonne plantation

    PS : le pralinage sert, en particulier, à bien réhydrater vos arbustes. C’est effectivement très important de bien faire boire (dans un seau d’eau, par exemple) un arbuste avant de le planter. Et ce d’autant plus s’il a attendu quelques jours depuis qu’il a été arraché.
    Faites tremper les arbustes en container aussi, c’est plus prudent. En les laissant dans leur container et en plongeant le tout dans une grande bassine.

  23. Alexandre Cam dit :

    Bonjour. Tout ceci a le mérite d’être clair et bien expliqué. Je me permets simplement de rajouter que pour les fruitiers, il est également important de bien choisir sa variété. De préférence résistante, voire ancienne car celles-ci sont beaucoup mieux adaptées et demandent beaucoup moins de traitements… Evitons au maximum les pesticides et autres saloperies…
    Bien à vous !
    Alexandre

  24. Christine dit :

    Nous avons planté beaucoup de variétés anciennes au jardin. Cependant toutes ne sont pas aussi résistantes. Par exemple, parmi les poires, certaines sont très sensibles à la tavelure, etc. Attention à ne pas généraliser trop vite mais à bien se renseigner avant la plantation.

  25. Sam dit :

    Bonsoir, apres avoir fais une commande le 14 septembre j’ai reçu ma haies impénétrable en racine nu seulement le 5 Novembre qui se compose de laurier cerise, viorne lantane,troène commun,photinia red robin et houx,je les ai planter le jour meme,mis un paillis au sol mais les températures étaient négatives le lendemain,j’ai posé un voile d’hivernage dessus le lendemain, pensez- vous que les racines nu craignent le gel ou le froid si j’enlève le voile d’hivernage????merci d’avance.

  26. Alex M dit :

    Bonjour,

    tout d’abord bravo pour ce site et ses explications !
    J’ai planté la semaine dernière un mûrier platane. C’était un jour de pluie et dans une terre argileuse. J’ai rebouché mon trou avec la terre que j’avais préalablement enlevée, (sans l’enrichir en compost…) et bien arrosé quand même.
    Cette terre était recouverte depuis un an d’un géotextile et de graviers.
    Faut-il lui apporter un peu d’engrais pour l’aider à démarrer?
    Merci d’avance

  27. Alex M dit :

    j’ai oublié de vous préciser que l’arbre était en racines nues…!

  28. Christine dit :

    Bonjour,
    Oui, c’est une bonne idée d’apporter un peu de nourriture en surface, mais je vous proposerais plutôt du compost et du fumier (ou de l’or brun, par exemple, si vous ne disposez pas de fumier) plutôt que de l’engrais. C’est à dire, une nourriture un peu plus durable et que l’arbre utilisera peu à peu.
    Vous dites que vous avez planté votre mûrier platane dans une terre argileuse, par jour de pluie. Avez vous pensé à bien arroser après plantation ? En effet, la terre argileuse peut être difficile à émietter autour des racines et un arrosage de fond (c’est à dire l’équivalent d’au moins 2 arrosoirs) aide à combler les petites poches d’air qui peuvent subsister dans le sol. C’est important pour une bonne reprise.
    Cordialement

  29. Christine dit :

    Bonjour,
    Une fois vos arbustes plantés, ils sont protégés par la terre et le voile d’hivernage sur le sol n’est pas très utile. En revanche, votre paillage est une bonne idée. Veillez simplement à ce qu’il soit assez épais (6 à 8 cm)
    Cordialement

  30. azemni dit :

    Tant que des gens comme ceux de votre équipe existent nous pouvons dire qu’on pourra encore vivre heureux
    Bravo!

  31. Christine dit :

    Merci
    Le jardinage est effectivement à notre avis un vrai chemin pour être heureux !

  32. Patricia B dit :

    Bonjour,

    J’ai planté un amélanchier du Canada racines nues le 14 novembre. J’ai bien arrosé à la plantation mais depuis nous avons eu très peu de pluie. Est-ce que je dois l’arroser ? J’ai mis un disque de paillage autour du tronc.

    Merci par avance.

  33. Christine dit :

    Bonjour,
    Non, ne vous inquiétez pas, les arbustes ne souffrent pas de soif à cette saison (enfin, si vous habitez en France…). Si vous avez bien arrosé à la plantation, tout va bien. Il faudra maintenant surveiller la pluie au printemps et apporter un peu d’eau en avril ou mai s’il y a des périodes de sécheresse comme on en a parfois connu ces dernières années. Et cet été bien sûr. A moduler selon le type de sol de votre jardin.
    Et surveiller votre arbuste pendant ses trois premières années en désherbant le pied (le feutre devrait vous simplifier la tâche) car l’herbe peut lui faire concurrence pour l’utilisation de l’eau.
    Cordialement

  34. Patricia B dit :

    Bonjour,

    Merci pour votre réponse. J’habite dans le Poitou, la terre est argilo – calcaire. J’ai oublié de préciser que c’est un amélanchier du Canada sur tige de 2 m, mais je ne pense pas que cela change grand chose.
    Pour ce qui est de l’arrosage au printemps et en été , pas de souci j’ai l’habitude, ça n’est pas le premier arbre que l’on plante. C’est juste que cette année, il n’a plu depuis la mi-novembre.
    Cordialement.

  35. Emmanuel dit :

    Bonjour, merci pour ce sujet très complet. J’ai acheté des arbres fruitiers demi-tige taille “extra” et ma pépiniériste m’a conseillée de faire une cage en grillage tout autour de mon trou de plantation et de remettre un grillage par le dessus pour fermer le “cube”. Qu’en pensez-vous ? Cela ne risque-t’il pas de gêner la croissance des racines dans l’avenir
    Cordialement

  36. Christine dit :

    Bonjour,
    Effectivement, je ne vois pas bien à quoi pourrait servir cette cage qui risque, vous avez raison, d’étrangler les racines de vos arbres dans quelques années.
    A votre place, je m’en passerais sauf s’il existe d’autres raisons que vous n’avez pas exposées dans votre question.
    Cordialement

  37. Fabrice dit :

    Bonjour,
    Nous avons planté l’hiver dernier un très beau boulot pleureur (racines nues) d’environ 2.5 mètres… Tiré de la terre du pépiniériste le matin, planté l’après midi même ; Terre argileuse, nous avons soigné le trou qui est très bien dimensionné dirons-nous (voir sur-dimensionné).
    Arrosages copieux dans la foulée et réguliers ensuite.
    Nous sommes début mai, nous n’avons toujours pas de feuilles apparentes… Auriez-vous SVP un avis expert et donc éclairé sur l’état de santé de cet arbre? Merci beaucoup.
    PS : région nantaise.

  38. Christine dit :

    Bonjour,
    Je comprends votre émoi…
    Avez vous essayé de casser quelques branches ? Se brisent elles facilement ?
    Si elles restent souples, alors pas de souci, votre bouleau prend tout simplement son temps pour bourgeonner. Et tant mieux car tous les arbres qui ont débourré tôt ont subi en avril puis en mai de sérieux coups de gel et doivent maintenant recommencer leur travail.
    Si les branchettes, puis les branches (on part du bout des branches en remontant vers le tronc) se cassent net et ne montrent pas dans leur section de sève ou de matière vivante, alors la nouvelle est mauvaise.
    Mais de toutes façons, je ne saurais trop vous conseiller d’être patient et d’attendre tranquillement. Vous avez bien soigné votre arbre et, en particulier, vous l’avez arrosé après la période de gel. C’était très important. Maintenant, attendez patiemment. Même s’il a fortement gelé, ce bouleau peut repartir.
    Courage et espoir :) ! On sait ce que c’est, ici aussi les plantations de l’automne dernier ont beaucoup souffert.
    Cordialement

  39. Angelique dit :

    Bonjour,

    J’ai un magnifique figuier planté depuis 6 ans environ et j’habite en Franche-Comté à côté de Besançon.
    D’habitude il reprend bien au printemps mais là toujours rien…
    Quelques branches sont devenues un peu rouge aux extrémités mais pas de feuilles, ni même de petitsms bourgeons.
    Il a gelé jusqu’à -15° cet hiver et après un début de printemps magnifique des gelées de -5° …
    Est-ce que vous pensez qu’il n’a pas supporté ces gelées?
    Avant je le protégeait l’hiver mais depuis 2 ans il est devenu tellement grand et gros que impossible de le couvrir.
    Des conseils seraient les bienvenus, je désespère de ne pas le voir repartir…
    Merci d’avance pour votre réponse.
    Bien amicalement.

  40. Christine dit :

    Bonjour,
    Il est bien possible que certaines branches aient gelé. C’est ce qui est arrivé au magnifique figuier ‘Madeleine’ (figue d’Argenteuil) du jardin. Il lui faudra alors du temps pour redémarrer.
    Si la gelée a été très sévère, je pense qu’il repartira néanmoins du pied. Cet été, vous taillerez les branches mortes.
    Comme à tous les autres jardiniers en ce moment, soucieux des conséquences à long terme des évènements assez dramatiques de ce mois de mai (et de la fin avril) je vous réponds donc : patience ! Nos jardins sont passés par de sales épreuves ce printemps, donnons leur le temps de se remettre… avant la prochaine fois !
    Cordialement

  41. Angélique dit :

    Merci bcp pour votre réponse je vais couper les branches mortes quasiment jusqu’au pied ..et laisser Dame Nature oeuvrer.
    Cordialement

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