La taille des arbres fruitiers à noyaux

12 novembre 2010

La plupart des gens sont surpris quand on leur propose de tailler les arbres fruitiers à noyaux : regardez, disent ils, mon pêcher (prunier, abricotier, cerisier) est magnifique, il porte des fruits tous les ans, et pourtant, je n’ai jamais rien fait.

Et c’est vrai, les arbres portent des fruits, mais le prunier, qui a poussé bien droit, n’a pas échappé à la dernière tempête qui l’a démâté et brisé en deux. Ce sont les oiseaux du jardin qui mangent la plupart des cerises et des abricots que l’on ne peut plus atteindre depuis longtemps. Le pêcher portait de délicieuses pêches l’année dernière encore, mais il commence à se fatiguer. Ses branches, très longues, sont devenues grêles et ne portent plus que de petits fruits dans un vrai fouillis de branches.

Les professionnels, eux, connaissent les avantages d’une taille bien conduite sur les arbres fruitiers à noyaux : productivité régulière, arbres bien aérés et sains, charpente solide, cueillette facilitée.

0 cerisiers bourguignons

Les particularités des arbres fruitiers à noyaux

Une des principales différences entre les arbres à noyaux (du genre prunus) et les arbres à pépins tient à la façon dont les organes fruitiers se forment. C’est la première étape de l’apprentissage de la taille de ces arbres puisque ces particularités biologiques conditionnent la façon dont on peut tailler chaque espèce.

  • Les prunus repercent mal sur vieux bois. Cette particularité biologique signifie qu’il y a peu de repentir permis en termes de taille. Alors qu’un poirier ou un pommier repartira facilement à partir d’un rameau âgé de quelques années, c’est beaucoup plus rare pour un arbre à noyau. Le pêcher, en particulier, ne peut pas repartir sur vieux bois. Les cerisiers et abricotiers ont de plus tendance à développer une maladie, la gommose, si l’on pratique une taille trop sévère. Cela est moins marqué pour les pruniers.
  • Les prunus présentent peu de phénomène d’alternance. On n’a donc pas de raison d’éclaircir les fruits, sauf dans le cas d’arbres palissés, pour obtenir de plus beaux fruits.
  • Contrairement aux arbres à pépins qui fleurissent sur des coursonnes, de courts rameaux formés soigneusement par l’arboriculteur, les arbres à noyaux, eux, fructifient sur du bois très jeune. Ils forment des boutons, souvent groupés en ‘bouquets de mai’ sur les rameaux de l’année ou de l’année précédente. Ces rameaux sont dits ‘mixtes’ s’ils portent à la fois des bourgeons à fleurs et à bois et ‘chiffonnes’, s’ils portent uniquement des bourgeons à fleurs. La taille consiste donc à constamment renouveler (rajeunir) les rameaux productifs.

7Rameaux à bois et rameaux mixtes7Bouquet de mai7Chiffonne

Tous les arbres fruitiers du genre prunus n’ont pas les mêmes caractéristiques de croissance. On distingue les arbustes :

  • acrotones : à port érigé, le long d‘un ou plusieurs axes, avec une forte dominance apicale. La plupart des prunus appartiennent à cette catégorie : les pruniers, les abricotiers par exemple.
  • mesotones : qui s’étalent et ont un bois plus souple. Certains types de cerisiers, de griottes, les amandiers souvent, et beaucoup de pêchers sont mesotones.

En fonction du port spécifique de la variété on taille l’arbre fruitier en forme de plein vent, on le palisse, ou on l’arque.

Taille de formation

Quelle que soit la forme fruitière choisie, il faut toujours commencer par une taille de formation. Celle-ci est primordiale pour l’organisation de la charpente de l’arbre, même si les coupes semblent dérisoires, en raison de la faible taille des branches supprimées (photo du milieu).

Les principes de taille

On choisit les branches les mieux placées, que l’on conserve, et on supprime les autres. On raccourcit ensuite les branches conservées, pour les renforcer à la base. Dans certains cas, on rectifie l’axe de l’arbre. Chaque taille est pulvérisée d’une préparation de bouillie bordelaise.

1 Formation suppression branches superflues1 Formation prunier1 Formation axe et BB

L’arbre supporte d’autant mieux une taille que celle-ci est conduite quand l’arbre est jeune et que la section des branches coupées est petite. La taille peut s’effectuer en plusieurs fois : à la fin de l’hiver pour construire la charpente et veiller à l’équilibre de l’arbre, et en été pour éliminer le bois superflu et conduire une taille légère de fructification. Lorsqu’une intervention importante est nécessaire (arbre à reprendre suite à un accident, par exemple une tempête), il est préférable d’attendre la fin de l’automne, lorsque la sève est descendue et qu’il y a moins de risque de gommose. Il y a donc du travail à effectuer sur les arbres à noyaux tout au long de l’année: en mars/avril, en juillet/août et en octobre/novembre.

Regarder les dates de stage de la taille des arbres fruitiers à noyau

Elagage bois mort dans un prunier

Taille sur un cerisier à port rigide : le Bigarreau Napoléon

Les images ci dessous montrent quelques étapes de la formation d’un cerisier à port érigé. En avril 2010, après la taille de seconde année, pendant l’été 2010 et en octobre 2010, après la taille de troisième année. L’objectif de cette taille de formation est simplement de sélectionner quelques branches qui seront les charpentières, puis de les raccourcir pour leur permettre de se renforcer. Le gobelet commence à être bien formé. On continuera cependant à raccourcir les charpentières chaque année pour leur permettre de se renforcer. A gauche, l’arbre en début de saison, au milieu, l’arbre en été avant taille et à droite, le même arbre, après la taille d’été de fructification. La taille est effectuée sur du bois jeune, de moins de un an et les coupes cicatrisent donc très facilement.

2 Big Nap 2010 042 Big Nap 2010 092 Big Nap 2010 10

Taille sur un cerisier à port souple : Griotte du Nord

Les étapes sont les mêmes pour le cerisier montré ci dessous, une griotte. Les branches sont très flexibles et on cherche, d’une part, à établir un gobelet bien ouvert et, d’autre part, à limiter la pousse des branches en longueur tout en multipliant le nombre de branches secondaires qui se couvrent ensuite d’organes fruitiers. La forme naturelle (juillet 2008) est assez dégingandée et comporte de nombreuses branches. La seconde image (septembre 2008) montre la sélection qui est opérée sur les branches. La troisième photo montre la forme fruitière bien établie (octobre 2009).  La taille principale chaque année consistera désormais à raccourcir les branches en été, après la récolte des fruits, et à supprimer les branches en excès. Une petite taille d’appoint sera opérée en hiver, si nécessaire.

3 Griotte nord 2008 07 13 Griotte nord 2008 09 43 Griotte nord 2009 10 1

Et on voici le résultat, lors de la floraison le printemps suivant :

3 Griotte nord 2010 04

Palissage

Le palissage des pêchers est bien connu (les célèbres murs à pêches de Montreuil en sont un exemple), et de beaux jardins (au Luxembourg, au Potager du Roi à Versailles…) montrent des abricotiers palissés.  Le palissage des cerisiers est en revanche moins connu en France, alors que dans d’autres pays, la Roumanie par exemple, un pays producteur de cerises, c’est un classique. Mais il est indispensable de choisir un porte greffe nanifiant.

Le verger palissé du Jardin des Merlettes comprend un rang de neuf variétés de cerisiers palissés. La plantation est assez récente (trois ans) mais on commence à bien voir les différences de comportement selon les variétés.

4 1palissés avant4 2palissés pendant4 3palissés après

Arcature

Une troisième façon de conduire les arbres à noyaux est de procéder par arcature. Dans ce cas, on attache et on haubane autant qu’on taille. On peut par exemple former les cerisiers en liseron, comme on le voit en Bourgogne, ou conduire les pruniers en parapluie. L’exemple ci dessous montre la formation sur deux ans d’un prunier ‘de Saint Léonard’. On a du mal à croire qu’il s’agit du même arbre sur les trois photos, tant cette forme fruitière change le faciès de l’arbre.

Dans une première étape (mars 2009), le scion de deux ans, qui se révélait trop dégingandé, a été raccourci à environ soixante centimètres du sol. L’arbre a réagi en émettant des pousses très vigoureuses. Les pousses en surnombre ont alors été éliminées (été 2010) et les branches sélectionnées ont été inclinées vers le sol à l’automne.

5 St Léonard 2009 035 St Léonard 2010 085 St Léonard 2010 11

Au bout de deux ans, chaque branche arquée émet des branches secondaires qui portent des organes fruitiers. Les liens sont supprimés dès que la forme est installée, c’est à dire quand les rameaux attachés sont complètement lignifiés. La photo ci-dessous montre un prunier ‘Reine Claude dorée’ conduit en parapluie depuis 3 ans. A suivre, au printemps !

Voir le détail du stage au Jardin des Merlettes

6 Reine Claude dorée


144 réponses à “La taille des arbres fruitiers à noyaux”

  1. broussard dit :

    j’ai un vieux prunier qui pousse comme la tour de Pise et j’aimerai le remettre dans le droit chemin comment je peut procéder ?

  2. Christine dit :

    Bonjour,
    Cela semble bien difficile… quoique, ils ont réussi semble t’il à redresser la tour de Pise récemment !
    La seule façon à laquelle je pense est de laisser pousser des branches qui redresseraient un peu l’arbre, et en tous cas l’empêcherait de pencher davantage. L’arbre produit généralement de telles pousses de façon naturelle, à vous de l’encourager, vous voyez ?
    Cordialement

  3. Christine dit :

    Bonjour,
    Très très bien votre site :-) .
    J’ai une question concernant la taille des cerisisers.
    Je voudrais acheter un cerisier sweetheart et le conduire en espalier (double U). Dans votre article vous dites qu’il faut que l’arbre soit greffé sur un greffe nanifiant.
    Mes questions sont donc:
    1- Est-ce possible de le faire avec ce type de cerisier?
    2- Si j’achète un cerisier en gobelet, je peux le palisser? ou faut-il absolument une greffe nanifiant?
    3- Avez vous des sites à me conseiller, qui vendraient ce cerisiser avec une greffe nanifiant?

    D’avance merci pour vos réponses.

  4. Denise Tremblay dit :

    Bonjour, Nous avons de très vieux pruniers mirabelle (60 ans et +)e et cela fait environ 2 ans que nous n’avons pas ou peu de prunes. Il y a une une taille depuis 2 ans. Il y a eu quand même des floraisons dans les derniers printemps. Nous aimerions avoir une solution?
    MERCI

  5. Christine dit :

    Bonjour,
    C’est probalement un problème de pollinisation, puisqu’il y a des fleurs. Il faudrait onnaître la variété de votre prunier pour installer un ‘prunier compagnon’ près de lui.
    Bien cordialment
    le jardin des Merlettes

  6. Christine dit :

    Bonjour,
    Excusez je vous prie cette réponse tardive : votre message s’est trouvé caché, je ne sais pas pourquoi. De toutes façons, la saison de plantation à respecter est en fin d’automne (de mi novembre à mi décembre). C’est très important pour une bonne installation de votre arbre.
    Pour répondre à votre question : Non seulement il faut un porte greffe nanifiant mais il faut aussi, bien sûr, qu’il soit greffé en pied, pas en tête.
    Je ne vous conseille pas la forme en U car c’est une forme difficile pour un cerisier. Cette espèce a souvent un port très érigé. Des croisillons sont plus faciles pour suivre au maximum la forme naturelle de l’arbre.
    Les porte greffes nanifiants sont par exemple Colt ou Maxma Delbard. Je ne connais pas de sites particuliers à vous recommander : il vous faut chercher un pépiniériste, si possible dans votre région, qui greffe lui même ses arbres. Je serais heureuse si vous vouliez bien partager le résultat de vos recherches… :) !
    Cordialement

  7. Martin Fortier dit :

    Mon prunier Mirabelle fleurit très peu et les quelques fleurs
    sèchent et deviennent de petites prunes de 2 à 3 mm de diamètre qui tombent au sol… cet arbre a environ 7 ans et mesure 5 mètres. Le vendeur m’a assuré que c’est une variété autopollinisante.
    Merci

  8. Christine dit :

    Bonjour,
    Ce que vous décrivez ressemble quand même à un défaut de pollinisation. Avez vous observé d’autres pruniers près de chez vous ? Comment se portent ils ? Portent ils beaucoup de fruits ?

  9. Martin Fortier dit :

    Un copain à moi possède un prunier dans le village voisin et il croule sous le poids des fruits. Il arrive même parfois que les branches cassent ! Je ne connais par contre personne dans les environs immédiats qui ont des pruniers. Mon arbre bénéficie d’environ 2 à 3 heures de plein soleil par jour. Quand je dis qu’il y a très peu de fleurs, on parle d’environ de 20 à 30 fleurs sur un arbre assez gros. Elles sont situées sur quelques branches basses, aucune fleur en hauteur.
    Merci

  10. Christine dit :

    Pourquoi n’essaieriez vous pas de le greffer et de l’installer chez vous, pour faire honte à l’autre, voire pour le fertiliser… ?

  11. Martin Fortier dit :

    Merci pour le conseil. Je vais tenter l’expérience !
    Je laisse encore une année de grâce à mon prunier.

  12. jean-pierrre robert dit :

    j’ai 2 prunier que j’ai planter il y a 4 ans cette année et on du soleil +- 10 heures par jour il ont fleuries un petit peut au printemps et de petit fruit on sortie et on vite fait de tomber , ma question est il y a beaucoup de branche dans le bas es-ce que je peut les coupé ,

  13. Christine dit :

    Bonjour,
    s’il s’agit de pousses au pied de l’arbre (des ‘rejets’) et donc sous la greffe, il faut absolument les enlever en enlevant si possible l’empattement (c’est à dire, la base de la pousse) pour éviter qu’ils ne repoussent encore plus nombreux. On les appelle des gourmands, et gourmands, ils le sont, de la sève de votre arbre.
    Je vous envoie une photo sur votre boîte e.mail.
    Cordialement

  14. CLAUSS dit :

    bonjour,

    Nous avons actuellement un prunier sauvage qui produit énormement de prunes…. Pourriez vous me donner une solution afin que cet arbre ne produise plus de fruit???
    Merci d’avance de votre réponse

  15. Christine dit :

    Bonjour,
    Vous posez là une question bien intéressante pour toutes les personnes qui plantent un arbre et qui, quelques années plus tard, récoltent des fruits imprévus, en prime ! C’est le cas en particulier dans tous les espaces publics où les fruits risquent d’attirer des insectes (guêpes…) s’ils ne sont pas ramassés régulièrement.
    Pour répondre à votre question : aucune taille non mutilante n’empêchera un prunier fécond de produire des fruits. En revanche, vous pouvez gêner sa pollinisation. Il suffit à mon avis de recouvrir l’arbre d’un voile d’hivernage au moment où il est en fleurs et pendant une quinzaine de jours. Si les insectes ne peuvent pas butiner les fleurs, pas de fécondation et donc, pas de fruits. Il y en aura peut être quelques uns, mais pas la grosse récolte à laquelle votre prunier vous a habitué ! Ce moyen de contrôle n’est pas très facile si votre arbre est assez haut, mais il devrait être efficace…
    Bonne chance !

    PS : les arboriculteurs professionnels utilisent certaines hormones pour limiter la fructification, mais je ne crois pas que ces produits soient disponibles pour les jardiniers amateurs.

  16. nicolas dit :

    Bonjour,
    j’aimerais planter des mirabellier de nancy et les former en cordon double, est ce possible pour ce type de fruitier?
    Merci , Nicolas
    P.S. sympa votre site

  17. Christine dit :

    Bonjour,
    Non, désolée, la façon de pousser des mirabelliers, et des pruniers en général, ne se prête pas du tout aux formes en cordons, trop horizontales. Si vous voulez une forme palissé (en plan simple), vous pourriez éventuellement essayer les croisillons, nettement plus verticales, à condition que votre mirabellier soit greffé sur un porte greffe nanifiant, et surtout pas sur merisier, Myrabolan ou même Ste Lucie. La taille d’entretien sera sûrement un peu délicate et il faudra peut-être renouveler régulièrement la structure en conservant certains gourmands et en supprimant des branches établies pour la rajeunir.
    Bon, ce n’est sans doute pas gagné… En revanche, vous pouvez essayer les formes en fuseau ou en parapluie. Ça marche assez bien, mais c’est en 3D, pas en 2D.
    Petit rappel : mieux votre arbre se sent à l’endroit où il est, plus c’est facile de le conduire dans une forme inhabituelle. En revanche, s’il est chétif… mieux vaut le laisser en paix…
    Cordialement

  18. Lydia dit :

    Bonjour,
    nous avons un vieux mirabellier qui donne de beaux fruits. Situé dans la cour les branches penchent en partie vers le bas et empêchent la circulation: comment et quand pouvons nous les couper sans porter atteinte à la récolte de l’an prochain?
    Par ailleurs , nous avons laisser pousser à côté un rejeton il y a 7 ans, il a donné seulement cette année quelques mirabelles un peu rouges: peut on espérer qu’il se mette à mieux produire?
    Merci d’avance

  19. leroy mireille dit :

    Bonjour,
    votre site est très sympa et il me plaît de vous poser à vous ma question : nous avons un arbre reine claude qui a maintenant 5 ans; nous avons eu cette année à peu près 5 kg de fruits mais nous voudrions le tailler car il pousse en hauteur; merci pour vos futurs conseils.
    Bien cordialement
    mireille

  20. pradayrol dit :

    Tous ces arbres sont auto fécondant , je possède un prunier
    de très grosses prunes jaunes très juteuse s , très peut
    productif , le remède : un jour d’écobuage le tronc a brulé
    en partie ,depuis lors il est couvert de fruits cela depuis
    trente ans , à méditer …..

  21. Annie DUQUENNE dit :

    Bonjour
    Nous avons dans notre jardin depuis 3 ans un arbuste qui a poussé par hasard….. un noyau déposé par un oiseau ? Cela ressemble aux pruniers de notre voisin……. pas de fleurs au printemps et aucune trace de fruit….. Est-ce normal ?
    Merci de votre réponse

  22. Pothier Hubert dit :

    Bonjour
    J’ai une prunier qui doit avoir 3 ou 4 ans dont les branches partent pour la plupart toutes à la verticale et à plusieurs mètres de hauteur rendant difficile voir impossible la cueillette. Puis-je tailler significativement (de plusieurs mètres) les branches sans l’abîmer ? me permettant de récolter des prunes à hauteur d’homme l’année prochaine ou l’année suivante ?
    Merci et bravo pour votre site.
    Hubert Pothier

  23. Christine dit :

    Bonjour,
    Tailler ne vous avancera pas à grand chose car le prunier repoussera de plus belle, et toujours de façon érigée : essayez plutôt d’haubaner les branches pour les courber. Donc si vous le souhaitez vous pouvez
    - tailler le prunier en novembre (à sève descendue)
    - courber les pousses nouvelles quand elles sont encore souples.
    - deux ans plus tard, elles porteront des fruits.
    Le haubanage n’est pas très facile quand on a un seul arbre car à quoi accrocher les branches ? Les arboriculteurs qui ont une ligne de plantation sont mieux lotis.
    Cordialement

  24. Christine dit :

    Bonjour,
    Trois ans, c’est encore bien jeune et les pruniers, sauvages ou pas, font tous des fleurs à un moment ou à un autre.
    Donc, patience…

  25. Christine dit :

    Bonjour,
    Merci de ce témoignage effectivement étonnant. Surtout que la durée de vie des pruniers n’est souvent guère plus longue qu’une vingtaine d’années (peut être 30).
    De là à reproduire le phénomène… Honnêtement, j’hésite.
    Ceci dit, pour une bonne fructification, un prunier a besoin d’une bonne pollinisation. Peut être que ces belles récoltes sont dues à l’écobuage… ou peut être à un prunier voisin qui s’est trouvé fleurir à partir de cette année là…
    Cordialement

  26. christian dit :

    Bonjour,
    j’ai un prunier de variété Reine Claude.
    Habitant dans l’Essonne, il est rare que nous ayons de fortes gelées (rare mais pas écarté)
    j’ai planté ce prunier il y a 8 ans, et la deuxième année sans taille aucune, il a donné quelque fruits (une super production de 2kilo, insuffisante pour s’installer son compte mais suffisante pour les quelques bouches du foyer)
    Or depuis cette victoire, plus rien.
    Des années sans fleurs et au printemps 2014, de jolies fleurs mais pas de fruits.
    malgré une coupe “au bol” il y a deux ans, un badigeonnage de chaux sur le tronc, un ensoleillement de plus de 6 heures par jours, de la bouillie deux ou trois fois avant l’apparition de feuilles, toujours rien…..
    Dois je alimenter la cheminée avec ce prunier ou il y a t’il quelque chose à faire?
    merci de votre réponse

  27. christian dit :

    veuillez excuser les quelques fautes glissées dans mon message précédent.
    juste une info supplémentaire, mon voisin possède des ruches….donc…..

  28. Christine dit :

    Bonjour,
    Si vous voulez réduire la longueur des branches, le mieux est d’opérer à sève descendue, en novembre (après la chute des feuilles). Cela nuira forcément un peu à la fructification (s’il y a moins de volume de branches productif), mais les branches s’étofferont peut être un peu.
    En ce qui concerne les fruits du rejet, vous notez qu’elles sont rouges. Il ne s’agit donc pas de mirabelles mais plutôt des fruits d’un rejet du porte greffe, probablement un prunier myrabolan. Ces fruits sont très bons cuits en compotes ou en confitures… mais ce ne sont pas des mirabelles. D’autre part, ce rejet risque de prendre beaucoup de force au détriment du mirabellier. Il serait peut être avisé de le supprimer.
    Cordialement

  29. Christine dit :

    Bonjour,
    Vous pouvez diminuer l’ampleur de la ramure en taillant votre arbre en novembre (à sève descendue) d’une manière qu’on appelle ‘rapprochement’. La règle est de respecter la forme de l’arbre et sa structure propre en diminuant la longueur de chaque branche et en éclaircissant un peu l’arbre (enlever les petites banches dessus et dessous les branches fruitières. Une personne qui n’aurait pas vu l’arbre avant (et ne peut pas voir votre tas de branches coupées au sol) ne doit pas deviner que vous avez taillé car l’arbre doit paraître aussi ‘naturel’ avant qu’après la taille.
    Cordialement

  30. Christine dit :

    Bonjour,

    Un feu de bois de prunier ? Quel dommage ce serait !

    La coupe au bol est utile si vous avez besoin de réduire de façon importante la taille de l’arbre (en cas de ravalement, etc). Autrement, ce n’est pas une bonne idée car elle résulte en de trop nombreux nouveaux départs souvent très serrés et dont il faut éliminer les trois quarts pour procurer aux autres la place nécessaire pour se développer en branches fruitières. De plus, il faut réfléchir au cycle de la fructification sur les branches : les bourgeons à fleurs mettent souvent 3 ans à se réinstaller sur les branches (vous avez donc de la chance). Mais en remettant les compteurs à zéro par cette coupe vengeresse, vous avez reculé votre prochaine récolte… de trois ans sans doute. Alors, ne reprochez rien à l’arbre et laissez-le reprendre souffle (tout en éliminant un certain nombre de rejets, comme expliqué plus haut).

    Il n’est pas exclu toutefois que vous ayez un petit souci de pollinisation. Y a t’il des pruniers amis (d’autres variétés) dans votre quartier ? Un des meilleurs pollinisateurs pour le Reine Claude dorée est le Reine Claude Doullens, dont la prune est bien moins bonne (quoiqu’en confiture, elle est excellente) mais qui pollinise à merveille. Ceci dit, le reine Claude est irrégulier en production et les conditions ne sont pas aussi idéales dans l’Essonne (ou en Bourgogne d’ailleurs, nous en savons quelque chose) que plus au sud.

    Cordialement

  31. Christine dit :

    Oui, les ruches c’est bien, encore faut il que les abeilles aient quelque chose à mettre dans leurs sacs à pollen.
    D’où l’idée des pruniers amis….
    Plusieurs variétés valent toujours mieux qu’une seule quand on parle de pollinisation.

  32. sidji dit :

    Bonjour,
    J’ai un prunier d’environ 7ans qui ne donne que très peu de fruits et n’a jamais vraiment subi une taille de formation. De plus cette année il est envahi de pucerons… Quand puis-je le tailler? Et puis je le restructurer (forme gobelet) ?
    Merci!

  33. guerin dit :

    bonjour ,

    j’ai un cerisier qui a une vingtaine d’année , planté pret d’une haie de sapin qui a pri beaucoup d’ampleur et a fini par l’ etouffer.
    le cerisier a pousser en hauteur , il donne encore quelque feuille et quelques fruits ; les plus beaux fruits en haut evidemment .
    aujourd’hui nous avons abattu la haie de sapin et le cerisier respire . que faire pour qu il redemare bien , et surtout puis je couper la branche qui file vers le haut , pour que l’arbre rest accessible et n’est plus cette forme si elancée . je voudrais retailler cette branche filante de trois metre a un endroit ou elle fait a peu pret 8 cm de diametre , est ce possible ? et comment dois je proceder . merci d’avance

  34. stephane dit :

    Bonjour, j’ai un prunier qui semble avoir attrappé la gommose, la gomme sort de partout en petites gouttes, le dessous des branches est noir et légèrement mou. Je ne sais pas si c’est lié mais je l’ai légèrement taillé l’année dernière car il a du être laissé à l’abandon plusieurs années, sa forme de base équilibrée s’est transformée avec de grandes branches verticales. Je l’ai traité à la bouillie bordelaise la semaine passée (fin d’été). Est-ce que je peux lui redonner une chance en lui faisant une taille massive en le réduisant en hauteur jusqu’aux noeuds principaux des branches ou alors son cas est désespéré? Mes abricotiers autour ont attrappé aussi la gommose, ou lui ont transmis, mais ils sont moins touchés…
    Merci pour votre réponse, très beau site.

  35. Helleboid Dominic dit :

    Bonjour,
    C’est peut-être une question hors sujet. J’ai recépé un pommier il y a deux ou trois ans, il est maintenant couronné d’une demi-douzaine de branches verticales, puis-je provoquer sa mise à fruits par arcatures?
    En vous remerciant de vos conseils bien documentés,
    Dominic

  36. Christine dit :

    Bonjour,
    Question très intéressante, en plein dans le mille de ce qui nous préoccupe d’habitude.
    Quand vous avez recépé le pommier, vous avez provoqué la formation de toutes ces pousses. C’est effectivement elles que vous allez utiliser pour reformer une ramure. Vous pouvez utiliser la taille ou l’arcature, ou une association des deux.

    Tout d’abord, vous choisissez les branches les mieux placées et les plus solides (cela ne va pas toujours ensemble, donc c’est plus facile à dire qu’à faire…) et vous supprimez les autres. En principe, 6 branches suffisent amplement.

    Ensuite, soit vous taillez ces branches à environ 30 à 40 centimètres de leur base, sur un oeil bien orienté. Cela renforcera la branche. Ne pas tailler trop tôt mais attendre la fin des gelées (vers le mois d’avril). Vous ferez cela deux ou trois années de suite en laissant se développer des secondaires à partir de la troisième année (il ne faut pas encombrer le centre de l’arbre). Quand la branche est bien établie, vous pouvez choisir de la laisser pousser en port naturel, érigé ou souple selon la variété de pommiers.

    Ou alors, vous optez tout de suite pour un port naturel et vous éliminez au fur et à mesure les branches secondaires qui seraient mal placées (au centre de l’arbre ou en dessous). L’arbre fructifiera plus rapidement que dans le premier cas mais sera peut être plus fragile.

    Bon courage !

  37. Christine dit :

    Bonjour,
    Beaucoup de questions…

    Cette année n’a pas été bien favorable à nos arbres fruitiers et les maladies dites ‘cryptogamiques’ se sont développées un peu partout. Vous avez raison de vous préoccuper de cet arbre … et de ses voisins. Vous mentionnez que ‘le dessous des branches est noir et légèrement mou’, avez vous également noté la présence de champignons sur le tronc ?

    Il est difficile de savoir si votre taille de l’an dernier a provoqué cette gommose : avez vous utilisé des outils propres et désinfectés ? Quelle était la section des branches enlevées ? A moins de un centimètre de diamètre, il n’y a pas de danger. Dès que la section est plus grosse que trois centimètres environ, il y a un danger d’infection. La période de la taille est également importante. Pour éviter la gommose, on recommande de tailler à sève descendue, c’est à dire, en novembre, après la chute des feuilles et surtout pas au printemps, à la montée de sève.

    Pour soigner votre arbre et enrayer le développement de la gommose, il faudra renouveler les traitements de bouillie bordelaise, additionnée si possible de préparations à base de prêle, tanaisie ou fougère, qui sont efficaces pour les maladies cryptogamiques. Les moments les plus opportuns sont juste après la chute des feuilles (en novembre) et au moment du débourrement des bourgeons, au printemps. Le ‘ET’ est important : la santé des arbres dépend de soins assez doux, mais renouvelés régulièrement. Les pulvérisations de consoude au printemps participent aussi à une bonne santé de l’arbre.

    En ce qui concerne la taille, si vous lisez nos articles, vous savez que nous ne sommes pas trop partisans des solutions radicales, surtout pour les arbres à noyaux. Il est vrai que les pruniers survivent généralement (les 2/3 du temps ?) à un recépage, mais si vous pouvez éviter, ce n’est pas plus mal. Je vous propose plutôt de tailler les branches malades pour revenir sur des parties saines, et d’utiliser quelques unes des branches verticales (qui sont des ‘gourmands’ tant que l’on n’a pas décidé qu’elles participent à la charpente de l’arbre) pour rééquilibrer l’arbre. Vous supprimez les branches en surnombre.

    Bien cordialement

  38. Christine dit :

    Bonjour,
    Le prunier ne se prête pas bien à la forme en gobelet car il a tendance à produire des branches vigoureuses et très droites juste au centre de l’arbre. Il vaut mieux donc privilégier un axe central et, si vous voulez une forme fruitière, privilégier plutôt la forme en fuseau.
    Les arbres à noyaux se taillent à sève descendue, c’est à dire à la mi novembre environ, pour les grosses tailles. Les tailles dites de fructification, sur prolongement, s’effectuent au printemps, au moment de la floraison.
    Cordialement

  39. Christine dit :

    Bonjour,
    Les cerisiers ont horreur des tailles et vous risquez toujours d’endommager l’arbre si vous taillez sur une section de plus de 3 ou 4 cm.
    Si vous souhaitez toutefois tailler cette grande branche, attendez la descente de sève et opérer fin novembre ou début décembre (hors gel). Utilisez un outil bien propre et désinfecté. Faites une coupe bien nette, à la scie par exemple. Choisissez un jour de beau temps et pulvérisez un peu de bouillie bordelaise sur la plaie (pas de mastic) pour protéger des maladies cryptogamiques, à renouveler au printemps sur tout l’arbre bien sûr.
    Cordialement

  40. Françoise dit :

    J’ai un abricotier de 7 ans qui n’a jamais donné un fruit (je suis en Bourgogne du sud) – faisant beaucoup de branches je le taille régulièrement en raccourcissant les plus grandes branches (envergure actuelle 3 mètres environ et hauteur env. 3 à 4 mètres) il fleurit un peu au début du printemps
    (c’est le premier arbre fruitier à fleurir) – puis-je le rabattre sérieusement cet hiver pour le “doper” ? ou que puis-je faire. Merci pour votre réponse.

  41. bonjour Christine,
    des erreurs de manipulation ont copié en double et en désordre mes demandes c’est pourquoi ce deuxième texte plus clair
    Il s’agit de 2 cerisiers:
    l’un planté en scion il y a 3ans a fleuri cette année, mais n’a pas donné de fruits
    l’autre planté il y a 3 ans (il avait 2 ans, bien taillé par un professionnel,) file en hauteur, ce qui me laisse présager une difficulté pour récolter les fruits. il a fleuri abondamment cette année; et donné des tout petits fruits à peine mangeable
    La troisième question concerne, un néflier rustique planté il y a au moins 10 ans ou plus, qui ne donne ni fleurs ni fruits Il est planté à mi-ombre
    Auriez-vous la gentillesse de me conseiller
    Merci beaucoup

  42. Aurélie dit :

    J’ai une vieille maison avec dans son jardin un vieux prunier qui n’a semble t il jamais été taillé. Il produit beaucoup , même trop. J’aimerai le tailler parce qu’il comporte beaucoup de branches qui gênent d’autres. Comment dois-je procéder?
    Merci pour votre réponse.
    Cordialement
    Aurélie

  43. Christine dit :

    Bonjour,
    Tout simplement comme vous l’avez dit : en enlevant celles qui gênent les autres pour faire de la place à celles qui restent.
    C’est le bon moment car la sève est maintenant descendue. N’attendez ni le gel, ni surtout le printemps (quand la sève remonte).
    Bon courage.

  44. Christine dit :

    Bonjour,
    L’abricotier n’aime pas du tout la taille et fleurit surtout sur des branches d’au moins deux ans. Si vous le taillez trop, d’une part vous le mettez en danger, d’autre part, vous supprimez beaucoup des branches qui pourraient porter des fleurs.
    Donc, limitez vos taille à simplement supprimer les branches qui gênent les autres. Celles qui restent peuvent soit être conduites progressivement par des tailles douces pour monter une charpente en gobelet ou en liseron, soit raccourcies (d’environ un tiers de la nouvelle pousse) chaque année et arquées par des haubanages (sangles ou ficelles).
    Notre région de Bourgogne n’est guère favorable à l’abricotier. En tous cas, évitez je crois tout ‘rabattage sérieux’, il vous en saura gré.
    Et plantez une seconde variété pas trop loin, histoire de lui tenir compagnie, de favoriser l’émulation et, peut être une meilleure pollinisation…
    Cordialement

  45. Christine dit :

    Bonjour,

    Ce cerisier qui donne de tout petits fruits n’est hélas peut être pas un cerisier mais un merisier (‘prunus avium‘ ou cerisier des oiseaux). Souvenez vous de l’adage :”on connaît l’arbre à ses fruits”. Or ce que vous décrivez, ce sont des merises, fruits du merisier , et non pas des cerises, qui proviennent d’un merisier sur lequel on a greffé une variété de cerises.Cet arbre ne vous donnera pas d’autres fruits que ceux là, hélas, sauf s’il s’agit d’un rejet. Les fruits se situent ils sur une branche qui part du pied de l’arbre (sous la greffe) ?

    A dix ans, ce néflier devrait fleurir, sauf s’il est trop à l’ombre, gêné par d’autres arbustes, ou taillé trop souvent. Mais là encore, il peut s’agir d’un problème de greffe. Avez vous planté un noyau ou acheté un néflier (ou greffé vous même ce néflier) ? Les néfliers qui se ressèment tous seuls sot parfois stériles (parfois mais pas toujours).

    Cordialement

  46. Marcailloux dit :

    Bonjour,
    J’ai planté un prunier, il y a 7 ans qui n’a pratiquement jamais donné de fruits (5 à 10, 1 année sur 2 ou 3). J’ai décidé de le couper et j’ai commencé par l’ébrancher complètement en ne laissant que 4 branches principales à 20 ou 30 cm de longueur. Puis saisi d’une dernière hésitation, je suis prêt à lui laisser un sursis s’ il “décide” de produire.
    Qu’en pensez-vous?

  47. Christine dit :

    Bonjour,
    Hummm…. ce que j’en pense, franchement, c’est que ce petit prunier n’est pas très heureux.
    A t’il de la place, de l’air, du soleil ? Nettoyez vous régulièrement son pied des rejets? Lui avez vous apporté un peu de fumier ?
    Deux conseils : arrêtez de le tailler car il ne peut fructifier que sur des branches de deux (ou plutôt 3) ans au moins.
    Et… trouvez lui un copain (ou une copine) : les pruniers fructifient vraiment mieux s’il y a cross pollinisation… Évidemment d’une variété différente.
    Je crois qu’il existe un livret des Croqueurs de Pommes dédié aux pruniers qui sera plus précis sur les variétés conseillées.
    Cordialement

  48. Corinne BUHREL dit :

    Bonjour,
    Notre mirabellier qui a plus de 25 ans s’est brisé cet été sous le poids des fruits (du jamais vu!). En septembre, nous avons dû parer au plus pressé pour des raisons de sécurité, et donc tronçonné les branches brisées. Bien sûr c’était les plus belles ! Récemment, on l’a tailler un peu plus proprement, mais toutes les branches porteuses ont été endommagées. Que faire pour l’aider à repartir ? Merci de votre aide.

  49. filsclair pelerin dit :

    je voulais savoir faire une greffe sur arbre figuier

  50. Christine dit :

    Bonjour,
    Je ne sais pas si la greffe sur figuier est bien facile car il s’agit d’un bois creux rempli de moelle et je ne suis pas sûre que cela soit très indiqué.
    En revanche, si cela est possible pour vous, il y a un moyen très simple de multiplier u figuier : tout simplement en le marcottant. Cela marche très bien mais bien sûr cela prend un peu de temps. J’installe chaque année en avril des marcottes autour de mon figuier ‘Madeleine’ et en novembre, on peut les sevrer et planter les rejetons.

  51. Christine dit :

    Bonjour,
    Justement, je pense que vous avez déjà fait le plus important, à savoir retailler correctement les branches (une coupe nette) ce qui leur permet de bien cicatriser.
    Ce genre d’accident arrive malheureusement assez souvent aux pruniers et mirabelliers…
    Au printemps,de nouvelles branches pousseront sur votre arbre. Il vous suffira de supprimer celles qui seront mal placées (à l’intérieur de l’arbre) et de laisser se développer celles qui seront situées sur l’extérieur. Vous les taillerez ‘en vert’ cet été en choisissant un œil bien orienté (dans le prolongement de la branche) pour les renforcer. En trois ans, votre mirabellier aura reconstitué une belle ramure. Souvenez vous simplement que les pruniers et mirabelliers produisent des fruits sur du bois de trois ans et plus. Donc, juste un peu de patience et vous y êtes !
    Cordialement

  52. ledroit dit :

    que pensez vous de la plantation d un cerisier en palmette

  53. Christine dit :

    Bonjour,
    Faire pousser un cerisier en forme palissée, c’est tout à fait possible si le porte greffe et la variété s’y prête. Mais je ne vous recommande pas la palmette, qui ne convient pas à la façon dont un cerisier pousse. Le croisillon (à angle plus ouvert que la palmette), lui, convient assez bien.
    Cordialement

  54. Stefan dit :

    Bonjour,
    Nous avons acheté une maison avec un petit jardin. Un magnifique prunier y trône et nous fait une ombre salvatrice en été. Malheureusement, il nous fait des quantités de prunes que nous ne pouvons pas exploiter et couvre le sol d’une couche de fruits qui pourrissent et nous empêchent de profiter de cette ombre. Pourrions nous le tailler pour limiter la fructification ? Ou y a-t-il d’autres solutions ? Merci.

  55. Christine dit :

    Bonjour,
    Non , malheureusement, le propre du prunier étant de produire des prunes, toute taille destinée à réduire cette production ne peut qu’être une mutilation néfaste.
    Pourquoi ne pouvez vous pas exploiter ces prunes ?
    - parce qu’elles ne sont pas bonnes (trop molles, trop dures, trop acides…) ? Avez vous essayé de les cuire en confitures ? Le fait de cuire le fruit change complètement son goût et beaucoup de prunes très médiocres en frais se révèlent délicieuses en confitures
    - parce que vous n’êtes pas dans votre jardin au moment de la récolte et ne pouvez donc les ramasser ? Vous pouvez peut être vous rapprocher d’une association locale de jardiniers ou caritative (restos du coeur, secours catholique…) ou d’une association de quartier pour venir ramasser ces fruits et les transformer. Vous recevrez peut être quelques pots de confitures pour l’hiver…
    Les pruniers myrobolans de la haie ouest du jardin ont commencé à produire. Cette année, nous récolterons environ 300 kilos de fruits et nous montons à cet effet un atelier de confitures. Nous avons trop de fruits, certes, mais dans d’autres quartiers de la ville, d’autres n’en ont pas du tout. Nous allons partager avec eux le plaisir de la récolte puis celui de faire de bons produits pour les gourmands.
    Raoul Follereaux disait : “Personne n’a le droit d’être heureux tout seul”
    Bon courage.

  56. raphael dit :

    Bonjour j’ai un prunier de 5 ou 6 m de haut qui est malade…les fruits pourrissent sur l’arbre j’ai commencé à le traiter avec de la bouillie bordelaise mais je ne peux traiter que la moitié car les branches du haut sont hors d’atteinte. Puis je couper la tête du prunier ? Merci

  57. Christine dit :

    Bonjour,
    Oui, vous pouvez tout à fait étêter votre prunier, on parle alors d’écimage. Mais ce n’est pas la période de le faire pour un arbre à noyaux car nous sommes trop près du printemps et de la montée en sève de l’arbre. Attendez le mois de novembre prochain, quand les feuilles seront juste tombées.
    Vous changerez peut être d’avis d’ici là car il existe des pulvérisateurs sur lesquels on peut adapter une lance plus longue (environ deux mètres) et qui projette facilement à 5 mètres de haut (quand on tient également compte de la hauteur du jardinier). Car n’oubliez pas que les pruniers portent souvent leurs plus belles prunes en haut de l’arbre, sur les branches les mieux exposées au soleil.
    Pour la moniliose de votre prunier, n’oubliez pas de pulvériser aussi :
    - d’utiliser un purin de prêle (ou une décoction) en association avec votre bouillie,
    - de ne laisser aucun vieux fruit ‘momifié’ sur l’arbre
    - de bien nettoyer le sol au pied de votre prunier. Aucun fruit pourri ne doit rester sur place, ok ?
    Bien cordialement

  58. raphael dit :

    D’accord merci pour votre réponse… Je vais voir pour acheter une lance plus longue et appliquer vos conseils

  59. Christine dit :

    Merci pour votre arbre. La taille n’est à envisager qu’en dernier ressort, je pense.

  60. Stefan dit :

    Bonjour. Malgré mes supplications mon voisin a taillé de manière plus que sévère le prunus en face de chez moi. En fait, il ne reste qu’un moignon, à deux mètres de hauteur…Le tronc à la base fait 15 cm, la branche principale en fait 6, les autres un peu moins. Tout est coupé à raz du tronc.
    Et les oiseaux sont partis, vers des cieux moins violents, bref…
    Cet arbre vivra-t-il?
    Merci à vous

  61. Christine dit :

    Bonjour,
    On se rendrait mieux compte avec une photo. Si la taille a eu lieu l’hiver dernier, le prunus devrait se remettre, ne vous inquiétez pas trop. Mais bien entendu, cela dépend de la force des racines de ce prunus.
    Toutefois, il mettra sans doute du temps à retrouver une forme harmonieuse !

  62. Julia dit :

    Bonjour,
    Il y a 3 ans, nous avons planter un très jeune cerisier, nous n’étions pas sûre qu’il prenne car c’était une pousse quand on nous la donné. En 3 ans, il a tres bien grandit mais il est en 2 tronc!! Enfin quand on le regarde on dirait 2 cerisiers vraiment côte à côte, mais ils ont ne peut pas du tout les séparer. Aujourd’hui, nous avons été obliger de le déplacer car il était impossible qu’il reste la ou il etait. Donc, j’aimerais savoir :
    - est-ce normal qu’il se soit développer comme Ca en deux tronc ?
    - est- ce que le fait de le changer d’emplacement pourrait trop l’affaiblir ?
    Merci par avance

  63. Christine dit :

    Bonjour,
    Il arrive assez fréquemment que des arbres développent plusieurs troncs. Cela s’appelle une cépée. C’est assez joli. Ces arbres ne grandissent généralement pas autant que ceux qui n’ont qu’un tronc, mais pour cueillir les cerises, c’est plus facile !
    Déplacer un cerisier n’est pas chose facile car il a en général une racine pivotante, en plus de ses racines latérales. Ce qui est difficile donc, c’est d’extraire cette racine car sinon, elle risque de manquer à l’arbre. Mais elle descend très bas, alors je vous souhaite bon courage.
    Un détail important : ce n’est pas le moment de procéder à ce déplacement. Attendez l’automne et la chute des feuilles de votre arbre qui vous indiquera qu’il s’est mis au repos et que la sève circule moins.
    Cordialement

  64. Daye dit :

    Merci pour les détails. ça m’a vraiment aidé pour la taille de mes arbres

  65. dudu dit :

    bonjour, je voulais savoir j’ai acheter un pêcher un nectarine prunier je les est mis en terre mais le problème le prunier a fais ses feuilles mais le pêcher , nectarine il on des bourgeon mais j’ai l’inpression qui sont sec ( je les ai planter aux mois d’avril ) y a t’ il une solution merci d’avance

  66. michel dit :

    bonjour, j’ai un problème de maladie ???? sur plusieurs arbres cerisier pecher et poirier, ils ont fleuris au mois d’avril et après les feuilles ne sont pas développées et ils ont sécher dont le cerisier qui a plus de 20 ans ,j’aimerais savoir ce qu’il faut faire,pour ne pas contaminer mon verger .merci de vos conseils

  67. Christine dit :

    Bonjour,
    Ce n’est jamais idéal de planter des arbres au mois d’avril : aviez vous bien réhydraté la motte ? Y avait il de belles racines ? Aviez vous bien préparé le trou de plantation ?
    Il faudra peut être réessayer… en novembre, cette fois. Désolée.
    Cordialement

  68. Christine dit :

    Bonjour,
    Ce n’est vraiment pas facile de dire à distance ce qui se passe dans votre verger car il peut y avoir des causes bien différentes. C’est une peu comme une consultation par téléphone, sans voir le malade.
    Cependant, je peux vous indiquer qu’il y a eu cette année de très fortes attaques de chenilles qui ont fait de gros ravages sur les arbres fruitiers, les arbustes et les rosiers. Elles ont tout dévoré. Observez donc votre arbre de plus près pour voir si le bois est sec ou si les bourgeons ont tout simplement été décapités mais que le bois est encore souple. Cela vous donnera une première idée.
    Su le bois est vraiment sec et que l’arbre est mort, il peut s’agir d’un problème venant du sol (pourridié ?) qui provoque des morts subites, et surtout au printemps, quand l’arbre recommence à puiser fortement des ressources du sol, après une période de relative dormance des racines.
    Essayez de vous renseigner autour de vous pour voir si des jardins voisins ont connu le même phénomène.
    Bon courage
    Cordialement

  69. mumus dit :

    Bonjour, j’ai un prunier de 3 ans environ, il a fait une quinzaine de fruits cette année mais chose bizarre, ils est très élancé en hauteur et les branches principales démarrent à 1,50m du sol. Ma question: comment puis je le tailler pour assurer une bonne récolte l’année prochaine. Merci

  70. Marion dit :

    Bonjour,
    J’ai moi aussi besoin de vos conseils avisés, SVP.
    J’habite en haute-Savoie, à 800 M d’altitude. J’ai planté il y a environ 10 ans un cerisier Géant d’ hedelfingen…et je ne m’en suis plus occupé! Donc jamais taillé. Il doit atteindre les 6 mètres, fait très peu de cerises. J’ai compris à la lecture de votre blog qu’un copain pollinisateur lui serait profitable, je vais me mettre en quête. J’ai compris aussi qu’une taille sévère était risquée mais je n’ai plus le choix. Par contre, quand procéder ? Ici il gèle parfois en octobre, toujours en novembre et nous connaissons un été caniculaire.
    D’avance merci.

  71. Lila dit :

    Bonjour.
    depuis 2009, je suis sur un terrain habité par deux pruniers. l’un est un ‘prunus pissardi’ l’autre, je ne sais pas vraiment. mais cet autre fait habituellement de petits fruits jaunes, difficiles à avaler crus mais excellents cuits. bref. taille (sévère) nov 2014. résultat : à ce jour, arbre chargé de fruits , plus gros et surtout…. prune violet foncé, excellente crue… Je m’interroge donc sur la, les raisons, de ce changement de progéniture :) . pollinisation ,? qu’en pensez-vous. Merci de votre ‘éclairage.
    bien à vous

  72. fawzia dit :

    bonjour
    j’ai un prunier qui a 20 ans, il produit des prunes 1 année sur deux.
    mais cette année très peu de prunes qui ont pourri avant même de les cueillir.
    Les branches sont très grandes et arrivent presque au sol. Le prunier est très envahissant car mon jardin est petit.
    Puis-je le tailler, et quelle est la meilleure période ?
    Aurais-je plus tard des fruits?
    Merci pour votre réponse

  73. fawzia dit :

    Bonjour
    J’ai un cerisier dans mon jardin mais les branches commencent à envahir le jardin des voisins.
    Est-ce que je peux tailler le cerisier ? Et quelle est la meilleure période ?
    Va-t-il redonner des cerises ?
    Merci à vous

  74. Christine dit :

    Bonjour,
    Les pruniers n’aiment guère la taille. celle ci ne se justifie que si des branches ont été endommagées (à l’occasion d’un orage, par exemple) ou si certaines en gênent d’autres et que la lumière n’atteint plus l’intérieur de l’arbre. Autrement, laissez votre arbre tranquille. N’oubliez pas que les fruits du prunier ne viennent que sur des petites brindilles ou branches de deux ans et plus. Alors, si on le taille trop souvent, on a beaucoup de jolis bois, mais peu d’espace productif !
    La récolte du prunier se fait facilement, en installant un filet sous l’arbre et en le secouant légèrement. On peut donc le laisser ‘filer’ en hauteur. La seule difficulté réside dans notre rivalité avec les oiseaux. Il faut parfois poser un filet, au moins sur une partie de l’arbre si les merles et autres oiseaux sont trop gourmands par chez vous.
    Cordialement
    Cordialement

  75. Christine dit :

    Bonsoir,
    Donc on est d’accord, vous ne taillez que si vous y êtes vraiment obligée (branches dans les fils téléphoniques, qui rentrent par les fenêtres de votre maison, etc…). Il faut tailler à sève descendue… ou pas encore remontée. Donc de préférence avant les grands froids, mais à condition que les feuilles soient bien tombées (une preuve que la sève est descendue). Si vous êtes pris de vitesse, taillez avant le retour des beaux jours, mais avant que les bourgeons ne gonflent, ok ?
    Bien cordialement

  76. Christine dit :

    Bonsoir,
    Effectivement, c’est un phénomène intéressant, mais assez facile à expliquer je pense. Le changement de fruits n’a rien à voir avec la pollinisation car elle n’intervient que sur les arbres qui poussent à partir du noyau du fruit pollinisé par une autre espèce et non sur les fruits de l’arbre lui même.
    Les petits fruits jaunes que vous décrivez : difficiles à manger crus mais excellents cuits, correspondent aux fruits du prunus Myrobolan, un porte greffe habituel des pruniers. En revanche, la grosse prune violet foncé correspond à une variété de quetsche par exemple, un fruit greffé.
    Il me semble donc (il faudrait vérifier sur l’arbre, mais cela semble plausible) qu’en taillant sévèrement votre prunier, vous avez éliminé un certain nombre de rejets du porte greffe et libéré ainsi l’arbre greffé qui a pu enfin donner des fruits. Avez vous remarqué une différence dans la forme des feuilles d’une branche à l’autre (grosses feuilles pour prunes rouges et feuilles un peu plus petites pour prunes jaunes) ?
    Il faudra en tous cas surveiller votre arbre car le porte greffe exprimera d’autres envies de pousser bien fort et vous devrez protéger votre arbre greffé, faute de cela, vous vous retrouveriez de nouveau dans quelques années avec des petites prunes jaunes…
    Cordialement

  77. Christine dit :

    Bonjour,
    Vous pourrez tailler votre prunier, à partir de la chute des feuilles, en novembre en général.
    Bien sûr, vous aurez des fruits plus tard, d’abord sur les branches que vous aurez laissées et, deux ans plus tard, sur les nouvelles.
    Cordialement

  78. Christine dit :

    Bonjour,
    Il faut tailler chaque année vers le mois de septembre les pousses de l’année en laissant seulement un ou deux tiers de leur longueur. Vous gagnerez ainsi du temps.
    Pour les branches plus anciennes (élagage de l’arbre), attendez novembre et la chute de ses feuilles, preuve qu’il se met en repos et gare sa sève pour l’hiver.
    Mais à terme, si votre cerisier est trop près de chez votre voisin; il n’y a pas de solution miracle si votre voisin n’en veut pas chez lui…
    Désolée
    Cordialement

  79. christian dit :

    bonjour j’ai un quetschier de trois ans puis je lui faire une taille au vert en aout ou dois je attendre merci

  80. nivelon dit :

    mon cognacier et le prunier ont eut les feuilles grillées par la sécheresse faut il les tailler et quand ? se sauveront ils ?
    MERCI

  81. Christine dit :

    Bonjour,
    Oui, une taille en vert modérée lui fera du bien : contentez vous de supprimer (à la base) les branches mal placées ou qui en gênent d’autres.
    Cordialement

  82. Christine dit :

    Bonjour,
    Non, arrosez simplement vos arbres au pied. Ils ont encore le temps de refaire quelques feuilles.
    Pensez aussi à bien pailler ou mulcher vos arbres au pied. Cela retiendra mieux l’humidité.
    Cordialement

  83. suzanne dit :

    bonjour,
    Lorsque nous avons acheté ce terrain en 2011 un cerisier avait été planté dessus. Il a bien poussé et donne des chaque année plus de cerises. Mais il est bien branchu, feuillu et on a du mal à y trouver les cerises. Info; on est en Moselle et dans un secteur ou le vent souffle souvent à 25 ou 30 km/h. Peut-on déjà le tailler et de préférence quand, comment, s’il vous plait, merci.
    Bien cordialement.

  84. Christine dit :

    Bonjour,
    Oui, il est très important de ‘former’ les arbres fruitiers quand ils sont jeunes, et en particulier les cerisiers, pour établir une charpente bien costaude et bien répartie.
    Pour les cerisiers, contrairement aux arbres à pépins, on opère en principe en novembre, à sève descendue.

    Sur la taille de formation des arbres fruitiers, voyez notre article sur le blog (septembre 2011) : la taille de formation des arbres fruitiers, simple, indispensable et totalement oubliée !

    Et pour la mise en pratique, vous pouvez bien sûr vous inscrire à un stage de taille d’arbres fruitiers au Jardin des Merlettes : on est là pour ça…

    Cordialement

  85. Cécile dit :

    Bonjour,
    Je préparais mon trou de plantation pour un quetsche d’Alsace et je suis tombée sur une veine de calcaire friable jusqu’à 40cm de profondeur et, au-dessous, je dirai une terre argileuse. Ce prunier ne risque-t-il pas d’étouffer à terme ? J’ai élargi le trou sur 1m de diamètre. Faut-il que j’agrandisse encore mon trou, et de combien ? Je peine à trouver des infos sur le système racinaire des pruniers : merci d’avance de votre réponse et bravo pour la qualité de votre site.

  86. Christine dit :

    Bonjour et merci de vos encouragements,
    Vous n’avez pas besoin de faire un très grand trou pour planter votre arbre. Il suffit qu’il soit assez profond pour que vous puissiez bien placer les racines et que la terre soit ameublie sur environ 20 cm de plus dans toutes les directions. Ensuite, l’arbre se débrouillera, surtout les pruniers. Un critère important : la hauteur de plantation. Il faut installer un bâton en travers du trou de plantation pour vérifier à quelle hauteur vous plantez et procéder à deux personnes. La première maintient l’arbre à la bonne hauteur et l’autre personne ajoute la terre.
    En ce qui concerne la présence de calcaire, je ne pense pas que ce soit un problème. Certains stagiaires me disent avoir de beaux pruniers dans des jardins au sol assez calcaire. Les poiriers y sont réfractaires ainsi que les châtaigniers et, dans une moindre mesure, les pommiers, mais les pruniers semblent bien s’en accommoder.
    Bonne plantation
    Cordialement

  87. Mumu dit :

    Bonjour,
    Nous avons sur notre terrain (ile de ré )un vieil amandier qui a donné il y a 3ans une belle récolte mais depuis plus rien. Il semble s’épuiser. Précisons qu’à son pied pousse un laurier sauce. Faut il le tailler vigoureusement et le laurier?
    Merci de m’indiquer qu’elle genre de taille il faut pratiquer.

  88. Christine dit :

    Bonjour,
    Clairement, la pousse d’un laurier au pied de votre amandier est très gênante pour lui. Il vous faut choisir : amandier ou laurier ? Dans le meilleur des cas, vous arriverez (au mois de décembre par exemple, c’est à dire quand la sève aura largement cessé de circuler) à arracher le laurier et à le déplacer loin de l’amandier (au moins 5 mètres). Sinon, si les racines des deux arbres sont trop emmêlées et que vous risquez de les abîmer dans l’opération, il faut enlever le plus possible du laurier (branches et, si possible, racines) pour dégager votre amandier.
    Certes, l’opération comprend des risques. Et je ne vous propose même pas d’essayer d’arracher l’amandier, puisque vous indiquez qu’il est ancien. Mais le statut quo présente tout autant de risques car je ne donne pas cher de la survie de votre amandier face à un laurier sauce : étouffement garanti ! Chaque année compte donc et je vous conseille d’agir sans attendre l’année prochaine, la situation ne fera que s’aggraver.
    Par la suite, si vous n’avez pas pu arracher le laurier, il faudra surveiller les repousses de laurier : cette plante est très coriace !
    Bon courage, tenez nous au courant.
    Cordialement

  89. Isabelle dit :

    Bonjour
    J’ai un mirabellier d’environ 15 ans qui pousse en hauteur du fait d’une taille inadaptée dans les premieres années suivant la plantation .
    quand et comment le rabattre pour le ramener a la forme d’un fuseau qu’il avait initialement ?
    merci

  90. Christine dit :

    Bonjour,
    Aïe, hélas, c’est bien difficile de vous répondre ainsi par écrit. La question que vous posez était précisément le sujet du stage de la semaine dernière et aussi de la prochaine séance de taille avec notre association des Amis du Jardin des Merlettes. Si vous habitez dans notre région, adhérez à l’association et venez voir. Sinon hélas, le prochain stage aura lieu en novembre 2016.
    Cordialement

  91. Elodie dit :

    Bonjour,

    Mon voisin m’a donné son prunier agé d’environ 10 ans jamais taillé ni entretenu.

    Il se présentait de la sorte : 5 troncs un peu comme un gros buisson. J’en déduis qu’il a du faire des rejets jamais enlevé qui ont eu l’occasion de grandir.

    J’ai donc choisi le tronc le plus gros et vigoureux et coupé les autres à ras du sol puis chaulé et traité à la bouillie bordelaise.

    Est ce que j’ai bien fait de supprimer autant de bois ?

    Merci d’avance !

  92. Christine dit :

    Bonjour,
    Pour être tout à fait franche, il me semble que vous avez pris là une option bien radicale et un peu dangereuse pour la survie de votre arbre.
    Bon, certaines variétés de pruniers supportent mieux la taille donc tout espoir n’est pas perdu.
    Vous devrez surveiller au printemps les rejets qui apparaîtront à la base de vos coupes. Supprimez les soigneusement, et surtout sans attendre qu’ils grossissent.
    Bonne année 2016 !

  93. Elisaneth LANIER dit :

    Bonjour Christine,
    On commence à apercevoir les fleurs de mon abricotier, hélas! Comme nous sommes encore mi février, en Bresse…, on peut craindre des gelées qui anéantiront la récolte à coup sûr… :-( Est-ce qu’un voile d’hivernage installé maintenant pourrait être efficace, et ne risquerait-il pas d’endommager les boutons?
    Merci!

  94. Ce sont des bonnes informations concernant la taille des arbres fruitiers à noyaux ! Merci d’avoir expliqué que les avantages d’une taille bien conduite sur les arbres fruitiers sont la productivité régulière, des arbres bien aérés et sains, etc. Diriez-vous que c’est possible de bien tailler un arbre sans aide professionnel ?

  95. Christine dit :

    Bonjour,
    Oui, vous pouvez tout à fait installer un voile d’hivernage. Il suffit de vous assurer qu’il ne touche pas les fleurs de votre arbre, donc il faut l’installer sur des piquets un peu plus hauts que l’arbre, comme une tente (ou une moustiquaire). Le plus pratique, quand on le peut, c’est de planter les abricotiers à un endroit bien exposé et contre un mur, en les palissant. Il suffit alors d’installer des pitons dans le mur qui servent de support pour tendre le voile un peu en avant de l’aplomb des arbres.
    Bien cordialement

  96. Christine dit :

    Bonjour,
    Tout à fait. La chose la plus importante, à mon avis, c’est de bien regarder vos arbres et d’essayer de comprendre ce qui leur arrive. Personne ne regardera vos arbres plus soigneusement que vous.
    Si vous faites cela régulièrement, vous en déduirez certaines choses qui vont bien et d’autres moins heureuses, et vous ferez des progrès.
    Et vous pouvez aussi lire, pour vous aider, ce livre très pédagogique sur la taille des arbres fruitiers : Leterme, E. et Espinassse, JM ‘de la taille à la conduite des arbres fruitiers’ (Editions du Rouergue, 2011). Un stage au jardin vous fait gagner du temps dans votre réflexion, c’est tout.
    Cordialement

  97. berqui dit :

    Bonsoir Christine,
    je viens de tailler sévèrement un cerisier de 40 ans (jamais taillé, libre… comme le vent !),
    pensez-vous, espérez-vous, comme moi, qu’il va se remettre au printemps ? je croise les doigts… j’attends… aussi votre avis !
    Merci, cordialement

  98. Christine dit :

    Bonjour,
    Désolée, mais vous savez que les cerisiers n’aiment pas la taille. En plus, le mot ‘sévèrement’ est un peu alarmant.
    Mais je peux prier avec vous le patron des jardiniers (St Fiacre, je crois)…
    Plus sérieusement, vous avez fait ce que vous pensiez nécessaire. Si l’arbre s’en remet, il va produire beaucoup de rejets. C’est cela qu’il vous faudra gérer soigneusement : en conservant les rejets bien placés et en supprimant les autres, progressivement (un peu cette année, le reste l’an prochain)
    Espérons…
    Cordialement

  99. Stephane dit :

    Bonjour,

    J’ai greffé une trentaine de cerisier au mois de septembre en fente ( 2 greffons par sujet) et en écusson (1 oeil dormant par sujet) et ils sont tous partis, je voudrais savoir comment et quand tailler les 3 pousses sortant des
    greffons en fente je vais laisser ainsi que l’œil de l’écusson .

    Merci d’avance
    Salutations et remerciement pour votre site!

    Merci d’avance

  100. mathieu dit :

    Bonjour, félicitation pour votre site très instructif
    je souhaiterais palisser un prunier mirabelle
    J’ai récupéré ce prunier, dans le jardin de mon grand-père. C’est un rejet, d’un pied mère. Ce rejet fait environ 2 cm de diamètre et 3 m de haut, et dispose de quelques dizaines de petite branches (assez fines) situées entre le milieu du tronc et le haut.
    Est-il trop tard pour entamer un palissage ? si, non, puis-je le tailler à 1 mètre de hauteur pour le forcer à faire des branches horizontales pour ensuite le palisser ?
    J’ai cru lire sur votre site ou ailleurs, que les arbres à noyaux produisaient leurs fruits sur des branches âgées d’un an, et une seule fois seulement. Mn palissage sera donc caduque après la première fructification ?
    NB : Si le palissage est déconseillé dans mon cas, je souhaiterais le mettre en pot, d’environ 60 à 80 L. Me le déconseillez-vous, ou alors pensez-vous que cette contenance pourrait lui permettre néanmoins de produire des fruits, en lui prodiguant les soins nécessaires (taille, engrais, fumier) ?
    Cordialement. Mathieu

  101. Christine dit :

    Bonjour,
    Attention, vous parlez du rejet d’un pied mère. Il y a donc tout lieu de penser qu’il s’agit donc du porte greffe du mirabellier de votre grand père. Ce n’est pas la même chose que de parler du mirabellier lui même. Ce rejet, selon toute vraisemblance, sera un Saint Julien ou un porte greffe similaire, voire un prunier myrabolan qui ne porte pas des fruits très intéressants (mais bons en confiture). Je suis d’autant plus sûre qu’il s’agit d’un rejet de porte greffe que vous parlez d’une pousse de 3 m de haut.
    Pour ma part je n’ai jamais vu de prunier palissé. Son mode de pousse, très pêchu (devrait on dire ‘prunu’?), ne s’y porte guère. Des pêchers, des abricotiers, sans aucun doute, des cerisiers, à la rigueur (greffés sur colt, par exemple, mais toutes les variétés ne s’y prêtent pas bien, nous avons un essai en cours sur dix variétés depuis 8 ans, l’écart se creuse…), mais des pruniers.. Dur dur.
    Pour le contenant, 60 à 80 litres, ce n’est pas bien gros pour un prunier, ou tout autre arbuste fruitier à noyaux, à peine suffisant pour un grenadier. La taille ne peut pas compenser le manque de place pour les racines.
    Bon, désolée de toutes ces réponses peu sympathiques… Envisager la possibilité d’aller planter chez les voisins ?
    Cordialement

  102. Christine dit :

    Bonjour,
    Ne vous pressez surtout pas de tailler les nouvelles pousses émergeant des greffons. Laissez passer quelques mois et vous ferez votre sélection, mais pas avant le mois de juin. Vous pourrez ensuite attendre jusqu’à l’an prochain pour tailler la (ou les) pousse(s) que vous aurez conservée(s), et encore, selon la forme que vous souhaiterez adopter pour votre arbre, vous pourrez vous permettre d’attendre plus longtemps. Du point de vue de la solidité de la structure de l’arbre, il me paraît plus judicieux de ne conserver qu’une seule pousse, puis de la tailler pour initier des charpentières, et non pas de compter sur trois départs de greffons différents. Ceci créée en effet une zone de fragilité au niveau de la greffe quand ces greffons grossissent, sans mentionner les risques d’écorce incluse s’ils viennent à se toucher.
    Cordialement

  103. Laurent Grimel dit :

    bonjour,mon prunier as trois branches principales,et là que le printemps arrive que les bourgeons arrivent,je viens de me rendre compte que l’une d’elles est mortes que dois je faire. …si je la coupe j’ai peur de déséquilibre mon arbre et si je fais rien j’ai peur que ça progresse au reste de l’arbre. …merci pour un conseille

  104. bottone dit :

    J’ai un abricotier (il me semble que c’est un Rouge du Roussillon si mes souvenirs sont bons)dans mon jardin, or depuis 2, 3 ans il ne donne pas grand chose comme fruits, et cette année je crois que je n’en aurai pas un seul, en effet ils tombent des qu’ils ont la taille de 2 à 3 cm.Quelle pourrait être la cause de cela?
    Que faudrait il faire pour avoir comme au début une bonne récolte de fruits succulents.
    Je vous remercie.

  105. Karine dit :

    Bonjour,
    j’ai un prunier reine-claude d’Oullins de 9 ans. Cette année il est très atteint par une sorte de champignon (branches mortes, et base du tronc “attaqué”). il semble même que l’arbre ne tienne plus bien au sol. Il va donner quand même des prunes sur quelques branches mais il n’a jamais donné plus d’un ou deux kilos de prunes par an.
    A côté de ça, j’ai un mirabellier de Metz du même âge qui est couvert de mirabelles depuis trois ans et qui des tonnes de rejetons qui poussent tout autour.
    je me pose la question d’enlever le reine-claude d’Oullins et le remplacer par un bébé mirabellier de Metz.
    Plusieurs questions:
    1. est-ce que la terre est contaminée par le champignon? à savoir, si je mets un autre prunier mirabelle à la place du prunier malade, va-t-il être aussi malade?
    2. est-ce que un jeune mirabellier non greffé peut donner autant de fruits que le prunier mère? ou faut-il faire quelque chose (le greffer?)
    Merci beaucoup pour votre réponse

  106. Karine dit :

    ah oui, et j’ai oublié de demander si la mirabelle de Metsz peut polliniser la reine-claude dorée (un autre prunier à côté).
    Je viens également de planter un prunier quetsche : celui-là paraît-il n’a pas besoin de pollinisateur? Merci de me le confirmer.
    remerci beaucoup pour votre aide

  107. Christine dit :

    Bonjour,
    Chère Karine, vous posez en quelques questions à peu près la totalité des points sensibles de la culture des pruniers :

    - la greffe : oui, l’arbre doit être greffé. Les rejets des racines sont des rejets de porte greffe, c’est à dire non pas des ‘mirabellier de Metz’ mais des prunus Myrabolan ou des Sainte Lucie, à fruits beaucoup moins intéressants. A propos d’ailleurs, je vous conseille très fortement d’arracher tous ces petits pruniers avant qu’ils ne deviennent trop envahissants.
    - les champignons : une vraie plaie pour les pruniers. Il vaut mieux effectivement ne pas replanter au même endroit, surtout un prunier ! Ça n’est pas forcément pratique dans un jardin où il ne reste peut être pas beaucoup de place libre, mais évitez vous des soucis en suivant cette règle simple.
    - La pollinisation : Le prunier Reine Claude Doullens est un très bon pollinisateur pour la Reine Claude Dorée. Ce n’est pas le cas du mirabellier de Metz. Effectivement, le quetschier est en général auto fertile (n’a pas besoin d’un pollinisateur).

    Bien cordialement

  108. Christine dit :

    Bonjour,
    Aucun souci : si la branche est morte, elle est… morte. Autant l’ôter tout de suite et permettre à une autre de prendre sa place. Ou pas, vous verrez bien, mais de toute façon il faut toujours enlever le bois mort.
    Cordialement

  109. Christine dit :

    Bonjour,
    Ah ! les abricotiers…
    Vous ne me donnez pas le détail essentiel : où est il planté ? Région ? Exposition ? (vent ? soleil ?)
    Il n’y a que peu de régions en France où l’on obtient des récoltes régulières d’abricots. En Bourgogne, l’an dernier a été une bonne année. Mais cette année ils sont à peu près tous tombés après cette fatale nuit de mai où le thermomètre a plongé. Si vous avez un doute, allez voir les soins dont les entourent les arboriculteurs du Diois ou de la région d’Agen : toiles de protection, dispositifs anti gelées, chaufferettes, etc.
    Je ne peux que vous répondre ce que je ferais : j’essaierais une autre variété. regardez si des jardiniers autour de chez vous ont plus de succès. Si oui, copiez les.
    Cordialement

  110. Karine dit :

    Merci Karine pour toutes ces réponses!
    Vous me dîtes:
    - la greffe : oui, l’arbre doit être greffé. Les REJETS DES RACINES sont des rejets de porte greffe, c’est à dire non pas des ‘mirabellier de Metz’ mais des prunus Myrabolan ou des Sainte Lucie, à fruits beaucoup moins intéressants.
    En fait, les bébés mirabelliers de Metz ne sont pas des rejets de racines, mais des bébés qui poussent à partir de noyaux : est-ce qu’il faudra les greffer quand même?? Désolée si je n’ai pas bien compris!

  111. Christine dit :

    Bonsoir,
    Non, c’est moi qui n’avait pas bien compris, les arbres du genre ‘prunus’ ayant tendance à beaucoup rejeter des racines.
    Malheureusement, j’ai bien peur que ce soit la même chose, des pruniers, mais pas des mirabelles.
    A ma connaissance, seules les pêches se reproduisent bien à partir des noyaux.
    Donc oui, il faudra probablement greffer.
    N’en gardez pas trop !
    Cordialement

  112. Francois dit :

    Bonjour,
    J’ai un mirabellier qui a fait tellement de fruit l’année dernière que les branchent ont fortement pliées et cassés. J’ai donc du les coupées, et les rares branches qui étaient encore en état sont à leur tour sur le point de casser et j’ai pourtant déjà enlevé près de la moitié des fruits qui s’y trouvaient sans que cela ne permette à la branche de moins plier. De plus, je n’ai aucune nouvelle branche à la suite de la coupe imposée l’été dernier après la cueillette.

    Cordialement.

  113. Chevallier Marc dit :

    Bonjour
    Je possède un cerisier de 20 ans. Ce serisier à 2 troncs de diamètre 40 cm .est il possible de couper un des troncs car il prend trop d envergure.l autre partie qui serait restante aurait besoin d être rabattue car fruits inaccessibles à la cueillette. Pouvez vous me dire si ces travaux peuvent se réaliser sans endommager mon arbre
    Merci de votre réponse
    Chevallier marc

  114. Christine dit :

    Bonjour,
    Désolée mais la réponse est : ABSOLUMENT PAS !
    Ne sacrifiez un tronc que s’il devient dangereux. Là, vous n’aurez pas le choix. Mais autrement, considérez qu’une intervention aussi radicale que ce que vous souhaitez faire sur ce cerisier entraînera irrémédiablement sa mort à plus ou moins long terme.
    Quant à la descente de cîme, ce n’est pas une bonne idée non plus. C’est quand il est jeune qu’on peut former un cerisier, en gobelet du Vaucluse, par exemple. Ensuite, c’est trop tard. Considérez que toute taille d’un diamètre de plus de 5cm environ est une plaie très importante pour votre arbre. Et 5 cm, c’est assez petit. Cela correspond au diamètre d’une branche de cerisier à sa ‘troisième feuille’ (âgée de 2 ans et un peu plus)
    Cordialement

  115. Christine dit :

    Bonjour,
    Que voulez vous, on ne peut pas tout avoir en même temps ! Votre arbre est si occupé à faire des fruits qu’il en oublie de pousser.
    Pour l’aider, vous pouvez :
    - l’étayer solidement, pour soulager ces branches chargées de fruits et éviter qu’elles ne rompent
    - l’arroser s’il fait sec chez vous. Cela favoriser les nouveaux départs. Ça peut encore venir.
    Il faut former les arbres pendant qu’ils poussent pour renforcer les branches principales et favoriser la création de branches secondaires. En novembre, c’est à dire, à sève descendue, il faudra probablement diminuer la longueur des branches de votre mirabellier.
    Cordialement

  116. pierre chaix dit :

    Bonjour,
    Quel serait le meilleur moment pour tailler un prunier reine claude de 12 ans, qui a très bien produit cette année ?
    Merci

  117. grimaldi dit :

    ça fait deux ans que je plante des pruniers dans mon jardin : des rein-claude.
    Ils prennent bien, font leur feuilles, leurs fleurs, puis curieusement, les fleurs tombent, puis vers le début du mois de juillet, mes pruniers(mes cerisiers aussi), se mettent à “pleurer” leur sève. C’est spectaculaire, des boules de sève transparentes se forment et coulent littéralement, sur le tronc mais aussi sur toutes les branches…
    J’ai essayé la bouillie bordelaise, puis 3 semaines plus tard, l’alliette express…. il ne se passe rien.
    Que pensez vous qu’il faut faire ?

  118. Jérôme dit :

    Bonjour,

    Mon grand-père avait planter des mirabelliers, il y a quelques années ( au moins 15 ans ). Je viens de récolter difficilement les fruits mais les arbres sont devenus très haut (et sont assez fins), ils s’étendent comme des colonnes à plus de 8m de haut! Å votre avis, est-ce que je peux couper l’arbre en novembre, de manière à récupérer une hauteur plus appropriée ? L’ennui, c’est qu’il ne resterait que le tronc pour certains vu que les premières branches sont parfois fort hautes!

    Aussi, est ce que je peux récupérer le noyau de mirabelles pour replanter de nouveaux arbres? Seront-ils productifs?

    Un tout grand merci pour vos conseils,

    Bien å vous,

  119. KEL Jean Claude dit :

    Bonjour,
    Demande de conseils:2ème taille sur arbres fruitiers reine claude et mirabellier.
    L’hiver dernier,j’ai coupé toutes les branches de ces arbres ,à un peu près 8 à 10 cm de diamètre.Cet été,de nombreuses repousses sont apparues en forme dit”de balais de sorcière”.De quelle manière,cet hiver,puis-je procéder,afin de réharmoniser le port de ces branches?Combien en laisser?De quelle longueur?Quel entretien les hivers suivants?
    Merci des conseils que vous pourriez me donner.
    Bonne journée.
    Salutations.

  120. Christine dit :

    Bonjour Christine
    Nous avons planté un mirabellier cette année et nous avons eu quelques mirabelles, ce qui nous a fait très plaisir !
    Maintenant je souhaiteras savoir si je dois déjà le tailler ou s’il faut attendre encore un peu.
    Et puis surtout comment le tailler. C’est mon premier fruitier et je ne voudrais pas faire de bêtises. Si c’est possible je peux vous envoyer une photo pour que vous puissiez voir à quoi il ressemble.
    Merci pour vos précieux conseils et belle journée à vous

  121. Christine dit :

    Bonjour,
    Absolument à sève descendue (fin novembre) et le moins possible, comme toujours pour les arbres à noyaux
    Cordialement

  122. Christine dit :

    Bonjour,
    Je conçois votre déception. Vous mentionnez deux problèmes différents et pas forcément liés :
    -

      le fait que les fruits ne se nouent pas :

    C’est déjà bien que les arbres fassent des fleurs. Ensuite, il leur faut un pollinisateur. Pour le prunier Reine Claude dorée, le meilleur pollinisateur est le Reine Claude d’Oullens. Plantez en un au milieu des autres. Et donnez lui un peu de temps pour commencer à faire des fleurs, lui aussi.
    -

      la gomme produite par vos arbres fruitiers:

    Avez vous constaté la même chose dans des jardins voisins ? Avez vous taillé vos arbres ? Constatez vous des blessures le long du tronc ou des traces d’insectes ? Chacun de ces facteurs peut être cause de cette gommose bien dangereuse pour les arbres. Il faut vraiment examiner l’écorce de vos arbres depuis le pied pour trouver des blessures éventuelles.

    Cordialement

  123. Christine dit :

    Bonjour,
    Non, ce n’est jamais une bonne idée de tailler ainsi des arbres d’un certain âge et qui produisent. Les mirabelliers ont horreur de cela et c’est la mort programmée assurée à long terme (et parfois pas plus de 3 à 5 ans).
    Et, non, malheureusement, on n’obtient pas un mirabellier en plantant un noyau mais un prunier sauvage. Le mirabellier que vous avez est lui même un arbre greffé.
    Si cela vous tente, en revanche, vous pouvez faire pousser un noyau puis greffer un rameau de votre mirabellier dessus. Quand il aura ‘pris’ et que l’arbre poussera, vous penserez à faire une taille de formation pour ne pas répéter votre mauvaise expérience actuelle.
    Bon courage
    Cordialement

  124. Christine dit :

    Bonjour,
    Votre arbre a réagi très fort car votre taille a sans doute été trop sévère. Il va falloir malheureusement éliminer très soigneusement à la base la plupart de ces rejets en n’en laissant que quelques uns (deux ou trois) s’ils sont utiles pour constituer la charpente. Si ce n’est pas le cas, éliminez touts les rejets, en les arrachant si possible pour qu’ils ne repoussent pas à la base.
    Pour le reste, il faut progressivement ‘monter’ la structure de vos arbres en courbant éventuellement les branches de charpente et en les arrimant bien pour ouvrir une sorte de gobelet.
    C’est difficile d’en dire plus par écrit, il faut venir le faire au jardin.
    Cordialement

  125. Christine dit :

    Bonjour,
    L’idée est de renforcer les branches principales de votre fruitier pour leur permettre de porter par la suite les fruits sans casser.
    On raccourcit donc chacune d’environ la moitié de sa longueur (de la pousse de l’année, s’entend). En taillant juste au dessus d’un bourgeon choisi de façon à ce que la branche, quand ce bourgeon se développera, continue selon le même axe. Cela permet à la branche de grossir et cela limite le développement de l’arbre en hauteur.
    Cordialement

  126. anais dit :

    Bonjour,
    Nous avons emménagé cet été dans une nouvelle maison où se trouve un gros mirabellier (tronc de 50 cm de diamètre) qui a fourni énormément de délicieuses prunes cet été mais une très grande partie est inatteignable car l’arbre est trop haut. Nous avons coupé de grosses branches qui étaient vraiment gênantes mi novembre et il reste maintenant de longues tiges fines qui partent vers le ciel et nous aimerions les couper également pour qu’il repartent moins haut l’été prochain. Je lis maintenant qu’un fort élagage des prunier peu être dangereux… Que me conseillez-vous pour qu’il puisse repartir convenablement sans trop l’affaiblir? D’avance merci

  127. Christine dit :

    Bonjour,
    Maintenant que vous avez opéré un élagage qui semble assez sérieux, il faut ‘conduire’ le reste des branches. C’est à dire sélectionner les branches que vous souhaitez garder et soit les haubanner pour les incliner, soit les tailler pour former en gobelet ou en liseron.
    C’est ce que nous montrons lors du stage sur la taille des arbres fruitiers à noyaux, soit en avril (pour la taille sur petites branches) soit en novembre (pour les plus grosses tailles).
    Cordialement

  128. MILARD dit :

    Bonjour,
    J’ai un prunier d’environ 25 ans, je viens de nettoyer l’intérieur pour l’ouvrir au soleil. Malheureusement j’ai beaucoup de branches qui poussent toutes droites et tout en hauteur. Que faire avec ses branches? Dois je les couper, les tailler, ou ne rien faire.
    Merci
    Hugues

  129. Christine dit :

    Bonjour,
    Oui c’est un inconvénient quand on taille un peu fort des arbres fruitiers pour les régénérer, ils produisent beaucoup de gourmands au cours des années suivantes. Le bon côté c’est que c’est un signe de bonne vitalité de votre arbre. Le mauvais côté, c’est qu’il ne faut pas vous laisser entraîner dans un cycle (infernal…) où vous taillez ras ces gourmands, l’arbre en produit davantage, et ça recommence. Les pruniers sont un peu spécialistes du genre.
    Je vous propose plutôt de réfléchir en ces termes : puisque cet arbre a tant d’énergie, comment puis je l’utiliser au mieux ? Pouvez vous par exemple choisir certains de ces gourmands, mieux placés que les autres (à un endroit où il manquerait une branche, par exemple) et les tailler pour les orienter ? Par des tailles successives sur des bourgeons bien orientés, vous pourrez ainsi reconstruire des charpentières toutes neuves qui se mettront à fruit dans deux ou trois ans. Vous voyez l’idée ?
    Cordialement

  130. Astrid dit :

    Bonjour,
    J’ai planté un mirabellier (de Nancy) au printemps dernier et je ne sais pas si je dois le tailler (raccourcir ses branches) comme on le fait pour un pommier ou poirier. Je n’ai pas trouvé d’informations claires sur le net, pouvez-vous m’éclairer ? Merci

  131. Christine dit :

    Bonjour,
    Oui, il faut absolument opérer une taille de formation dans les premières années, pour installer une bonne charpente qui pourra supporter vos bonnes récoltes plus tard, sans que les branches se cassent.
    Voyez notre article de septembre 2011 sur la taille de formation des arbres fruitiers (deuxième partie, arbres à noyaux).
    Ou venez en stage au jardin pour apprendre comment tailler les arbres à noyaux !
    Cordialement

  132. Cyril dit :

    Bonjour,
    je suis très préoccupé par la santé des 20 vieux cerisiers de mon jardin.
    J’ai fait appel à un voisin (qui travaille pour un maraicher) pour les tailler fin novembre et il les a taillé comme des pommiers à priori (c’est du moins ce que je déduis de votre article), il ne reste que les charpentières et plus aucun départ de rameau.
    La taille n’avait pas été faite par l’ancien propriétaire depuis 10 ans.
    Aujourd’hui je ne compte qu’une dizaine de fleurs par arbre et beaucoup de branches on produit de la gomme en réaction.
    Que puis je faire pour les aider à repartir ?
    J’espère seulement que cette taille ne leur sera pas fatale… et qu’avec du temps il retrouveront de la vigueur
    Merci de votre réponse par avance,
    Bonne soirée

  133. Christine dit :

    Bonjour,
    Vous verrez vite maintenant comment vos cerisiers réagiront à ce traitement qui a, semble t’il, été assez brutal : si les arbres repoussent, c’est à dire si des petits rameaux repoussent le long des branches, laissez les surtout, quitte à les raccourcir un peu en juillet (‘en vert’), mais en aucun cas les supprimer. Ce sont ces petits éléments qui porteront vos cerises dans les prochaines années, alors, protégez les.
    Et ne laissez pas les personnes qui vous aident confondre taille et nettoyage !
    Bonne chance

  134. Dine dit :

    Ce n’est pas un commentaire mais une question
    J’ai deux pêchers de 2 ans d’age qui poussent normalement mais des gourmands envahissants partent de tous les cotés donnant un effet ”boule” à l’arbuste.
    Question: quand les enlever et dois-je le faire à ras de la charpentière?
    Merci de m’éclairer sur la conduite à entreprendre

  135. Christine dit :

    Bonjour,
    Bonjour,
    Vous avez raison, il faut gérer soigneusement les gourmands des pêchers mais en même temps, il est préférable de le faire ‘en douceur’. Après tout, vos arbres manifestent une forte envie de se développer, comment utiliser cette énergie ?
    A vous donc de sélectionner les nouvelles branches vraiment mal placées et qui gêneraient les autres au fur et à mesure de leur développement, des autres branches que vous pourriez utiliser.
    - Pour les premières, qui poussent souvent tout droit et à l’intérieur de l’arbre, pas de pitié, on les arrache, tout simplement, et le plus vite est le mieux. Evitez le sécateur qui laisserait un petit talon à la base du gourmand, talon dont repartiraient bientôt d’autres repousses.
    - Pour les secondes, qui s’attachent en général sur les charpentières et plus en périphérie que les premières, laissez les s’allonger jusqu’à 7 ou 8 feuilles au moins (environ 40 à 50 cm). Vous pourrez alors soit les rabattre au sécateur, soit les casser pour ralentir le flux de sève. En principe, c’est encore un peu tôt pour effectuer cette taille en vert (plutôt début juin) mais la saison est en avance cette année.
    Cordialement

  136. Axelle dit :

    Bonjour,
    S’il vous plaît pourriez vous me conseiller… Une tempête à l’instant vient de briser l’une des principales branches du mirabellier, arrachant une partie du tronc et laissant l’autre moitié de l’arbre complément déséquilibrée. J’ai peur qu’avec le poids des fruits et une nouvelle rafale, la grosse branche restante cède à son tour… L’arbre est âgé, 20 ans au moins, mais nous y tenons. Comment puis je l’aider? Cette question est folle mais tenter une taille sévère de rabattage du tronc à l’automne le tuerait-il?
    Merci

  137. Christine dit :

    Bonjour,
    En effet, je me range à votre proposition et pense qu’il faudra rabattre l’arbre à l’automne prochain (à partir de novembre). D’ici là, essayez d’haubanner la branche restante et mettez des perches pour la soutenir. Vérifiez également que la branche cassée est sciée de façon régulière pour lui permettre de cicatriser rapidement.
    En général, les mirabelliers repartent bien.
    Bon courage

  138. bonjour . j’ai plante dans mon jardin au croisic un prunier reine claude doree il fait des fleurs mais tres peu de fruits j ai plante cet arbre il y a 7 ans les fruits recoltes sont beaux et tres bons helas je n’en recolte tres peu un quinzaine . qui peut me donner une reponse pour le faire fructifier,? merci

  139. Christine dit :

    Bonjour,
    Cette fructification médiocre peut provenir de plusieurs causes :
    - Une pollinisation incomplète. On améliore la fructification des pruniers Reine Claude Dorée en plantant non loin d’eux un Reine Claude d’Oullens
    - Un climat un peu trop pluvieux ou venteux au moment de la pollinisation ou de la nouaison : votre arbre est il protégé du vent marin ?
    - un climat un peu trop froid juste après la nouaison qui fait tomber une partie des fruits.
    - taillez vous souvent votre arbre ? souvenez vous, un prunier fleurit sur du bois de deux ans, de préférence.
    Pour résumer, vous pouvez donc essayer de planter un reine Claude d’Oullens, d’effectuer des tailles modérées et de protéger votre arbre du vent.
    Cordialement
    Pour le reste, le Croisic n’est pas la vallée de la Garonne (enfin, pas encore, côté climat…) et c’est donc parfois difficile d’obtenir beacoup de prunes.

  140. Frédéric dit :

    Bonjour,

    J’ai acheté une maison dans le 90 avec un verger il y a 2 ans. les anciens propriétaires qui ne voyaient le verger que pour son atrait florale avaientt plantés des pruniers sauvages. J’ai découvert cette année qu’au milieu d’un d”un prunier sauvage a été gréffé un Reine Claude que je n’avais pas vu faute de fructification l’année dernière. Il donne un certain nombre de fruits, mais j’aurais souhaité l’aider en coupant les parties de prunier sauvage nombreuses qui partent semble t-il des racines et qui lui prennent de la sève et de la lumière. J’ai déjà récolté les prunes sauvages et je voudrais savoir à quelle période je peux les couper sans risquer de rendre malade les racines (les sections sont importantes, ente 5 et 10 cm de diamètres).

    Merci

  141. Christine dit :

    Bonjour,
    Oui, c’est une bonne idée de supprimer ces gourmands. Vous pouvez attendre que la sève soit descendue, c’est à dire début novembre. Et vous verrez, les pruniers supportent bien ce genre de taille.
    Cordialement

  142. Aude dit :

    Bonjour,

    Nous avons emménagé dans une maison dont le terrain a beaucoup d’arbres fruitiers. Malheureusement, ils ont été planté de manière aléatoire et trop près les uns des autres.
    Nous avons notamment un prunier de reines Claude, qui à cause d’être collé à un amandier (que nous avons fait enlever car sec), a les branches qui ont uniquement poussées du côté gauche. Le soucis c’est que la plupart de ses branches vont chez les voisins et que ce sont eux qui ont nos fruits!
    Y a t-il une solution pour rattraper cela? Faire revenir les branches de l’autre côté ou faire en sorte que le prunier en fasse de nouvelles du côté droit?
    D’autre part, que faire des branches chez les voisins si on ne peut pas les rediriger chez nous?
    Merci beaucoup pour votre aide!

  143. Christine dit :

    Bonjour,
    Oui c’est un vrai souci que celui que vous mentionnez : des arbres plantés sans souci de leur développement. Une fois poussés, il est quasiment impossible de les transplanter, surtout les pruniers et les cerisiers donc il faut faire ‘avec’.
    Si vous avez rendu de l’espace en arrachant cet amandier, votre arbre va réagir en comblant le vide et vous pouvez être quasiment certains que de nouvelles pousses, qui se transformeront en branches, vont naître du côté jusqu’à présent non développé. Vous pouvez aussi accélérer le processus de rééquilibrage en taillant un peu fortement le reste de l’arbre, à l’hiver prochain (à partir de mi novembre). Les pruniers réagissent en général assez bien. Il faudra ensuite sélectionner les repousses et conduire l’arbre comme pour une taille de formation.
    Bien cordialement

  144. Aude dit :

    super! Je vous remercie beaucoup pour ces précieux conseils!

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