Le jardin rêvé des français, un jardin potager et fruitier

2 novembre 2011

L’Union Nationale des Entreprises du Paysage (UNEP) vient de publier et pour la 5ème année une étude sur le ‘Jardin rêvé des français’. Les résultats confirment la tendance observée les années précédentes. Selon le communiqué de presse « rusticité, authenticité, mais également gourmandise et patrimoine, sont les valeurs auxquelles les français associent le jardin. De plus, et cette tendance se renforce au cours des années, 1 Français sur 3 rêve d’un jardin potager et fruitier.

Voir les résultats de l’enquête UNEP-IPSOS 2011

1 Joli jardin

Les potagers à l’ancienne

Comment réconcilier ces envies et le manque de temps libre dans notre vie au quotidien ? Nous avons tous en mémoire des images d’hommes en bleus de travail  soignant un jardin potager après les longues heures d’usine. Des jardins dont les planches de poireaux, d’oignons et de salades étaient dignes des meilleurs dessins de Béatrix Potter (qui n’est pas la tante du jeune sorcier éponyme…). Quand on discutait avec eux, on appréciait tout de suite la profondeur du savoir potager de ces jardiniers du soir et leurs récoltes étaient à la mesure de leurs efforts.

2 Clean 12 Clean 22 Clean 3

Peut-on simplement semer en place et laisser pousser ?

Mais cet article est écrit  pour le jardinier du dimanche, celui qui se promène dans son jardin avec un sachet de radis, de basilic ou de carottes tout juste acheté à la jardinerie voisine et qui espère qu’en les semant en place (avec amour, cela va sans dire, mais peu de préparation du sol), les graines trouveront leur chemin dans le sol et de jolis légumes viendront agrémenter la table familiale. C’est bien cela aussi, le jardin rêvé des français : peu de travail mais de beaux légumes au jardin.

3 1 Aubergines3 2 Asperges3 3 Tomates

Pour les fruits, c’est un peu la même chose. Combien d’arbres fruitiers ont été plantés avec des rêves de récolte… sans lendemain. Un arbre n’est pas fécondé par faute d’une espèce sœur à portée d’abeille, un autre n’arrive pas à démarrer, les fruits de celui-ci tombent, les branches de celui-là cassent… et où sont les confitures, dans tout cela ?

4 Cueillette

Comment faire pour obtenir une récolte sans trop se compliquer la vie ?

Les avis diffèrent sur la question, mais si tout ne pousse pas tout seul, il y a aussi des choses plus difficiles que d’autres. Et il existe des jardins, des légumes et des fruits pour toutes les envies et toutes les possibilités. Quelques précautions sont nécessaires au départ, et tout d’abord de comprendre dès la plantation du jardin quels soins minimums devront être dispensés à chaque sorte de plante pour obtenir un résultat satisfaisant. Cela veut dire préparer un petit plan de gestion qui recense, dans les grandes lignes et mois par mois, le travail relatif à toutes les plantes du jardin. Ce calendrier indique également, en face de chaque tâche, quel temps elle requiert. Un tableau un peu fastidieux à établir mais qui permet à chacun de choisir ses priorités, car on se rend vite compte qu’on ne peut pas tout faire.

5 Serre

Un jardin ‘sauvage’ ?

Et si on n’arrive pas à faire face, une approche réaliste consiste à adopter un mode de gestion plus souple, mais contrôlé. Beaucoup de légumes se satisferont d’un jardin un peu moins soigné. Et justement, l’étude UNEP-IPSOS remarque que les jardins sauvages constituent la seconde aspiration des Français. Sauvage ne veut pas dire friche. On laisse simplement les herbes vagabonder un peu, on préserve des espaces naturels pour la biodiversité… et tout le monde y trouve son compte. Sur les images ci dessous, quelques herbes folles n’empêchent pas les cardes de pousser ni les artichauts de s’élever au dessus de la mêlée. Quant aux potirons et autres courges, ils montent gaillardement à l’assaut des tas de compost.

6 Sauvage 16 Sauvage 26 Sauvage 3

Le potager simplifié

C’est en suivant ce raisonnement qu’Alexandre Goueffon a conçu un schéma de ‘potager simplifié’ qui intègre les contraintes de gestion dès la construction des planches et des carrés. Il a observé les difficultés auxquelles étaient confrontés les différentes familles de légumes, choisi les plus résistants et conçu un espace dans lesquels ils pourraient se débrouiller, en prévoyant que le jardinier n’interviendrait que de façon épisodique. On prépare le sol en automne ou en hiver, on l’amende et on le laisse reposer. On plante ou on sème en mai, et on récolte de juillet à octobre (photos ci dessous). Après la mise en place, une heure de travail est nécessaire chaque semaine, au maximum, et un peu plus de temps pour cueillir les légumes en saison (un goutte à goutte est installé en même temps que les planches et carrés).

7 Pot simpl 17 Pot simpl 27 Pot simpl 3

Voir les stages organisés par Alexandre Goueffon

Et les arbres fruitiers ?

Le sujet est à la fois plus compliqué et plus simple que pour les légumes. Plus compliqué parce qu’on engage le jardin pour de longues années lorsque l’on plante un arbre. On a ainsi besoin, pour un bon résultat, de prendre en compte certains critères. Par exemple, il faut faire attention à la qualité du sol, pour choisir des porte greffes adaptés. En revanche, l’entretien est plus facile que pour les légumes. On procède à une taille de formation les premières années, par quelques coups de sécateur bien placés. Et, par la suite, on observe les arbres, pour enrayer très vite les attaques de maladies ou de ravageurs. Rien de bien difficile pour un jardinier motivé par son jardin nourricier.

Voir le stage de plantation et gestion d’un verger


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