Taille des rosiers en été : observer le cycle végétatif avant d’agir !

17 juillet 2011
  • Début juillet, lorsque la  floraison printanière des roses est achevée, c’est le moment de procéder à une première taille d’été des rosiers. Cette taille doit être adaptée à la sorte de rosier à laquelle elle s’adresse. Il existe en effet deux catégories de rosiers très différentes : les rosiers remontants et les rosiers non remontants. Les rosiers remontants fleurissent plusieurs fois pendant la saison (juin à octobre environ). Les rosiers non remontants ne portent qu’une floraison, souvent spectaculaire, fin mai ou début juin.

La clé de la taille d’un rosier consiste donc à savoir à quelle catégorie il appartient et, ainsi, à comprendre comment il pousse.

L’induction florale

Les rosiers remontants produisent des fleurs sur des branches qui viennent de pousser

Le calendrier idéal de suivi des rosiers remontants est bien rempli pendant la saison de jardinage :

  • Février ou mars : taille sévère de remise en forme des rosiers
  • Avril : l’arbuste pousse, forme de nouvelles tiges qui se terminent par des boutons floraux.
  • Juin I : les boutons floraux s’épanouissent en roses.
  • Juin IV : on supprime les roses fanées avant qu’elles ne portent des fruits. L’arbuste se repose un temps, plus ou moins long selon la variété, la vigueur et les conditions atmosphériques.
  • Juillet : l’arbuste reprend son cycle végétatif. Il pousse, forme des hampes de fleurs qui s’épanouissent puis fanent.
  • Août : le jardinier revient, taille de nouveau, l’arbuste se repose, puis repousse, etc..
  • A partir de septembre, on ne procède plus qu’à des tailles de nettoyage des fleurs fanées.

Bien entendu, ces dates sont indicatives. Elles illustrent simplement la courte durée de chaque phase. Plus le jardinier est attentif, plus il accélère le processus. Les arbustes les plus remontants, c’est à dire les plus floribonds, peuvent ainsi porter quatre, voire cinq cycles floraux durant une saison. Celle-ci se prolonge jusqu’aux premières gelées qui correspondent avec la mise en sommeil de l’arbuste. Un rosier moyennement vigoureux qui n’aura pas été taillé en été, en revanche, portera peut être une seconde floraison, pas très importante, et s’arrêtera là. Nous prenons le temps, pendant le stage de taille d’été, d’observer ces différences sur les arbustes.

Rosier Mozart

Est il toujours nécessaire de tailler un rosier remontant après sa floraison pour qu’il démarre un nouveau cycle végétatif ? Pas toujours. Cela dépend du mode de fructification du rosier en cause. Certains rosiers ont en effet la capacité de s’auto-nettoyer. Ils produisent peu de fruits, les hampes florales fanées se dessèchent et tombent et de nouvelles pousses apparaissent rapidement. D’autres rosiers, en revanche, produisent de gros, voire très gros, fruits. La production de ces fruits absorbe beaucoup de la vitalité de l’arbuste. Mais certains arbustes sont si vigoureux qu’ils peuvent accomplir les deux missions en même temps : porter des fruits et pousser.

Pour résumer : pour un rosier remontant la taille d’été se limite à un nettoyage. Supprimer les fleurs fanées, les branches abîmées et le bois mort… C’est facile à faire et en deux jours de stage, vous maîtriserez ces gestes vraiment utiles pour la ‘remontée’ des fleurs, c’est à dire pour assurer de nouvelles floraisons pendant l’été et au début de l’automne. Car certains rosiers offrent une floraison particulièrement abondante en automne, parfois jusqu’aux gelées.

Les rosiers non remontants produisent des fleurs sur les pousses de l’année précédente

Pour les rosiers non remontants, en revanche, la taille d’été est non seulement utile mais indispensable. C’est la grosse taille de l’année qui correspond à la taille que l’on effectue en hiver sur les rosiers remontants.

On dégage bien le pied du rosier (pour voir ce qu’on fait), on sélectionne les branches et on supprime les plus anciennes pour faire de la place aux nouvelles, puis on raccourcit les branches restantes, pour leur donner la possibilité de former des branches secondaires. (Voir la vidéo des soins et taille d’été aux rosiers)

Le calendrier est donc le suivant :

  • Avril : l’arbuste pousse, des hampes florales se développent au bout des tiges formées l’année précédente.
  • Mai III ou IV : les boutons floraux s’épanouissent en roses.
  • Juin I à IV : l’arbuste se repose un temps, plus ou moins long selon la variété, la vigueur et les conditions atmosphériques.
  • Juin IV à juillet II : on taille l’arbuste par sélection des branches et raccourcissement des extrémités : c’est le programme du stage de juillet
  • Juillet à août : l’arbuste reprend son cycle végétatif, des pousses se forment au pied.
  • Août à octobre : le jardinier revient, attache les nouvelles pousses des grimpants et les conduit progressivement dans une position inclinée. C’est le programme du stage de septembre.

Quelques exemples :

‘Cuisse de Nymphe’ : des branches multiples partant du pied

Selon le port du rosier, l’effet obtenu sera différent. Le premier exemple, le rosier ‘Cuisse de nymphe’ (Rosa Alba, origine inconnue, XVIème siècle ?), est un buisson assez touffu. Il émet du pied de multiples branches assez graciles dont une grande partie végètent faute de place et de lumière. Après la taille, l’air peut circuler au pied de l’arbuste. On aperçoit de nouvelles pousses qui pourront maintenant s’épanouir et participer ainsi au rajeunissement de la plante.

2 Cuisse nymphe avant2bis Cuisse_de_Nymphe3 Cuisse nymphe après

Fantin Latour : un arbuste bien charpenté

‘Fantin Latour’ est un rosier centifolia, d’origine inconnue et ancien,  lui aussi (d’avant 1900). Il produit moins de tiges du pied que ‘Cuisse de Nymphe’ mais ses branches durent plus longtemps (quelques années). On peut le tailler en favorisant une architecture plus pérenne. Les branches sont moins nombreuses mais plus vigoureuses. La taille va donc être conduite de façon assez différente pour le résultat ci dessous.


4 Fantin Latour avant4bis Fantin_Latour5 Fantin Latour après

Charles de Mills : modérez votre zèle…

Parfois, les jardiniers s’emballent, et oublient que nous sommes en été. Si la plupart des rosiers ne souffrent pas d’être recépés (taillés à ras) en hiver, en revanche, c’est une action risquée en été, puisque l’arbuste est en pleine végétation. Point trop n’en faut.

Ce sublime rosier ‘Charles de Mills’ (Gallica, origine inconnue mais déjà noté en 1790), ainsi raccourci, aura du mal en cette fin d’été. Il faut mieux adapter la taille à la vigueur de l’arbuste en n’oubliant pas que les feuilles sont le moteur de la plante. Pas de feuilles, pas de photosynthèse, pas de sève élaborée à redistribuer. L’arbuste devra vivre sur les réserves contenues dans les racines. Ce rosier planté récemment (il y a deux ans) était trop chétif pour un traitement aussi radical. La meilleure façon de l’aider maintenant est de lui donner beaucoup à boire !

6 Avant la taille6bis Charles_de_Mills7 Après trop taillé

Et bien sûr, on peut admirer tous ces rosiers dans la roseraie du Jardin des Merlettes.

Zoom sur les pousses de rosier

Gourmand ou pas gourmand ?

Il ne faut pas confondre nouvelle pousse vigoureuse et gourmand. Un rosier en bonne santé forme de belles pousses à partir de son pied. En général, elles ne sont pas de la même couleur que les branches plus anciennes, aoûtées (lignifiées) et peuvent aller du vert clair (à gauche, le rosier ‘Mon Jardin Ma Maison’) au rouge foncé (à droite, le rosier ‘La Belle Alsacienne’). Au milieu un vrai gourmand, à arracher absolument.

9 Pousse verte9bis Gourmand9ter pousse rose

Si la couleur peut prêter à confusion, comment distinguer un gourmand d’une nouvelle pousse de rosier ? Deux moyens sûrs : le nombre de lobes des feuilles et l’attache de la pousse au pied du rosier. Un gourmand est une repousse du porte greffe. Il en a donc les caractéristiques et, en particulier, les feuilles. D’ordinaire, une feuille de rosier comporte cinq lobes. Si la feuille en compte sept, on a probablement à faire à un gourmand, sauf pour quelques variétés de rosiers botaniques. Il en est de même si la pousse part d’en dessous le point de greffe et s’écarte du rosier, comme montré ci dessus. Pourquoi enlever les gourmands ? Parce qu’ils captent une bonne partie de la sève de la plante ; en anglais, le nom est ‘sucker’ (suceur) !

L’ article de juillet 2010 sur la taille d’été des rosiers décrit les malheurs de ceux ou celles qui confondent pousses et gourmands. Il pourrait être intitulé ‘tailler à contre-temps ou comment ne jamais obtenir de fleurs sur un rosier non remontant.’

Le cycle de vie d’une branche de rosier

Même si certains rosiers sont grimpants, leur caractère basitone est prépondérant (voir l’article sur la taille raisonnée des arbustes d’ornement, section ‘un malentendu de taille’). Il faut régénérer les branches régulièrement pour garder ces arbustes en bonne vigueur et obtenir une floraison fournie. La durée de vie d’une branche de rosier grimpant ou haut buisson n’excède pas quatre ans. (On rappelle que pour les petits rosiers, elle est en général d’un an, puisque les arbustes ont rabattus chaque hiver, et de deux ou trois ans pour les rosiers paysagers ou couvre sol, le long des autoroutes par exemple.)

  • La première année : on laisse pousser les nouvelles pousses vigoureuses. On leur fait éventuellement de la place en supprimant au pied les pousses les plus âgées. On les attache comme on peut (elles sont très cassantes) pour les protéger du vent et dégager les axes de circulation. En fin d’été, quand elles sont aoûtées (c’est à dire, quand elles se sont lignifiées), on palisse ces jeunes pousses en les arquant contre un support.
  • La deuxième année : une branche secondaire naît à la base de l’emplacement de chacune des feuilles de l’année précédente. Le bourgeon se développe en branchette qui porte des bourgeons floraux. Ceux ci s’épanouissent. On nettoie chaque branchette après floraison en taillant à deux ou 3 yeux comme sur la photo ci-dessous.

10 Taille 3 yeux après floraison

  • La troisième année c’est au tour des branches secondaires de porter des branches plus petites. La branche principale est une vraie guirlande de roses.
  • Quatrième année : la  branche est fatiguée, son écorce est souvent abîmée et il vaut mieux la supprimer au bénéfice d’une pousse nouvelle…

On suit ainsi ce cycle de trois ans pour la taille des rosiers pleureurs qui souvent ne sont pas remontants . On les taille donc soigneusement en été en éliminant une branche principale sur trois pour un renouvellement systématique.

11 Pleureurs avant11bis Pleureurs pendant11ter Pleureurs après

 

Et si on ne sait pas à quel rosier on a à faire ?

Si on connaît le nom du rosier que l’on souhaite tailler, une rapide recherche permettra de déterminer son comportement. Mais s’il s’agit d’un rosier ‘hérité’ dont on  ne connaît pas le nom, la meilleure façon de procéder est de l’observer tout au long d’une année.

Un rosier qui ne fleurit pas du tout :

C’est le cas le plus facile. Un rosier qui ne fleurit pas du tout tout au long d’une année est en général un rosier non remontant qui a été taillé au mauvais moment l’année précédente ou dont on a supprimé les nouvelles pousses en les prenant pour des gourmands. Il suffit de laisser les sécateurs sur l’étagère et d’attacher tranquillement, en les inclinant, les nouvelles pousses de l’été. Résultat garanti au printemps suivant, souvent d’autant plus spectaculaire que le rosier s’est reposé depuis plus longtemps… Le rosier Veilchenblau, ci-dessous, est un rosier qui ne fleurira jamais s’il est taillé à contre temps.

Rosier Veilchenblau

Un rosier qui fleurit peu :

S’il ne fleurit qu’une seule fois, cela ne veut pas automatiquement dire qu’un rosier soit non remontant : il ne reçoit peut être pas assez de soins… et d’eau. S’il est dans des conditions de croissance un peu trop justes par rapport à ses besoins, il va offrir un ‘service minimum’ et ne fleurir, chichement, qu’une seule fois. Bien soigné, c’est à dire taillé après la floraison et arrosé à cette occasion, il reprendra de la vigueur et portera de nouvelles fleurs.

En principe, un rosier remontant fleurit au moins une fois même si on le malmène. Donc un rosier qui ne fleurit pas du tout est en principe non remontant.

Choisir un rosier est une action importante pour le jardinier. S’il est bien adapté au sol et au climat de votre jardin, cet arbuste vous donnera de nombreuses satisfactions. Mais le choix est un processus délicat qui comprend de nombreuses variables. C’est tout le propos du stage de choix et plantation des rosiers qui a lieu à la fin de l’automne.

Vous avez encore des doutes ? Venez participer à l’un des stages de taille (mars, juillet et septembre) et vous repartirez confiants.

Voir le calendrier des stages


33 réponses à “Taille des rosiers en été : observer le cycle végétatif avant d’agir !”

  1. d'estaintot mathilde dit :

    Bonjour ,je suis amatrice de roses et je m’amuse pas mal à faire des boutures pour mon usage personnel ! peut_il y avoir des gourmands sur des rosiers obtenus par bouture ? J’ai toujours lu que les gourmands sont des pousses qui apparaissent sous le point de greffe d’un rosier, et comme sur une bouture il n’y a pas de point de greffe je me dis que logiquement il ne devrait pas y avoir de gourmand . Cependant il y a des pousses sur certains de mes rosiers qui portent des feuilles avec 7 lobes ,sont-elles des gourmands ? merci de votre réponse . Votre page sur les rosiers est très intéressante et très claire . Bravo

  2. Christine dit :

    Bonjour,
    Je suis d’accord avec vous : a priori, pas de gourmand possible sur des boutures. Le fait qu’une branche de rosier ait des feuilles à 7 lobes n’en fait pas un gourmand.
    Cordialement

  3. Marieyayou dit :

    On m’a offert l’année dernière un magnifique rosier avec de magnifiques roses orangées, très odorant. Début novembre je l’ai complètement coupé. Il est sur mon balcon et pour l’hiver je l’ai protégé avec de la paille et des copeaux de bois. Il a repoussé mais ne fait aucune fleur cette année. Je ne sais pas si c’est un remontant ou non. Je pense l’avoir trop raccourci. Je l’arrose avec un peu d’engrais depuis une quinzaine de jours. Refleurira t-il?
    Merci de me donner des conseils

  4. Christine dit :

    Bonjour,
    Modération est mère de sûreté. Arrrosez bien votre rosier cet été (pas trop d’engrais, attention), et ne le taillez pas l’automne prochain. S’il est non remontant, il fleurira alors et vous saurez qu’il vaut mieux le tailler après la floraison qu’en hiver, ok ?
    Cordialement

  5. fabienne mozis dit :

    Bonjour,
    Merci beaucoup pour ces explications. Votre descriptif du comportement des remontants et non remontants au fil des mois est très clair.
    C’est la première fois que ces choses me sont expliquées aussi simplement et que j’en retiens quelque chose.
    Il me manque juste encore un éclaircissement concernant les grimpants qui me rendent un peu folle (difficulté pour les guider, branches secondaires qui partent en sens inverse de la branche principale en formant un angle, etc…)
    Peut on après quelques années supprimer totalement une très grosse branche principale garnie de secondaires, au risque de se retrouver avec un rosier grimpant totalement dégarni ?
    Même question concernant Fantin Latour (arbuste) qui n’a que deux grosses branches assez dégarnies. Peut on supprimer complètement une de ses branches au risque de se retrouver avec un squelette ? Cette question est valable pour d’autres grands rosiers arbustes anciens qui me posent le même problème. En résumé peut on supprimer des branches à ras ,
    Merci d’avance pour votre réponse et encore bravo pour la clarté.
    Bien cordialement.
    F. Mozis

    Enfin, doit on tailler court un rosier comme

  6. Christine dit :

    Bonjour,
    Merci pour vos encouragements.
    Oui, on peut très bien supprimer une grosse branche de rosier, à condition de le faire à la saison morte (avant la montée en sève, c’est à dire à peu près maintenant) et de faire une coupe nette, avec un outil bien aiguisé (je préfère utiliser une scie). Pensez à bien arroser cet été s’il fait sec, ou au printemps si les pluies manquent. Votre arbuste repartira du pied. Tout ce que vous aurez à faire, c’est de ‘conduire’ ces pousses vigoureuses dans la direction que vous souhaitez.
    Attention, ce n’est pas toujours simple car il faut agir très progressivement. Au début, les pousses sont très fragiles et cassantes et cependant, il faut quand même les orienter dans la bonne direction car plus tard, lorsque la branche a adopté une forme, il est trop tard pour la rectifier.
    Donc, vous attachez de façon très lâche la nouvelle branche dans la direction que vous souhaitez en utilisant un lien assez long et très souple, du raphia par exemple. La première attache n’est qu’un premier essai. Quelques jours plus tard, vous resserrez un peu le lien et amenez la branche un peu plus dans le sens voulu. Et vous continuez jusqu’à atteindre votre objectif : il faut environ 3 ou 4 semaines. Processus patient certes, mais résultat assuré ! Souvenez vous, on ne tire pas sur un arbuste pour arriver à l’attacher où l’on veut, on choisit un lien plus long !
    Au mois d’août environ, la cellulose de la nouvelle pousse se transformera en lignine (par un processus appelé ‘aoûtement’, on se demande pourquoi…). La nouvelle branche devient alors beaucoup plus souple et vous pourrez l’attacher avec un lien bien solide.
    Une dernière chose : on ne coupe pas TOUTES les branches d’un rosier en même temps, on agit progressivement, une grosse branche par an. Une façon d’assurer les arrières.
    A vous de jouer !

  7. Siham Peyré dit :

    Bonjour, je suis novice dans la taille des rosiers :-) …j’ai raté le mois de novembre et mars pour faire le nettoyage de mes rosiers grimpants et buissons!!!! donc les branches se sont développées en hauteur…est ce que ce n’est pas trop tard pour les couper et si oui par quelle méthode. Merci par avance.

  8. Christine dit :

    Si, c’est trop tard maintenant pour toute taille sévère.
    Vous pouvez encore supprimer le bois mort ou abîmé. Pour le reste, attendez la fin de la floraison pour raccourcir les rameaux qui auront fleuri. Vous pourrez également enlever environ une branche gênante par pied (surtout s’il continue de pleuvoir comme en ce moment, mais pas plus.
    Le reste sera pour l’an prochain !
    Cordialement

  9. hardy dit :

    bonjour,
    je me sius fait un massif de rosiers avec des lavandes(anti-pucerons) et des sedums spurium rouges,rampants qui fleurissent rouge en été;
    dois-je craindre l’étouffement des rosiers?ou que dois-je faire,
    je coupe les lavandes au printemps, mais avec la pluie elles repoussent de plus belle, tout en faisant leurs fleurs;
    Meerci de votre réponse avertie,
    jardinement vôtre,

    shardyne50

  10. Annick dubois dit :

    Bonjour
    J’ai un rosier grimpant “Paul Transon” remontant et aprés une 1ère floraison il refait des branches secondaires sur les branches déja en pla ce.Certaines sont assez longues et je me demande s’il faut les raccourcir ou pas est ce que ça donnera plus de fleurs ou pas?
    Je me pose une autre question concernant des nelles pousses situées au départ des branches déja palissées et qui poussent perpendiculairement au rosier, que faut-il en faire ?
    Merçi de m’éclairer et bonne journée avec un temps couvert aujourd’hui dans le Gers

  11. Christine dit :

    Bonjour,
    Si les différentes branches ne se gênent pas les unes les autres, attachez les simplement (pour les protéger du vent ou des gros orages) puis courbez les quand elles seront moins cassantes (d’ici un mois environ). En effet, s’agissant d’un rosier grimpant, il ne faut pas raccourcir les branches mais les arquer. Justement, ces nouvelles pousses que vous avez remarquées le long des branches palissées vont porter les prochaines fleurs (d’ici 4 ou 5 semaines). Vous les raccourcirez un peu après floraison et elles produiront une troisième floraison en octobre.
    Cordialement

  12. Christine dit :

    Bonjour,
    Comme souvent, la réponse est dans la question. Si vous avez l’impression que les rosiers sont gênés, ils le sont sans doute car vous les avez plantés trop près de vos rosiers.
    Alors, à l’automne, action, et contre-plantation des lavandes un peu plus loin. Bon, elles n’aiment pas trop ça, mais autrement, vous serez tout le temps embêté(e) par ce problème.
    Ceci dit, la lavande supporte bien une coupe à la cisaille au moins deux fois par an, sinon trois.
    A vous de jouer !
    Cordialement

  13. Claude-Michel dit :

    Bonjour,

    voilà il y a un rosier chez ma grand-mère dont je ne connais pas le nom, qui a un peu près 60 ans peut-être plus, avec de belles fleurs rouge foncés, un parfum sublime et un touché velour.
    J’aimerai faire des boutures pour chez moi et par peur qu’il ne meurt un jour.

    Pourriez-vous, s’il vous plait, me guider pour éviter les ratés?!!

    Et serait-il possible de vous envoyer une photo afin que vous puissiez éventuellement l’identifier?

    Cordialement.
    Claude-Michel.

  14. Christine dit :

    Bonjour,
    Je veux bien regarder votre photo, bien volontiers, mais il y a des experts autrement plus chevronnés que moi : pourquoi ne pas apporter vos photos dans une fête des plantes et demander aux rosiéristes exposants ?
    Pour les boutures, la saison optimale pour les rosiers se situent en toute fin d’été, début septembre. Choisissez un endroit protégé du vent et du grand soleil (un peu de soleil, mais pas trop), ameublissez bien le sol et ajoutez un peu de crottin. Eventuellement, trempez le bout de votre bouture dans un pot d’hormones ‘de bouturage’ (je n’en utilise pas). Les roses rouges se bouturent assez bien en principe, moins bien que les roses rose cependant.
    Alternativement, il y a la méthode de la greffe, sur un rosier sauvage (églantier) que vous aurez installé dans votre jardin.
    Cordialement

  15. franceschi dit :

    Bonjour,
    J’ai bien lu vos questions-réponses, et j’ai retenu une info, à savoir : un gourmand de rosier n’est jamais de couleur rose. J’ai acquis à l’automne un joli rosier “Roville”, un grimpant. Il émet en ce moment des tiges de couleur plutôt rouge que rose qui partent non pas du porte-greffe, mais le long des tiges d’origine (vertes), à l’aisselle des feuilles, avec quand même plus de cinq feuilles, 6/7, mais pas partout. Pour moi, ce ne sont pas des gourmands, je n’y ai pas touché. Pourriez-vous me dire si je suis dans le vrai ou si j’ai tout faux..
    Bien merci.

  16. Marie Odile dit :

    Bonjour, j’ai acheté un rosier de fleurs à couper. EDENROSE, modèle Acapella. Il a de grandes tiges et les têtes viennent de faner. Je les ai coupées, mais je voudrais savoir si je dois couper aussi les tiges (comme si j’avais coupé les tiges fleuries pour les mettre en vase) ou si je dois attendre pour les rabattre.
    Je ne suis pas experte et je ne veux pas abimer ce rosier.
    Je ne sais pas faire la différence entre un remontant ou pas.
    Merci pour vos lumières.

  17. Christine dit :

    Bonjour,
    Votre rosier vous montrera tout seul s’il est remontant, c’est à dire, s’il peut refleurir en été ou en automne (ou les deux) après la belle floraison de printemps.
    C’est bien de couper les fleurs fanées, mais il faut effectivement tailler un peu plus que la hampe florale, deux ou trois feuilles, par exemple, selon la vigueur de votre rosier. C’est indispensable pour qu’il refleurisse bien. Ce qu’il vous montrera sans doute bientôt.
    Et, si le temps est sec chez vous, pensez à l’arroser au pied, cela aussi, c’est indispensable.
    Cordialement

  18. Christine dit :

    Bonjour,
    Non, vous avez très probablement raison. Ne vous inquiétez pas trop du nombre de sous division des feuilles, ce n’est pas toujours très exact.
    Dès l’instant qu’une pousse part d’au dessus de la greffe et non pas d’une racine, il s’agit bien d’une pousse, pas d’un gourmand. Et rouge (ou rose) c’est vraiment très bon signe !
    Cordialement

  19. Hamelin dit :

    Bonjour,

    J’ai acheté 2 rosiers d’Ispahan, ou supposés tels, sur Internet, en avril de cette année.
    Il n’ont jamais fleuri.

    Egalement, certains de mes rosiers ne fleurissent plus.
    Ce ne sont pas des remontants.

    Le seul remontant que je possède a fleuri en mai-juin, puis plus rien depuis.

    Y aurait-il une période de dormance pour les rosiers ?
    Merci de vos conseils par mail.
    Bien cordialement

  20. Christine dit :

    Bonjour,
    Après la plantation d’un rosier, donnez lui au moins deux ans, sinon trois pour ‘ s’installer’. Soignez les, c’est à dire, arrosez les (de temps en temps mais à fond) en été, un peu de crottin de cheval en hiver, en recouvrant la greffe pour la protéger du froid et en la dégageant eau printemps. Une taille légère.
    Vous saurez que le rosier s’est bien installé lorsqu’il produira de fortes pousses à partir de la greffe. Et les anciennes auront soudain l’air tout riquiqui !
    Donc pas de panique.
    Hé oui, un rosier peut se mettre en dormance pour se protéger, s’il a trop chaud par exemple. Fin août, début septembre, il se réveille en général et produit de belles tiges qui porteront des fleurs au printemps suivant.
    Patience
    Cordialement

  21. GENTIS JEAN CLAUDE dit :

    Bonsoir,
    Des rosiers (vieux tiges dont je n’ai plus les noms!) qui ont des gros troncs (3 à 4 cm de diamètre), qui végètes, peuvent-ils être coupés très près du sol, pour se régénérer ?
    Il y a dans les roseraies des rosiers de plus d’un siècle…
    Merci pour la réponse.
    Jcg

  22. Christine dit :

    Bonjour,
    Bien sûr, on peut régénérer des vieux rosiers en les taillant très bas car il s’agit d’arbustes basitones, c’est à dire dont les cellules ‘mères’ se situent tout près de la greffe.
    En revanche, je vous conseille d’agir en respectant les précautions suivantes :
    - Ces tailles très profondes sont à effectuer ‘hors végétation’, c’est à dire quand la sève est bien descendue dans les racines. Suivant l’endroit où vous habitez en France, ce peut être début novembre, ou seulement à partir de janvier. N’agissez pas trop tôt, et pas un jour de gel.
    - Faites une coupe bien propre, à la scie. Pas avec un gros sécateur à marteau.
    - Ne taillez pas tous les ‘troncs en une seule fois. Plutôt un seul cette année, un autre l’an prochain, etc. Plus sûr et plus efficace.
    - Soignez votre arbuste en lui apportant cet automne fumier (ou mieux, crottin), petit binage et paillage pour protéger son point de greffe. Au printemps, vérifiez qu’il ne souffre pas de la sécheresse (en Bourgogne, ces derniers printemps… sauf 2016 !, ont été très secs). Idem l’été prochain.
    - Protégez les repousses quand vous les verrez poindre au printemps prochain.
    Cordialement

  23. rosse dit :

    bonjour
    j’ai fait l’acquisition d’un rosier liane “felicite et perpetue”.ma question porte sur les gourmands;je voudrais savoir si tous les gourmands ne naissent qu’à partir de rosiers greffés et dans le cas de rosier liane s’il faut les enlever.merci

  24. Christine dit :

    Bonsoir,
    Votre question est très intéressante car elle permet de lever une ambiguïté : les ‘gourmands’ sont des rejets du porte greffe. Il faut donc les supprimer dans tous les cas, qu’il s’agisse de rosiers buissons, grimpants ou lianes.
    Maintenant la vraie difficulté est de savoir parmi les pousses qui surgissent du pied, lesquelles 1) sont des pousses du rosier greffé, et lesquelles 2) proviennent de l’églantier, rosier canina, ou autre porte greffe. C’est seulement cette seconde catégorie qu’il faut supprimer. Il ne faut pas se précipiter et enlever une jeune pousse du rosier mais il est parfois difficile de voir si l’origine de la pousse est au dessous ou au dessus de la greffe. Alors observez bien et laissez plutôt aux gourmands le temps de s’affirmer comme tels plutôt que de risquer de supprimer une nouvelle pousse de votre rosier.
    Bon jardinage !
    Cordialement

  25. Fang dit :

    Bonjour, j’ai un rosier grimpant que j’avais planté l’automne dernier. Il porte beaucoup de bourgeons de fleurs cette année. J’ai mis une colonne en fer pour le pallissade.Comment attache-t-on les branches ? J’ai vu qu’il faut les arquer en horizontal pour avoir plus de fleurs. Du coup, j’ai attaché les tiges en zig zag pour qu’ils soient couchés​ sur le pallissade sans avoir distingué le tige principal ou secondaire. C’est correct ? Je vous remercie de votre aide.

  26. grillon jacques dit :

    bonjour
    j’ai acheté un tres beau rosier remontant, grand huit
    a la foire aux arbres 2016
    1.50 de haut ,belles feuilles…..PLEINS DE FLEURS
    80 euros
    J’ai fait tout ce qu”il fallait a la plantation,de l’engrais au printemps……
    AUCUNES FLEURS A CE JOUR
    merci de vos conseils
    cdt

  27. Christine dit :

    Bonjour,
    Non, il vaudrait mieux n’attacher solidement que les branches principales et raccourcir les secondaires pur les renforcer. A l’arrivée, vous aurez autant de fleurs mais le rendu du rosier sera plus harmonieux.
    S’il est vrai qu’il faut incliner les branches principales, il n’est pas nécessaire de les attacher à l’horizontale, un angle de 45° suffit tout à fait pour induire des pousses tout le long de la branche et conduire ainsi votre rosier jusqu’en haut de votre support. En revanche, ne laissez jamais descendre cette banche, l’orientation doit toujours être vers le haut. Pour les branches secondaires (surtout raccourcies) ce n’est pas important.
    Cordialement

  28. Christine dit :

    Bonjour,
    Oh oh ! un rosier qui ne fleurit pas ? Bigre !
    Laissez le POUSSER tranquillement, tout simplement. Un rosier met 2 ou 3 ans à s’installer. Qu’il fasse de belles pousses toutes neuves et vous verrez.
    Arrosez le cet été. Arrêtez l’engrais. Et ne le taillez pas avant de comprendre où et comment il forme ses fleurs.
    Résultat garanti.
    Cordialement

  29. Fang dit :

    Bonjour Christine, je vous remercie de votre réponse très détaillée ! J’ai une question concernant l’engrais. Mes rosiers remontantes sont en pleine fleurs​. Est-ce que je leur donne des engrais pendant la floraison ou juste après pendant leur repos ? Merci d’avance pour votre aide !
    Cordialement,
    Fang

  30. Christine dit :

    Bonjour,
    Votre question est très importante et je n’y donnerai pas la réponse que vous attendez : en effet, au Jardin des Merlettes, on ne nourrit pas les plantes. Notre approche est complètement différente et beaucoup plus ‘holistique’. C’est à dire qu’elle considère le jardin comme un tout, en complète prise avec l’univers. On ne s’attache pas particulièrement à une plante (sauf pour la planter et l’installer) mais à ‘l’organisme jardin ‘que l’on soigne, lui, du mieux que l’on peut. Cela veut dire qu’on y préserve la biodiversité, qu’on observe les plantes naturelles qui s’y développent, et que l’on SOIGNE LE SOL du jardin : on ne le laisse jamais exposé aux rayons du soleil mais on le paille soigneusement avec toutes sortes de matériaux, on apporte du fumier (pas trop, et sans l’enfouir) ou du crottin (pour les rosiers) à l’automne, on composte les déchets et on épand le compost une fois mûr, etc…
    Autrement dit, on nourrit le sol qui ensuite nourrira les plantes dont votre rosier, mais aussi toutes les autres. C’est une approche différente, plus globale, et qui résulte en une fertilité accrue du jardin. Vous voyez l’idée ? Au bout de deux ou trois ans, la différence est assez stupéfiante… et on a moins besoin d’arroser. Essayez, vous verrez.
    Cordialement

  31. Lydia sammartin dit :

    J ai taille severement un Pierre de ronsard mi octobre en coup ant toutes les branches a feuille souples et ne gardant que les gros bois avec debut de branches est il foutu .?

  32. Lydia sammartin dit :

    J ai coupe bcp pour Le separer d un jasmin qui letouffait en s enroulant sur les gros bois .je sais que c est trop tot pour couper mon Pierre de ronsard qui a 8 ans et que je n ai jamais taille est il foutu? Il reste la structure seulement pour Le soigner , je lui ai mis de la bonne terre neuve et une bonne couche de paillage de lin .merci pour votre verdict sur la santè de mon grim pant p de ronsard .

  33. Christine dit :

    Non, il n’est pas nécessairement ‘foutu’ mais vous lui avez infligé une peine bien inutile : pourquoi ne pas avoir attendu la bonne saison : QUAND LA SEVE EST DESCENDUE ET QUE L’ARBUSTE EST AU REPOS ! (de début décembre à mi février pour des grosses tailles, à décliner selon les régions)
    Au jardin, on n’a pas le droit au caprice, il faut respecter la nature qui vous le rend au centuple. Parfois,on est obligé d’agir : un accident, un ravalement où l’entrepreneur vous prévient au dernier moment, etc. Mais en l’absence de ce genre de circonstances, il faut vraiment essayer d’accomplir chaque travail au jardin au bon moment de l’année. A commencer par les tailles. C’est aussi de l’écologie que d’essayer de comprendre les rythmes de la nature : jardiner avec elle, pas contre elle.

    Alors maintenant ? Mettez vous à la place de votre arbuste : le temps est magnifique mais il ne lui reste rien pour respirer. Il va sans doute rapidement sortir des pousses. Laissez les tranquilles et arrosez au pied si le temps est un peu sec (c’est le cas en Bourgogne). La terre et le paillage c’était super, SANS la taille !

    Cordialement

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