La taille de formation des arbres fruitiers : simple, indispensable… et totalement oubliée !

30 septembre 2011

Planter un nouvel arbre fruitier, c’est toujours un bonheur pour un jardinier. Après la visite chez le pépiniériste ou dans une fête des plantes, ou à l’arrivée du paquet, on se dépêche pour planter son arbre au jardin. On l’installe dans son trou de plantation (avec une poignée d’orties ?), on le haubane, on l’arrose, on se réjouit en pensant aux futures récoltes et aux confitures et conserves qui s’ensuivront… et on l’oublie.

Trois ou quatre ans plus tard, le petit arbre a bien grandi et il fait la fierté de ses propriétaires, ravis de le voir si bien pousser… Selon les cas (voir plus bas), il est devenu bien touffu ou au contraire ses branches se sont allongées démesurément. La première récolte survient et soudain, faute d’une taille de formation appropriée,  les choses vont commencer à se compliquer. En effet, tel qu’il s’est développé naturellement, l’arbre est mal préparé à porter de lourdes récoltes et celles ci vont l’abîmer année après année. La situation est très différente selon le mode végétatif des arbres mais, dans tous les cas, une taille de formation bien conduite permet d’éviter la plupart de ces problèmes. Par ‘taille de formation’, par opposition à taille de fructification, taille d’entretien ou taille de régénération, on entend la taille conduite pendant les premières années d’un arbre et qui vise à bien établir sa charpente.

La taille de formation des arbres à pépins : renforcer la charpente et former des coursonnes

Quelques indications pour le tout début de la formation :

Bien choisir la hauteur du tronc

Le jardinier l’oublie souvent, mais beaucoup d’arbres peuvent être taillés de façon à modifier leur hauteur. La seule chose à respecter est le point de greffe. Il faut bien entendu toujours tailler au dessus de ce point, sinon, on se retrouve avec un porte greffe seul… sans arbre greffé dessus. Une fois déterminée par cette première taille, la hauteur choisie pour le tronc sera définitive. Il faut donc bien réfléchir au départ, car on ne peut choisir qu’une seule fois !

En particulier, on peut choisir entre la cépée (photo de gauche), la basse tige (au centre) ou la haute tige (à droite).

0 1 Cépée0 2 Taille basse0 3 Taille haute

Etre attentif à l’orientation des branches

La direction de la branche qui pousse à la suite d’une coupe est entièrement déterminée par l’orientation de l’œil sur lequel la coupe est réalisée. Si l’on se trompe d’œil, la branche poussera dans une direction non désirée. La photo ci dessous montre le résultat d’une telle erreur. Le rattrapage à effectuer est ensuite laborieux… et long. Lors des stages, les participants apprennent donc à bien se positionner face à la branche à couper, la meilleure façon d’éviter ce genre d’erreur.

0 Oeil sur lequel tailler

Une bonne solution pour ne pas se tromper : se placer exactement dans l’axe de la branche que l’on souhaite tailler. On détermine alors facilement l’angle de chaque œil et on peut choisir le plus approprié pour la forme que l’on souhaite. Le rattrapage d’une  mauvaise taille de formation est difficile, hasardeux… et long, alors il faut bien prendre son temps avant le coup de sécateur décisif.

Ne pas laisser trop de charpentières

Puisque l’on est en train de monter une charpente, il convient d’anticiper la pousse des branches qui existent et prévoir que chaque branche va grossir de façon considérable. Il lui faudra de la place pour bien se développer sans gêner les branches voisines. Les photos ci-dessous montrent un arbre en gobelet qui comprenait 9 branches charpentières. On en a enlevé 4 pour en laisser 5. Chaque branche est ensuite raccourcie.

1 1 Pommier gobelet1 2 Taille branches superflues1 3 Ract branches

Voici un autre exemple, sur un jeune poirier : dans ce cas encore on supprime quelques branches et on raccourcit les autres pour leur permettre de se renforcer. En effet, si on laisse les branches s’allonger trop vite, elles seront trop frêles pour porter les fruits. Chaque hiver, on raccourcit donc pour ne laisser que 15 à 20cm de la pousse de l’année précédente. Le renforcement des  branches est très considérable d’une année sur l’autre.

2 1 Poirier fuseau2 2 Sélection branches2 3 Résutat poirier

Il ne faut pas craindre que l’arbre soit dégarni. C’est vrai qu’il semble un peu ‘déplumé’ après cette taille, mais la pousse lors du printemps suivant est spectaculaire… et ainsi bien conduite. Une vraie preuve que la taille des arbres fruitiers ne correspond pas à une logique d’acharnement de la part d’un jardinier trop zélé mais à une nécessité pour le développement harmonieux de la charpente de l’arbre.

Les fruits : un vrai dilemme pour le jardinier

Il ne s’agit pas vraiment ici de taille, mais bien de conduire un arbre pour lui donner une forme adaptée à un certain usage. Parfois, cet objectif nous oblige à freiner nos envies de goûter les fruits de l’arbre. En effet, on aurait tendance à laisser venir les premiers fruits, où qu’ils soient situés, et même, en particulier, en bout de branche. C’est pourtant une erreur à éviter absolument. En effet lorsque le fruit vient à maturité, il se forme sur la branche, au bout du pédoncule, une boursouflure que l’on appelle une bourse. Celle-ci agit comme un filtre sur la sève de l’arbre. Lorsque le fruit est cueilli, la bourse reste (photo ci-dessous).

Tous les arboriculteurs ne sont pas d’accord sur l’effet de ces bourses sur les récoltes suivantes : certains disent que les fruits obtenus sur des coursonnes qui portent ces bourses sont meilleurs, d’autres, en revanche, les trouvent rabougris. Nous n’avons pas trouvé d’étude statistique solide sur le sujet mais constaté fréquemment que la présence d’une bourse ralentit la pousse de la branche. S’il s’agit d’une charpentière, on comprend donc que la présence d’une bourse est indésirable. Il vaut mieux ne pas laisser venir de fruit aux extrémités des arbres, et pour cela, la façon la plus efficace consiste à éliminer au printemps les fleurs mal placées (effleurage). On vérifie également quand on pratique la taille en vert.

3 0 Bourses

Les étapes successives d’une taille de formation

Les photos ci dessous montrent la progression de la taille de formation sur cinq ans d’un pommier ‘Reine des reinettes Bonnin’  conduit en cordon simple bilatéral. L’allongement des branches est très progressif d’une année sur l’autre.  On souhaite en priorité former des charpentières fortes (les cordons) et l’on constate que le diamètre de ces branches forcit d’année en année puisqu’on peut reconnaître les points de coupe des années successives. On cherche ensuite à favoriser le développement de  coursonnes bien établies et réparties régulièrement (environ une tous les 15 à 20 cm) de chaque côté des branches. Ce sont ces coursonnes qui porteront les futurs fruits, un ou deux selon leur force, pas plus.

1 Plantation2 année 23 année 34 année 3 coursonnes5 année 46 année 5

Et voici le résultat, à l’été de l’année 5 :

7 année 5 fruits

Comme pour les autres stages organisés par le Jardin des Merlettes, les stages de taille des arbres fruitiers ont lieu au moment où les tâches doivent être effectuées. Il y a donc plusieurs stages. Nous vous proposons de démarrer par un stage d’hiver, puis, lorsque vous avez pris un peu d’assurance et commencez à connaître vos arbres, vous pouvez vous essayer à la taille en vert .

Voir le stage de taille d’hiver des arbres fruitiers à pépins de haute tige

Voir le stage de taille d’hiver des arbres fruitiers à pépins palissés

Voir le stage de taille ‘en vert’ des arbres fruitiers

Quels arbres faut il ainsi former ?

Les exemples ci-dessus se rapportent à des arbres formés sur des palissages et que l’on suit très soigneusement d’année en année. Cependant, ces mêmes principes s’appliquent également aux arbres de haute tige. Pour eux aussi il est important de prévoir une structure solide et donc d’éliminer dès les premières années les branches charpentières en surnombre. Et un raccourcissement de ces branches les deux ou trois premières années leur permettra de se renforcer et de supporter ainsi plus facilement, c’est à dire sans étai, le poids des futures récoltes.

On taillera donc ainsi les pommiers et les poiriers, mais aussi les cognassiers qui s’y prêtent d’ailleurs très bien, comme on le voit sur la photo ci dessous.

5 Cognasssier Champion 5 ans

Même les néfliers, dont les fruits sont pourtant plus légers , ont besoin d’une taille, au moins occasionnelle. Elle sert à éclaircir leur charpente de temps en temps, comme on le ferait pour un arbuste d’ornement. Faute de cela, l’arbuste ploie facilement sous le poids des fruits (ci dessous).

6 Néflier Montignon

Lorsqu’un arbre n’a pas été taillé dans les années suivant sa plantation, il développe une ramure trop dense, voire parfois enchevêtrée, et qui finit par l’étouffer. Les branches s’entrecroisent, le vent et le soleil n’arrivent plus aux branches, les maladies cryptogamiques s’installent. La sanction est une taille de restauration parfois sévère… mais ceci fera l’objet d’un autre article.

La taille de formation des arbres à noyaux : garder du bois jeune, près du tronc

Les arbres portant des fruits à noyaux ne repercent pas sur vieux bois

La stratégie de taille à adopter pour les arbres à noyaux est très différente de celle des arbres à pépins car ils ont la particularité de ne pas repercer sur vieux bois. Cela signifie que si une coupe est effectuée sur une branche qui a plus de deux ans, il y a de fortes chances qu’aucun bourgeon ne se forme sur la partie de la branche conservée et que celle ci meure dans les semaines ou les mois suivant la taille. Il faut donc garder du bois jeune partout sur l’arbre et en même temps éviter de s’éloigner trop des charpentières.

Le problème n’est pas aussi aigu pour toutes les espèces de fruits à noyaux. Les pruniers, par exemple, repartent en général assez bien même sur du bois ancien. A l’inverse, les pêchers ne repercent quasiment pas.

Chaque année, un arbre à noyaux en bonne santé va émettre de nouvelles pousses qui vont mesurer de 40 à 50cm, voire plus d’un mètre pour les cerisiers et les pêchers. Si le jardinier n’y prend pas garde et n’intervient pas pour raccourcir ces nouvelles pousses, l’extrémité des branches va donc s’éloigner de cette même distance du centre de l’arbre chaque année. En trois ans, on obtient déjà un arbre très dégingandé. La pousse des années suivantes se ralentit, car la sève a un trop long chemin à parcourir jusqu’à l’extrémité des branches. Les fruits, venus trop loin du tronc sont plus petits et ont moins de saveur.

Voici une photo d’un pêcher laissé à lui même pendant environ dix ans. Il a poussé très en hauteur et offre un faciès ‘en plumet’ car les branches principales qui formaient sa charpente se sont cassées les unes après les autres sous le poids des fruits. Il est maintenant très difficile de reconstituer une nouvelle charpente et de la redescendre car on risque que l’arbre ne reparte pas. Or les fruits sont désormais difficiles à atteindre et il est quasiment impossible de tailler correctement les branches à cette hauteur, sauf à faire des équilibres sur échelles…

7 exemple pêcher abîmé

Comment tailler ? L’exemple d’un pêcher de plein vent

Il est très important de tailler régulièrement les arbres à noyaux, en particulier les pêchers car leurs branches sont plus souples que celles des arbres à pépins et qu’elles ont tendance à ployer, et souvent, à se rompre sous le poids des fruits.

Pour garder des branches courtes on peut intervenir à différents moments tout au long de l’année :

  • En hiver, ou plutôt, au début du printemps, au moment de la floraison, en particulier lorsque l’on travaille sur des arbres jeunes.
  • En vert, lorsque les fruits sont bien formés. Vers le mois de juillet, on raccourcit les rameaux au dessus des fruits que l’on a éclaircit pour n’en laisser que quelques uns par branche.
  • S’il faut supprimer des branches (élagage) : en automne, fin octobre ou début novembre, quand la sève est descendue et que l’on ne risque plus de provoquer des épanchements de gomme.

Les stages organisés par le Jardin des Merlettes ont lieu au moment où il faut effectuer ces différentes tailles.

Voir les stages de taille des arbres fruitiers à noyaux

Voici des photos des étapes de la formation d’un jeune pêcher :

1 2006 04 Formation 12 2007 04 Formation 23 2010 11 détail taille

Au bout de cinq ans, voici à quoi le pêcher ressemble :

4 2011 08 vue ensemble

Mais voilà, nous étions avertis, et pourtant nous n’avons pas été assez sévères. La charpente de l’arbre (à gauche, ci dessous) semble bien équilibrée. Pourtant, on l’a laissé s’allonger trop vite et l’une des branches maîtresses n’est pas encore assez solide pour supporter le poids des fruits (photo du milieu). Dès que le poids des fruits a augmenté, il a été nécessaire d’étayer cette branche (photo de droite). En automne, cette charpentière sera taillée à la naissance d’une branche plus petite pour éviter cette mésaventure l’an prochain et permettre un nouveau départ et un renforcement de la charpentière.

5 2010 11 après taille6 2011 08 Etai7 2006 09 fruits

Cerisier haute tige

On le voit ci dessous, les principes sont exactement les mêmes au départ que pour les poiriers ou les pommiers vus plus haut : sélection des charpentières, puis raccourcissement chaque année.

9 B Napoléon 19 B Napoléon 29 B Napoléon 3

Cet exemple montre à quel point il faut être sévère dans ces tailles de début pour bien former les arbres, et donc supprimer une grande partie de la pousse de l’année pour vraiment renforcer la base de la charpente. Voici un exemple ci dessous où la taille de formation, bien conduite au départ, a été abandonnée trop tôt. Et l’arbre s’est perdu en branches trop frêles.

10 Griotte du Nord

Les arbres à noyaux palissés

Même si le résultat semble très différent, la méthode est la même pour un pêcher palissé : choix et palissage de quelques charpentières que l’on laisse s’allonger doucement, taille des branches latérales pour les rapprocher du mur. Et le résultat est magnifique. Voici par exemple la mise en place d’un pêcher palissé au Jardin des Merlettes et le résultat au bout d’un an. Certes, on est encore loin des grands pêchers palissés du Potager du Roi, à Versailles, (photo de droite, avant la taille de printemps) mais on est en route…

11 1 Pêcher palissé Cosne11 2 Pêcher palissé Cosne11 3 Pêcher Versailles avant taille printemps

Et on peut appliquer cette méthode à beaucoup d’autres espèces : abricotiers, cerisiers, et même : figuiers !

12 Figuiers et hydrangéas


47 réponses à “La taille de formation des arbres fruitiers : simple, indispensable… et totalement oubliée !”

  1. felugo dit :

    combien de peches doit en conserver par cousonne fructifères?

  2. Christine dit :

    Bonjour,
    En principe, deux au maximum
    Cordialement

  3. deschant dit :

    bj. j’aimerai avoir un avis sur un jeune pêcher de 3 ans..ou 4! cette année je ne vois pas encore de petites pêches!!! l’année dernière il y en avait même un peu trop…bref un petit renseignement me serait utile.merci

  4. Christine dit :

    Bonjour,
    Avez vous vu des fleurs ?
    - si oui, alors un phénomène climatique a peut être empêché une bonne nouaison ou fait tomber les fruits
    - si on, vous avez peut être eu la main trop lourde au moment de la taille
    3 ou 4 ans, le petit, il est bien jeune pour devoir déjà travailler….
    Cordialement

  5. Sam Forest dit :

    Bonjour,

    J’ai planté, il y a deux ans, une jeune pousse d’un pommettier décoratif qui donnera des fleurs du genre petites roses. Actuellement, son troisième été, il pousse en hauteur et n’a pas de branche, il est bien feuillu mais c’est un grand fouette qui a atteint les 5 pieds. Il n’a pas donner de fleur à ce jour mais les feuilles sont belles.

    Que faire pour qu’il fabrique des branches pour former un arbre jolie. Merci.

  6. Christine dit :

    Bonjour,
    Vous avez raison, il faut absolument rabattre votre arbre pour qu’il se ramifie pas trop haut. Attendez l’hiver prochain pour intervenir (enfin, au Canada, je ne sais pas, c’est peut être plutôt en avril qu’il faut prévoir de tailler…)
    Cordialmeent

  7. moumouche dit :

    Bonjour,
    merci pour ces enrichissantes informations.
    Pensez-vous qu’il est possible au milieu d’un cordon de pommier (pas encore planté) de planter 1 pêcher tous les 2/3m, orientation sud?
    je me pose la question de l’ombrage sur les fruits des pommiers et de la concurrence racinaire?
    Me recommandez-vous plutôt 1/2 tige ou gobelet?
    merci!

  8. Christine dit :

    Bonjour,
    Votre question n’est pas anodine. On parle beaucoup en ce moment des associations de plantation et bien sûr on est tenté, tant par l’aspect productif que par le côté esthétique.
    Je ne peux que vous faire part de mon expérience, en l’occurrence des cordons de pommiers bilatéraux à plusieurs hauteurs : dans tous les cas le cordon du bas est moins productif que le cordon du haut. Bien sûr la sève a tendance à monter et cela peut justifier une partie du résultat quoique… sève et fruits ne font pas si bon ménage. Je pense en revanche que la hauteur entre mes deux cordons n’est pas assez grande et qu’il y a donc un déficit de lumière pour les cordons du bas.
    L’ombre légère d’un pêcher est elle comparable à celle d’un cordon de pommier, très dense ? Probablement pas et le soleil tournera. Je pense qu’il vaut quand même mieux prévoir prévoir un intervalle nu dans le cordon là où il y aura un pêcher, au moins un mètre de chaque côté. Vous pouvez également bien améliorer les choses en conduisant votre pêcher en gobelet (genre gobelet du Vaucluse), mettons un tronc d’environ 1,20m avant le départ des charpentières si le cordon est à 80cm, ce qui permettrait au soleil (et au vent) de passer par en dessous.
    En ce qui concerne les racines, les deux mètres prévus ci dessus devraient régler une bonne partie du problème.
    A suivre…
    Bien cordialement

  9. moumouche dit :

    merci beaucoup pour la rapidité et précision de votre réponse

  10. Bélise dit :

    C’est vrai que c’est toujours un bonheur de planter un nouvel arbre fruitier. On a plusieurs arbres fruitiers chez nous et c’est de la joie mais on sait aussi que c’est beaucoup de travail de prendre soin d’eux. Je vous remercie de ces renseignements utiles et détaillés concernant la taille des arbres fruitiers.

  11. Christine dit :

    Bonjour,
    Merci de vos encouragements et belles récoltes !

  12. Nicolas dit :

    Bonjour,
    Votre site est vraiment intéressant, je vous en remercie. Je vois sur cette page la photo d’un pêcher “oublié” depuis longtemps qui pourrait être le pommier dont je souhaite m’occuper. Je ne sais pas du tout comment m’y prendre. Permettez-moi de vous demander conseil en vous adressant un lien vers une page d’un forum (sans intention déguisée de le promouvoir) sur lequel j’ai posté un message plus détaillé et surtout une photo (ce que je ne peux pas faire ici il me semble): http://www.aujardin.org/reprendre-pommier-abandonne-informe-t180842.html
    Merci beaucoup. Nicolas

  13. Christine dit :

    Bonjour,
    J’ai regardé la photo (un peu en contre-jour, il est vrai) mais ce que j’ai vu me semble très encourageant : laissez votre arbre tranquille. Il a plutôt besoin de pousser maintenant, et il a assez de coursonnes pour commencer à produire. Pensez peut être à l’arroser un pue par temps chaud car il me semble placé un peu en hauteur (sur un parterre en terrasse ?)
    Vous taillerez (en vert) vers le mois de juin les rameaux de l’année en veillant à l’équilibre des branches, et voilà !
    Cordialement

  14. Daniel Czak dit :

    Bonjour

    A quels moments peut-on tailler les charpentières d’un arbre d’environ trois ans ?

    Merci

  15. Christine dit :

    Bonjour,
    Votre question paraît très courte, en fait, elle est assez compliquée.
    S’il s’agit de branches que l’on voudrait former en charpentières, par exemple pour conduire un jeune arbre fruitier, pécher ou abricotier, en gobelet, la taille dont nous parlons porte sur un bois dont la section n’est pas plus grosse qu’un index de femme. On taillera les prolongements des futures branches charpentières juste après les gelées de printemps (c’est à dire environ en ce moment), en choisissant soigneusement un œil orienté dans le prolongement de l’axe souhaité. Au delà de cette section, mon expérience est que l’arbre ne répond pas toujours favorablement à la taille et que la charpentière risque fort de porter une manivelle (changement d’orientation à angle marqué). J’ai donc de plus en plus souvent tendance à m’abstenir et à choisir plutôt d’haubaner l’arbre en question en laissant toute sa longueur à la charpentière.
    Cordialement

  16. Florence Ludwig dit :

    Bonjour,
    J’ai dans mon jardin un très vieux pêcher biscornu, dont la moitié du bois est mort ou a cassé, et dont les rares pêches, petites et fades, poussent très haut et chez le voisin. Le terrain a en effet été divisé et l’arbre se trouve maintenant au nord d’un mur de séparation d’1m80. Il présente de nombreux rejets sortants du tronc à 20cm du sol, de la base et des racines au pied de l’arbre. J’envisage de couper le tronc au-dessus des rejets, et de les éclaircir pour le faire repartir de plus belle, mais je ne sais pas s’il survivra ou si ces rejets seront fertiles, ni quand le faire. En sève descendante, j’imagine…
    Merci d’avance pour vos conseils,
    Florence

  17. Christine dit :

    Bonjour,
    Pauvre pêcher, comme vous le décrivez on aurait tendance à répondre : qu’avez vous à perdre !
    Donc oui, recépez le (supprimez le tronc central) et ainsi les rejets, ‘éclaircis’ comme vous le suggérez, formeront rapidement un bel arbuste plus sain que vous taillerez régulièrement sans laisser les rameaux s’allonger. Préférez les rejets qui partent du tronc à ceux qui partent des racines qu’il vaut mieux supprimer.
    Et vous avez raison, c’est à sève descendue qu’il faudra opérer, donc fin novembre, quand vous verrez toutes les feuilles au sol.
    Cordialement

  18. Odile dit :

    Bonjour, je découvre avec plaisir votre article, très utile, sur la taille de formation.
    Peut-on tailler un cerisier* devenu trop haut ?…
    Les branches sont bien réparties, mais hélas peu écartées (forme d’un triangle, pointe en bas, base en haut peu large!)
    *Nous avons acheté notre maison (et terrain) en 2012; je pense que ce cerisier a environ 8 ans.

    NB : Auriez-vous, svp, une solution pour éradiquer “le puceron noir du cerisier” (bande de glu sur le tronc mise contre l’invasion des fourmis)
    Avec tous mes remerciements et mille bravos pour votre précieux et excellent blog.

  19. Christine dit :

    Bonjour et merci pour vos encouragements,
    Non, une fois qu’il est poussé, il ne faut pas faire de ‘grosse’ taille sur un cerisier (tailler des éléments de plus de 5 cm de diamètre). Vous ne pouvez tailler que les branches de deux ans ou moins. Sinon, vous prenez des risques pour la santé de votre arbre. Il y a toujours des exceptions, heureuses, mais bon, voyez si vous voulez prendre le risque…
    Les pucerons noirs sont hélas une vraie plaie: le savon noir est parfois efficace, si vous vous y prenez à temps, c’est à dire avant que les feuilles soient trop enroulées. Autrement, il n’y a hélas pas beaucoup de remède miracle, surtout en bio, et je trouve parfois oiseaux et coccinelles bien paresseux (ils n’aiment peut être pas le puceron noir….)
    Cordialement

  20. Alexandre dit :

    bonjour,
    merci pour votre partage.
    J’ai un petit jardin et je souhaite planter des pommiers en scions et les former en axe. Pourriez vous me dire à quelle distance faut il les planter pour savoir combien je peux en mettre le long de ma clôture. Par avance merci.
    Bonne continuation, cordialement.
    Alexandre.

  21. Christine dit :

    Bonjour,
    Les pommiers conduits en axe sont plantés très serrés chez les arboriculteurs professionnels : environ tous les 1,20 à 1,50m maximum. Mais est ce vraiment ce que vous voulez faire chez vous ? Car attention, vous mentionnez une clôture, or les pommiers ‘en axe’ sont en trois D et ne sont donc pas appropriés pour une clôture car il faut pouvoir tourner autour.
    Cordialement

  22. Corinne dit :

    Bonjour ,
    Je vous remercie pour tous les conseils que vous partagez !
    J’ai un casse tête que je n’arrive pas à résoudre : comment tailler un cerisier demi-tige afin qu’il grandisse le moins possible ? J’ai dû mal m’y prendre , le mien a des branches de plus de 4m …. ( il a 5 ans )
    Merci

  23. Christine dit :

    Bonjour,
    Je comprends votre perplexité : une taille de formation doit se pratiquer dès l’année suivant la plantation de l’arbre et non pas 4 ou 5 ans plus tard. Le coup est parti, comme on dit et il est bien difficile et de toutes façons peu recommandé de tailler des branches qui doivent maintenant avoir la section d’un manche à balai de cantonnier !
    En revanche, vous pourrez en novembre tailler assez court la pousse de la dernière année (en enlever les 3/4), ce sera déjà ça. Ensuite, essayer d’incliner les branches existantes en les haubanant avec d’autres arbres. Et chaque année, retailler les branches après la récolte des cerises.
    Bon courage

  24. podevin dit :

    j’ai un jeune pécher de un an et six mois;le tronc fait 80cm de haut ;il a beaucoup de branche longues et 4 branches sont plus hautes que le tronc;j’aimerais qu’il prenne de la hauteur ;pouvez vous me renseigner merci

  25. Olivier2 dit :

    Bonjour et merci pour vos conseils bien utiles. J’ai planté en Février dernier 8 fruitiers dans notre petit jardin de campagne (2 cerisiers, 2 poiriers, un cognassier, un prunier, un pommier et un abricotier) tous de vigueur moyenne. Tous les 8 ont bien poussé depuis. Mais voila, ayant un petit jardin, j’ai commis l’erreur de les planter a 2 mètres de distance seulement le long de la clôture. Que me conseillez vous de faire? les garder petits par la taille? en arracher quelques uns et les replanter ailleurs?
    Merci d’avance pour votre réponse.
    Olivier2.

  26. Christine dit :

    Bonjour,
    Dans la mesure où vos arbres sont encore assez jeunes pour être déplacés, dépêchez vous de le faire à la fin de l’automne.
    Ne comptez pas sur les tailles pour faire rentrer des arbres fruitiers dans un espace qui seraient trop exigü : cela les contraint trop et entraîne de multiples difficultés, affaiblit les arbres…
    Bon courage et bravo d’avoir compris votre erreur à temps !

  27. Christine dit :

    Bonjour,
    Si vous souhaitez conserver un axe central à votre pêcher, vous devez choisir les branches à conserver comme axes secondaires (les charpentières), les raccourcir pour les renforcer (en choisissant soigneusement l’œil sur lequel vous effectuez la coupe comme indiqué dans l’article du blog), et tuteurer le tronc pour guider l’axe bien droit. Cela implique donc d’enlever un certains nombres de branches mal placées pour vraiment donner la priorité à quelques autres.
    Permettez moi de vous indiquer toutefois que l’autre mode de conduite pour un pêcher, la plus habituelle chez les professionnels, est le gobelet (‘Gobelet du Vaucluse’, par exemple). En effet, le port naturel du pêcher est plutôt souple en général et on préfère l’accompagner que le contraindre. Je vous conseille donc de regarder votre arbre et de décider en fonction du degré de rigidité de ses branches si l’une ou l’autre forme lui conviendra mieux. Vous en aurez davantage de satisfaction que si vous choisissez une forme ‘a priori’, sans prendre en compte les particularités de votre arbre. Les pêchers peuvent présenter des différences considérables d’une variété à l’autre.
    Cordialement

  28. Sophie dit :

    Bonjour,

    On m’a offert des arbres fruitiers (4 pommiers, 1 poirier, 1 prunier), ils font environ 1m70 de haut, ils ne sont pas bien épais.
    Mon jardin étant petit, j’aimerai savoir s’il est possible de les palisser contre le mur. Les branches partent environ de 30/50 cm au dessus du sol, dans tous les sens. Je pensais tailler les branches qui partent vers le mur ou à l’opposer, et ne garder que celles qui sont dans l’axe du mur. De même pour éviter que les arbres ne montent trop haut, je pensais les étêter, comme ça les charpentières vont se fortifier.
    Qu’en pensez vous? Merci

  29. Christine dit :

    Bonjour,
    Ce que vous proposez de faire est tout à fait rationnel et c’est ainsi que l’on conduit les arbres fruitiers que l’on veut palisser (i.e. supprimer les branches qui ne sont pas dans l’axe du mur et tailler les branches pour les fortifier).
    Cependant, le point clé concerne le porte greffe de chacun de ces arbres. Pour le poirier, il s’agit probablement d’un cognassier, et vous ne rencontrerez aucune difficulté pour palisser l’arbre. En revanche, pour les pommiers, il faut savoir si le porte greffe est assez nanifiant pour permettre une conduite en arbre palissé. Renseignez vous auprès du pépiniériste qui a vendu les arbres. Si ce n’est pas le cas, vous aurez beaucoup de mal à contraindre les arbres. Enfin un prunier est assez difficile à palisser. Pour ma part, je n’en ai jamais vu.
    Cordialement

  30. Sophie dit :

    Merci pour votre réponse.
    Je vais essayer de me renseigner sur le porte greffe. Si je n’arrive pas à avoir l’info, quelle forme permettrait le mieux de contenir les pommiers, à supposer que le porte greffe ne soit pas nanifiant? Vaudrait-il mieux avoir une forme verticale (u, double u, palmette verrier), ou horizontale?

  31. Sophie dit :

    Les arbres qu’on m’a offert ont exactement la même taille et forme que ceux sur votre photo, sur le liens ici: http://jardindesmerlettes.com/stages-et-formations/stages/choix-et-plantation-des-arbres-fruitiers-gestion-d-un-verger/
    Je ne sais pas si ça peut apporter une indication sur l’âge? La personne qui me les a offerts m’a dit qu’ils ont 4/5 ans, mais je les trouve bien frêles pour cet âge là.

  32. Christine dit :

    Bonjour,
    Les formes horizontales sont très difficiles à tenir si le porte greffe n’est pas assez nanifiant. Je vous les déconseille donc.
    Cordialement

  33. Christine dit :

    Re-bonjour,
    Les jeunes arbres fruitiers sur la photo sont des scions de deux ans. On peut considérer que l’arbre a 4 ans si on prend en compte les deux années de pousse du porte greffe avant qu’il soit greffé + deux ans depuis la greffe. Mais en général on ne parle que de l’âge depuis la greffe, i.e. des scions de deux ans, vous voyez ?
    Cordialement

  34. Andre dit :

    Bonjour,
    je découvre vos pages sur les différents principe de tailles _tres instructif.
    Personnellement je suis assez leger la dessus _je cherche des infos sur la “conduite” en Axe Vertical de pommiers , (j’ ai decouvert cette forme en visitant un verger en Moselle ) PG faible M9 _ scion non rabattu au départ , J’en ai fait 2 qui auronts 2 ans de greffe en mars 2017 , Ht actuelle 1,70m ,de nombreuses brindilles dont plusieurs sont deja couronnées sont repartie a partir de 1,10m de la base
    * Q1: -Dois je en limiter le nombre maintenant a 5 ou 6 ou tout garder , et selectionner plus tard?
    *Q2: Auriez vous des infos a me proposer ,des refs de livres , de stages ?
    Cordialement

  35. Gabriel dit :

    Bonjour,

    Et tout d’abord, félicitations pour votre site!

    J’ai planté cette année :
    2 scions de pêchers et 1 scion d’abricotiers en mars 2016
    2 scions de pêchers et 1 scion d’abricotier mi novembre 2016

    Ma question concerne la taille de formation. Je sais à peu près quoi faire en sélectionnant 3 ou 4 branches charpentières pour former l’ossature des arbres et coupant au dessus d’un oeil pour ouvrir l’arbre en forme de gobelet (forme que j’aimerais bâtir).
    En revanche, quand faut-il procéder à la taille de formation, j’entends tout et son contraire.
    1) Quelques semaines après la plantation (soit début décembre chez nous) mais hors gel (je suis en Meuse, les hivers peuvent être occasionnellement froid)
    2) Au début du printemps en mars pour laisser les arbres s’enraciner?
    3) L’automne suivant pour permettre aux arbres de se développer un peu avant la taille de formation
    4) à un autre moment?

    Nous avions planté 2 pêchers sans trop les tailler il y a 10 ans, ils ont donnés parfois beaucoup de fruits (de grosses pêches blanches) mais se sont tout les 2 cassés à cause du vent ou du poids des fruits.

    Merci pour vos conseils!

    Gab

  36. lannoy dit :

    bjr ; on m’a donné un pêcher planté dans un pot à partir d’un noyau. je l’ai planté en terre . il a maintenant 3/4 ans et les branches partent trop près du sol et je voudrais le former en gobelet. dois je couper sans vergogne les premières branches et à quel moment? merci de m’aider.

  37. Christine dit :

    Bonjour,
    Effectivement, notre stage de taille des arbres fruitiers palissés aborde aussi les formes modernes de conduite des arbres. Il aura lieu les 9 et 10 mars prochain.
    Cordialement

  38. Christine dit :

    Bonjour,
    Oui bien sûr la taille de formation est très importante, y compris pour les arbres fruitiers à noyaux. C’est exactement pour cela que nous passons beaucoup de temps sur ce sujet pendant les stages. Ce sont de tout petits coups de sécateur mais combien importants pour structurer les charpentes !
    Pour votre question, c’est le stage d’avril de taille des arbres fruitiers à noyaux qui me semble le plus approprié.
    A bientôt, au jardin !
    Cordialement

  39. Christine dit :

    Bonjour,
    Votre pêcher a des branches souples et les supprimer ne vous aidera pas trop (sauf les branches trop près du bas du tronc, bien entendu). Il faut donc progressivement monter la charpente de vos arbres.
    C’est bien difficile (ou en tout cas assez long) à expliquer par écrit. Venez plutôt voir comment on fait en assistant au stage de taille des fruitiers à noyaux en avril ou en novembre.
    Cordialement

  40. Alena Schneider dit :

    Bonjour,

    nous avons un cerisier depuis 3 ans, un cerisier acheté : tige c’est à dire il porte ses fruits que sur le tronc principal. Il développe des ramifications latérales. Nous
    ne savons pas comment procéder pour le tailler, estimant ces branches “inutiles”. En cherchant des renseignements ,je ne trouve pas ce genre d’arbres, appellation tige ne correspond pas au nôtre.

    Pourriez-vous nous donner le conseil, SVP?

    Merci

  41. Christine dit :

    Bonjour,
    C’est la même réponse que pour la question à laquelle je viens juste de répondre. Il faut former votre arbre dès sa plantation et obtenir une ramification assez basse pour que les oiseaux ne soient pas les seuls à profiter de vos cerises.
    Cordialement

  42. Kreckelbergh Lise dit :

    Bonjour,
    Nous avons planté des arbres fruitiers (scions de pommiers, figuier, nashis, plaqueminier) durant l’hiver 2015/2016. Nous n’avons fait aucune taille de formation… pensez-vous qu’il est encore temps? (c’est-à-dire là en avril), ou qu’il est préférable d’attendre encore l’hiver prochain (s’il ne sera pas trop tard…?)
    La deuxième question est de savoir si nous devons enlever les fruits cette année?
    Merci

  43. Laurent Lukombo dit :

    salut! j’habite Kinshasa en Rép. Dém. du Congo. j’ai fait germer quelques pépins de pomme et les ai plantés dans des petits pots, ils poussent déjà . l’un d’eux a 2 mois, fait au moins 10 cm de haut et ne pousse qu’en hauteur avec un rameau des feuilles. mon inquiétude est -ce qu’aurais- je des branches et à quel moment ? vu notre climat tropical. merci pour votre aide.

    Laurent

  44. Christine dit :

    Bonjour,
    En principe le rameau devra continuer de pousser et mesurer environ 80 cm environ pour commencer à produire des rameaux secondaires. Cela devrait prendre quelques mois encore mais vous devriez voir ceci dès cette année
    Cordialement

  45. Christine dit :

    Bonjour,
    Vous pouvez encore faire la taille de formation cette année, le plus important étant de supprimer les branches en trop, celles qui sont censées devenir des charpentières, de façon à ce que chaque branche restante ait toute la place nécessaire pour bien s’installer sans gêner les autres (donc 4 ou 5 au grand maximum).
    Ceci ne s’applique pas au figuier qui préfère souvent pousser en cépée (c’est à dire avec plusieurs troncs.
    En ce qui concerne les fruits, il n’est effectivement pas conseillé de garder les fruits les premières années, pour laisser les arbres pousser. Surtout, il faut absolument supprimer les fruits qui sont en bout de charpentières car d’une part ils ralentissent la croissance de ces branches et, d’autre part, la bourse créée par la croissance des fruits constitue un filtre néfaste pour une charpentière.
    Cordialement

  46. nicolas dit :

    bonjour,
    j’ai plante 3 pechers (1 il y a un an et 2 cette année)
    1 abricotier et 2 cerisiers.
    Ce sont tous des nains.
    Le premier pêcher donne des fruits cette année. La branche centrale fait 2m et l’arbre s’affaisse. Je vais donc lui mettre 1 ou plusieurs tuteurs pour le garder droit (j’attends de recolters les fruits pour ne pas qu’ils tombent)
    Donc si j’ai bien compris (je n’ai pas la main verte), je dois tailler en mars les rameaux ou il y a eu des fruits (puisque ceux ci ne refructuront plus) à la base du tronc.
    Dois je bien tailler en hauteur la branche centrale pour qu’il ne fasse plus que 1m et se ramifie? D’autant qu’il y a 1 ou 2 fruits directement sur la branche centrale.

    Si vous pouviez m’eclairer en me répondant avec des mots simples (comme pour un enfant) car je suis pas mais alors pas du métier ce serait sympa.

    En gros quand tailler? ou?quelle taille lui laisser.

    merci d’avance

  47. Christine dit :

    Bonjour,
    Comme à un enfant, je dirai alors : ‘prends patience et ne veux pas tes fruits trop vite.’
    Les premières années, il faut former l’arbre. Ce n’est pas important de savoir si on aura des fruits ou pas, il faut lui permettre de grandir et de s’établir. Et donc raccourcir chaque branche conservée (les mieux placées) environ au tiers de leur longueur.
    J’ai bien noté d’écrire un article ‘taille de formation des pêchers’ mais ce n’est pas pour tout de suit, hélas.
    Cordialement

Laisser un commentaire