Peindre sa planche botanique

5 avril 2011

Pour celui ou celle qui aime les plantes, les regarder de près est un grand plaisir. Les peindre permet d’aller encore plus loin dans cette contemplation.

Regarder le végétal autrement

Peindre le végétal est une manière de méditation. La discipline demande de la patience et de la concentration. La récompense est dans le regard des autres qui souvent n’avaient pas vu la plante sous l’aspect décrit par le peintre et s’étonnent des détails apportés par l’artiste. C’est lui qui montre son sujet en lui imprimant son savoir-faire.

L’aquarelle botanique requiert de la précision et du soin ; on dit qu’il s’agit d’une « aquarelle sèche » car on y utilise peu d’eau. Pour rendre la transparence et la profondeur des couleurs d’une fleur il faut souvent de nombreux « passages » de pigments. L’ombre et la lumière doivent circuler et la composition du dessin est très importante pour rendre compte des spécificités du sujet.

Il existe quelques conventions dans une peinture botanique. Par exemple, que la lumière vienne toujours de la gauche et en aquarelle botanique on ne représente pas l’ombre portée.

pêches

Quelques aspects techniques

Parfois la plante meurt avant qu’on ait eu le temps d’achever son travail et le dessin permet de se repérer alors que le sujet n’est plus exploitable. Il n’y aura pas de bonne aquarelle si le dessin préalable n’est pas bon. Certains peintres botaniques dessinent leurs sujets à l’extérieur avec précision et prennent des notes de couleurs et des photos puis dans leur atelier, sur leur papier aquarelle, achèvent leur travail. Une technique largement utilisée consiste à dessiner son sujet grandeur nature sur une feuille de croquis, puis à le reporter sur une feuille d’aquarelle grâce au calque.

glycine

Peu de matériel

Encres et crayons :

Pour le dessin plus scientifique on peut utiliser l’encre de chine. On peut aussi choisir de représenter une partie du sujet à l’encre de chine. Les crayons de couleur, aquarellables ou non, sont également très populaires et donnent de très jolis effets. On peut aussi peindre à la gouache….

Papiers :

Auparavant on peignait sur parchemin (peau de chèvre ou de mouton) et sur vélin (peau de veau mort-né). Bien que l’aquarelle botanique soit dite « sèche » on a besoin d’un papier épais grammage 300 g voire 640g. On utilise un papier satiné qui permet de travailler en détail et qui ne laisse pas l’eau stagner dans les creux comme pourrait le faire un papier torchon.

Pinceaux :

Ils sont le plus souvent fins. En poil de martre ou d’écureuil. Leur qualité est une garantie de réussite.

Orchidee recadrée

Texte écrit par Madame Dominique Guillon qui a également dessiné les trois planches ci dessus et enseigne le dessin botanique au Jardin des Merlettes.

Voir le stage de dessin botanique


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